Joan Mir : "Mentalement, je m'étais effondré"

La saison très éprouvante de Honda est d'autant plus difficile à vivre pour Joan Mir, qui découvre cette moto. Après une accumulation de chutes et de très maigres résultats, l'idée d'arrêter sa carrière lui a traversé l'esprit. Moralement, il était à bout.

Joan Mir, Repsol Honda Team

Joan Mir est revenu sur les propos qu'il a tenus il y a quelques jours dans une interview accordée à la chaîne espagnole DAZN en marge du GP de Grande-Bretagne, lorsqu'il avait admis avoir momentanément pensé à stopper sa carrière.

L'épreuve de Silverstone marquait son retour à la compétition après deux mois de convalescence ayant eu pour cause une énième chute, subie pendant les essais du GP d'Italie. Et le pilote espagnol a fait son retour dans un état d'esprit plus positif que celui qui était le sien avant cette pause forcée, expliquant avoir réussi à dépasser son abattement alors qu'il a été très atteint moralement par des débuts éprouvants chez Honda.

Arrivé chez Honda après le retrait inattendu de Suzuki, le Champion du monde 2020 a multiplié les chutes et enchaîné les abandons en deux mois et demi de courses, ne marquant que cinq petits points lors de la manche d'ouverture, la seule qui l'a vu rallier l'arrivée le dimanche. Bien que sous contrat pour deux ans, Mir a admis que l'idée d'arrêter les frais lui avait traversé l'esprit, à l'image de ce qu'avait décidé Jorge Lorenzo en 2019 à l'issue de sa première saison sur la RC213V.

"Je traverse une période difficile. Je suis dans un moment où j'accepte la situation dans laquelle je suis", a expliqué ce jeudi Joan Mir. "Auparavant, je ne voulais pas l'accepter et c'est probablement plus difficile mentalement parce qu'on veut quelque chose qu'on ne peut pas obtenir et c'est difficile à accepter. Maintenant, je l'accepte, je sais dans quelle situation je me trouve et je veux inverser les choses, c'est ce qui est important."

"Il est vrai qu'à un moment donné j'ai pensé, sérieusement, à m'arrêter, mais pas parce que je voulais aller sur une autre moto : je voulais m'arrêter parce que mentalement, je m'étais effondré. Je ne suis plus dans cette situation. Je sais que si je m'arrête, je le regretterai beaucoup dans le futur."

"C'est le principal. On se dit 'aaah je veux arrêter'... Ça arrive parfois de ne pas vivre un bon moment dans son travail, d'avoir des discussions avec beaucoup de monde, on passe un mauvais mois et on veut arrêter, mais on se dit : 'Wow ! Si je pars maintenant, je vais le regretter à l'avenir'. Je me suis trouvé dans cette situation, mais je veux continuer à essayer."

Précisant qu'il avait fait appel à un psychologue et y avait déjà eu recours avant cet épisode, Joan Mir a ajouté qu'il avait déjà ressenti quelque chose de comparable en 2019. Il disputait alors sa première saison dans la catégorie MotoGP mais avait été victime d'une lourde chute à Brno, lors d'un test post-course. L'idée lui avait alors traversé l'esprit, avant de s'éloigner.

"[J'y ai pensé] quand j'ai eu ma grosse blessure à Brno, pendant ma première année", a-t-il expliqué. "Quand on traverse un moment difficile, et après un accident aussi grave, on se pose beaucoup de questions, [on se demande] si ça en vaut la peine. C'est ce qui s'est passé cette fois-là aussi. Mais au bout d'un jour, ça allait parfaitement, j'étais de retour."

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