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MotoGP GP d'Indonésie

Zarco : "S'il pleut, pour moi ça sera un avantage"

Johann Zarco veut tirer profit des averses attendues au GP d'Indonésie. Le Français a tiré les conclusions de ce qui n'a pas fonctionné au Qatar.

Johann Zarco, Pramac Racing

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Le tout premier Grand Prix sur le circuit de Mandalika s'annonce pluvieux, avec un risque d'averses supérieur à 70% pour chacune des trois journées en piste. Après avoir déjà passé un certain temps en Indonésie, pour le test du mois de février et cette semaine, Johann Zarco doute de la véracité de ces prévisions météo mais espère qu'elles se concrétiseront, les conditions pluvieuses ou mixtes lui permettant souvent de tirer son épingle du jeu.

"S'il pleut, ça sera bien pour ne pas se fracasser physiquement parce qu'il fait vraiment chaud", a commenté le Provençal. "Dès que tu sors, tu as déjà trop chaud ! Comme le ciel est hypra bleu, le soleil tape très fort. [Concernant] la pluie, je crois que c'est la saison : pendant trois mois, ils t'annoncent de la pluie, mais il ne tombe rien ! S'il pleut, pour moi ça sera un avantage, je peux me débrouiller même si la piste est sale. En général je m'en sors bien avec des pneus pluie. Ça peut être à mon avantage et ça me plairait bien. Si ce n'est pas le cas, on le fera quand même."

Quelles que soient les conditions, Zarco aborde le GP d'Indonésie avec une certaine sérénité. Mal entamé, son week-end au Qatar s'est conclu sur une belle remontée jusqu'à la huitième place et le pilote Pramac a identifié des pistes de progrès. Il a surtout conscience que de meilleures qualifications seront nécessaires après avoir été éliminé dès la Q1, tout en estimant que la Ducati version 2022 ne valait pas le podium à Doha.

"Tout va bien. J'attends demain pour comprendre l'état de la piste, parce que la pire chose pendant les tests, c'était cette poussière, la piste n'a jamais été totalement propre. Mais avec les références que l'on a et les 250 tours que j'ai faits au cours des trois jours, je suis vraiment détendu avant d'entamer le week-end. Après ce que j'ai fait en course au Qatar, je suis plutôt calme parce que je sais qu'il y a des points importants à améliorer mais je travaille dessus, dans le pilotage."

Johann Zarco

Johann Zarco

"Le rythme de la course au Qatar a été assez intéressant et je travaille pour avoir une approche différente et être plus fort durant le week-end et le samedi", a ajouté Zarco. "J'ai fait un très bon travail le samedi [ne ratant la Q2 qu'à cause d'un tour annulé, NDLR], puis le dimanche ça allait, j'ai juste perdu trop de temps, mais mon rythme n'était pas pour le podium et la Ducati n'était pas aussi forte que l'an dernier. On a eu quelques soucis qu'on n'a pas pu résoudre dans le week-end. On doit travailler dessus mais en course, j'ai vu qu'on n'était pas totalement prêts pour le moment, même si Enea a gagné sur une Ducati."

"Je ne me plains pas du nouveau package parce qu'il est très bon et qu'il est très dur de noter une différence par rapport à l'an dernier, mais le package ne permettait pas d'aller beaucoup plus vite. J'ai retenu ces informations, j'ai pris mes points, c'est pour ça que ça va. J'ai confiance dans notre travail et dans les progrès qu'on veut faire et je pense qu'on les fera."

Ducati plus aussi en avance sur les départs

Johann Zarco aura également besoin d'un meilleur envol qu'à Losail. Passé de la 13e à la 19e dans le premier tour, le #5 a évoqué son désir de mettre fin à ses "départs aléatoires" très couteux. "On aura une stratégie différente pour avoir de meilleures sensations au départ. J'ai essayé de m'adapter après plusieurs mois [de pause] mais je manque de constance : quand je pars bien, je suis plutôt bon, mais c'est deux fois sur dix et je ne peux pas miser sur ces deux fois. C'est aussi pour ça que j'ai perdu beaucoup de temps, mais ce n'est pas un gros souci. Je dirais que le reste est sous contrôle."

Zarco n'a pas été le seul à prendre un mauvais départ au Qatar puisque tous les pilotes disposant de la Ducati 2022 ont perdu des places avant le premier virage. Pionnier ou holeshot device, le constructeur italien n'est peut-être plus le meilleur dans cette phase des courses : "Les Ducati prenaient de très bon départs au début de la saison dernière, parce qu'on était en avance dans les différentes stratégies pour le départ, puis les autres marques ont fait des progrès durant la deuxième partie de la saison. Tout le monde partait très, très vite, et c'est devenu plus dur de faire la différence et d'avoir un avantage. Parfois, on fait un pas en arrière et c'est ce qui m'est arrivé."

"Presque tous les pilotes Ducati ont manqué leur départ il y a deux semaines au Qatar. Je ne sais pas, peut-être que les systèmes ne fonctionnaient pas à la perfection, et puisque les autres ont peut-être gagné en constance, on a essayé de faire encore mieux mais on a fait ce petit pas en arrière. C'est pour ça. Les performances sont là mais il faut plus de constance pour avoir de plus grandes chances d'être bon à chaque fois. Je peux très bien partir, mais c'est deux fois sur dix, et c'est un gros risque [...]. Ce n'est pas bon pour les résultats."

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