Kallio ou Smith ? KTM "avait d'autres chats à fouetter" en Aragón

Bradley Smith l'affirme : son avenir n'a jamais été menacé chez KTM pour 2018, alors que l'équipe a d'autres priorités en cette fin de saison.

Avant même les premiers roulages, le Grand Prix du Japon a débuté de la meilleure des façons pour Bradley Smith, avec l'annonce de sa reconduction pour l'an prochain au sein de KTM. 

Une officialisation qui vient couper court aux moult tractations et rumeurs qui l'ont vu mis sur la touche pour 2018. Il faut dire que la présence, et surtout la performance de Mika Kallio, joker de l'équipe pour la troisième fois de l'année il y a trois semaines en Aragón, a pu laisser entendre un futur remplacement de l'Anglais.

Ses mauvaises performances en Espagne (23e en qualifications puis 19e en course), n'ont pas aidé, mais il est toujours difficile de savoir si ce genre de prestation est lié à la pression accrue du résultat mal gérée ou bien à la qualité d'un pilote.

Toujours est-il que Smith sera encore de la partie au sein de la marque autrichienne l'an prochain. Un sujet désormais évincé, pour le grand bonheur du principal intéressé. "C'est bon qu'on en soit débarrassé [de ce sujet]", souffle le numéro 38. "Nous pouvons à présent nous concentrer sur les quatre dernières courses, et ensuite sur les tests de Valence et de Jerez. Il a toujours été clair que Mika serait la wild-card à Valence."

Une place jamais mise en danger selon Smith

Smith l'assure, sa pseudo rivalité avec Kallio n'était qu'une lubie journalistique, alors que dans les rangs de KTM la priorité a toujours été donnée au développement de la RC16 plutôt qu'à toute autre considération liée au marché des transferts. "L'attention [portée à la bataille à distance entre Kallio et Smith] en Aragón ne provenait que de l'extérieur [les médias]", reprend l'Anglais. "Mais à l'intérieur [de l'équipe], ce n'était pas notre souci principal. Tout le monde a fait d'Aragón un moment clé, mais à l'intérieur de KTM, nous avions d'autres chats à fouetter."

Parmi les matous à mater, la priorité est donc la bonne compréhension du circuit de Motegi, véritable tracé "stop-and-go", et dernier lieu encore inconnu de l'entreprise de Mattighofen.

Les troupes autrichiennes connaissent en effet déjà Phillip Island et Sepang pour y avoir participé à des tests collectifs, et bien sûr Valence, première course disputée en tant que constructeur l'an dernier par le biais de Mika Kallio. "Ici à Motegi, nous ne connaissons pas la piste, et c'est la dernière fois que ça arrive [cette saison]. [Il y a] de forts freinages, des virages très serrés. Cela va être intéressant de voir comment se comporte la moto ici." 

KTM ne se déplace cependant pas au Japon les bagages vides, puisque l'équipe a pris part à deux nouveaux jours d'essais dans la foulée du Grand Prix d'Aragón, qui se sont révélés bénéfiques dans le développement toujours plus poussé de la RC16. "Nous avons essayé pas mal de choses, certaines déjà testées par d'autres gars, d'autres complètement nouvelles", souligne Smith. "Nous essayons simplement de faire le maximum que nous pouvons, pour recueillir des informations dans le cas où nous en aurons besoin lors des prochaines courses."

Au-delà des améliorations apportées à la machine, Smith ne cache pas que cet important roulage est aussi utilisé pour lui permettre d'accroître son aisance au guidon. "Nous essayons de dénicher ces choses qui sont liées à mes problèmes, pour me donner de la confiance", confirme-t-il. "En Aragón nous avons fait 160 tours durant ces deux jours [d'essais], c'est donc beaucoup d'informations récoltées. Le plus de tours que je fais, et le mieux c'est pour moi."

 
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