Pour survivre en qualifs, Zarco a utilisé "des vies comme dans Mario"

Johann Zarco a dû aller chercher sa qualification en Q2 à la force du poignet et du mental, avant de devenir l'un des protagonistes de la lutte pour les places de la première ligne de la grille de départ, qui a finalement manquée d'un souffle.

L'histoire des qualifications du Grand Prix des Pays-Bas de Johann Zarco aurait pu tourner court et ne pas se terminer de la meilleure des manières. Mais comme dans "un jeu de Mario" le Français est parvenu à se sortir d'une situation fort compliquée en s'extirpant de la Q1 grâce à un dernier tour chrono entamé sur le fil lors de la dernière seconde de séance chronométrée, avant de devenir l'un acteurs de la lutte pour les premières positions de la grille. Et ainsi d'utiliser plusieurs vies !

"Cela fait partie du jeu !", s'amuse-t-il au sujet de ses qualifications compliquées par la Q1. "Clairement, il y avait de la déception à la fin des EL3 parce que je savais que j’allais devoir être en Q1. Presque comme dans un jeu de Mario, tu donnes une vie à la Q1, et il faut avoir une petite marge de vie pour en remettre en Q2 ! Je suis content de l’avoir bien fait, mais disons qu’on a deux vies par samedi et que si tu en utilises une en EL3, c’est mieux. En EL3 et en Q2 !"

Le boss final reste l'enchaînement des virages 6/7 et 13/14, où Zarco avoue néanmoins avoir pris du plaisir à se trouver à la limite et devoir redresser avec le genou, quitte à visiblement y laisser de l'énergie. "Oui, dans les changements d’angles rapides", reconnaît-il. "Le 6/7, mais c’est un changement d’angle très court, donc j’ai vu que j’ai pu combler le truc, mais le 13/14/15 est très compliqué. C’est plutôt dans le 13/14 qu’il faut pouvoir placer la moto au bon endroit, au bon moment." Des endroits où Pecco Bagnaia se montre à l'aise et laisse espérer au Français un nouveau déclic lors du warm-up ou en course.

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Derrière les Yamaha factory dominatrices, la Ducati factory de Francesco Bagnaia et la LCR Honda de Takaaki Nakagami, Zarco s'empare finalement de la cinquième position et s'offre une amorce de Grand Prix bien moins compliquée qu'elle ne l'aurait été s'il avait dû se trouver à une lointaine dix-septième position comme il avait semblé pouvoir l'être un temps.

"C'était un samedi difficile mais je suis très heureux d’avoir pu faire mon chrono à la fin de la Q1. Ensuite, en Q2, j’ai eu une bonne confiance pour essayer d’attaquer encore davantage, mais ça bougeait et j’ai failli chuter plusieurs fois car j’ai vraiment tout donné. Je m’attendais à me sentir un peu mieux et à être davantage compétitif, mais il est vrai qu’ici à Assen, il y a vraiment un avantage pour les Yamaha ; et que nous souffrons un peu plus. Ou peut-être [...] que nous avons peut-être plus de problèmes qu’elles."

Les EL4 de la matinée ont servi à "continuer à essayer des choses", l'un des runs servant à réaliser "de petites modifications sur la moto, qui ont procuré beaucoup en termes de feeling." De quoi satisfaire le Français, qui estime pouvoir ainsi arriver à ce qu'il recherche : "ce n’est pas facile à trouver mais c’est possible et comme je suis sensible, dès que je me sens bien, je peux prendre beaucoup de plaisir sur la moto. D’une façon générale, nous sommes dans le jeu."

Si la course doit se dérouler sur le sec, Zarco a à cœur de se porter immédiatement au niveau des Yamaha, capables de se mettre en action très rapidement dès les premiers kilomètres. "Je pense que nous avons l’opportunité de faire un bon départ et d’essayer de contrôler les gars de chez Yamaha qui sont rapides et réguliers."

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