Martín trouve la Ducati "pas compliquée" mais doit encore s'y adapter

Après seulement cinq journées d'essais, Jorge Martín se sent déjà bien sur sa Ducati du team Pramac, mais il doit s'adapter à la vitesse de passage en courbe des MotoGP et progresser au freinage.

Martín trouve la Ducati "pas compliquée" mais doit encore s'y adapter

Jorge Martín sera l'un des trois pilotes à faire leurs débuts en MotoGP dans une dizaine de jours au Grand Prix du Qatar, avec Enea Bastianini et Luca Marini. La nouvelle recrue du team Pramac a découvert sa Ducati aux cours des tests de Losail pour seulement cinq journées d'essais mais malgré ce faible roulage, il pense avoir pris ses marques sur une Desmosedici qu'il juge relativement facile à piloter, même s'il doit encore s'habituer aux subtilités d'une machine aussi performante.

"Ce n'est pas une moto compliquée, elle est incroyable, c'est mentalement que je dois progresser, par rapport à la vitesse d'entrée en courbe", a expliqué Martín. "En Moto2, on est déjà rapide et aller plus vite paraît impossible, mais ça l'est ici. Pour le moment, tout ce que je demande à la moto, elle me le donne, je suis très content. Tout ce que j'ai testé et toutes mes sensations me donnent satisfaction."

"Je pensais que j'aurai des cloques et des problèmes sur mes mains, mais elles vont bien grâce à ma préparation en motocross cet hiver", a ajouté le pilote espagnol. "Je suis vraiment content de ça."

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Le Champion 2018 du Moto3 estime avoir une marge de progrès importante dans certains domaines, comme le freinage. Il a reconnu freiner trop tard, plus que les autres pilotes Ducati, ce qui lui coûte cher en sortie de courbe. "J'arrive trop vite quand je relâche le frein, et ça m'oblige à réaccélérer après les autres, c'est un élément que je dois essayer de comprendre. Je ne sais pas ce que je dois faire, on teste différents réglages pour trouver une solution."

Le pilote Pramac ne pense cependant pas avoir de faiblesse particulière à corriger : "Il n’y a pas de gros domaines dans lesquels je peux m’améliorer. Peut-être un peu en courbe mais je ne suis pas si loin du record de Miller. Nous devons progresser de peut-être encore un demi-dixième dans de nombreux virages mais on s'en rapproche."

Martín et les autres débutants devront débuter la saison avec une expérience très limitée du MotoGP, en particulier en ce qui concerne le rythme dans les relais longs pour celui qui portera le numéro 89, qui n'a pas fait de véritable simulation de course, son plus long run ayant été de 14 tours jeudi.

"Je ne saurai jamais dans quelle mesure j'aurais pu progresser avec une pré-saison sur deux circuits, mais c'est comme ça et j'essaie de continuer à progresser. On sera probablement bon en course ici, mais en allant à Portimão ou Jerez, il faudra repartir à zéro. Il faut que j'enchaîne les tours pour découvrir cette moto."

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Martín se réjouit cependant d'être déjà dans un rythme qu'il juge "très compétitif" : "J’ai roulé en 1’54"4, c’est un très bon temps, et c’est vraiment compétitif pour avoir été sur la moto seulement depuis cinq jours. Je suis très content et j’essaye de profiter du moment. J’ai changé mon style de pilotage, ce qui n’est pas facile mais je m’améliore et fais de très gros progrès."

Les pilotes Ducati seront très attendus au Grand Prix du Qatar après deux succès consécutifs sur ce circuit et le meilleur temps de Jack Miller au cours des tests. Conscient que sa machine sera performante, Martín préfère se fixer un objectif réaliste : "Je ne suis pas prêt pour un top 5 mais je pense l’être pour un top 10 ou un top 12 pour le moment." 

Avec Chloé Millois et Germán Garcia Casanova

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