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KTM ne veut pas former des pilotes pour les voir partir

À travers la KTM GP Academy, KTM veut pouvoir repérer dès leur plus jeune âge les champions du MotoGP de demain et gravir avec eux les échelons vers la catégorie reine. Ceux qui quittent le navire en cours de route doivent faire figure d'exception.

KTM ne veut pas former des pilotes pour les voir partir

Pour la première fois depuis le lancement de son programme MotoGP, KTM réunit cette saison dans son équipe d'usine deux pilotes formés au sein du groupe et qui ont chacun gravi les différents échelons des Grands Prix à ses côtés. Déjà coéquipiers par le passé en Moto2 et réunis à nouveau cette année, Brad Binder et Miguel Oliveira affichent en effet le meilleur CV que pourrait espérer le groupe autrichien pour attester de la qualité de son activité sur circuit.

Tous deux passés dans leurs jeunes années par la Red Bull Rookies Cup et des équipes soutenues par Mattighofen dans les deux premières catégories du Championnat du monde, Binder et Oliveira ont déjà contribué au palmarès de KTM au fil des années. C'est avec la marque autrichienne qu'on les a vus notamment devenir vice-Champions du monde en Moto2, un classement également obtenu par le pilote portugais en Moto3. Binder a, lui, décroché le titre avec la plus petite des cylindrées. Une fois en catégorie reine, ils n'ont pas tardé non plus à faire briller la RC16 puisque ce sont eux qui ont remporté l'an dernier les trois premières victoires du groupe.

Leur confier aujourd'hui à 100% l'équipe officielle est donc perçu comme un accomplissement par Pit Beirer. Le directeur de KTM Motorsport est le premier convaincu par cette stratégie, unique à l'époque actuelle, qui veut que le constructeur soit présent à tous les échelons et puisse ainsi repérer très tôt les champions de demain et s'assurer de leurs services sur la durée. "Il est tout simplement prouvé que c'est une très bonne manière de faire et c'est ce que nous avons appris dans d'autres disciplines", explique l'ancien pilote allemand, lui-même venu du motocross où cette approche a fait ses preuves.

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"La stratégie derrière cela est très claire : nous voulons grandir avec nos pilotes", résume-t-il, admettant que KTM a rapidement pris conscience de ce besoin en Grand Prix. "Il y a eu cet épisode triste, et qui m'a fait l'effet d'un coup de couteau fin 2012 : nous avions réalisé quelque chose d'incroyable puisque nous étions arrivés en Moto3 et à la fin de l'année nous étions Champions du monde avec Sandro Cortese ; on veut alors fêter cela, bâtir sur cette énergie et franchir la prochaine étape, mais le lendemain matin il était parti et il portait des couleurs différentes dans une équipe Moto2 que nous ne connaissions pas."

"Cela nous a fait réaliser que, d'une manière ou d'une autre, il fallait que l'on change cela un jour. À cette époque, nous étions assez pris par le fait d'établir notre projet en Moto3, mais il était clair malgré tout que, si l'on voulait grimper plus haut et être en MotoGP un jour, il fallait également que nous soyons en Moto2. Peu importe qu'il y ait un marché, une moto ou un produit, nous avions tout simplement besoin d'avoir un team en Moto2."

Ce fut chose faite en 2017 − précisément avec le binôme Binder-Oliveira − et, si le programme officiel s'est arrêté l'an dernier, il reste bel et bien actif via un partenariat qui se prolonge avec le team Ajo. Cela permet à la marque de disposer d'une "KTM GP Academy" afin de prolonger le travail mené dans la Red Bull Rookies Cup depuis 2007.

Miguel Oliveira, Red Bull KTM Factory Racing et Brad Binder, Red Bull KTM Factory Racing

"Dans la Rookies Cup, nous avons 30 jeunes talents que nous connaissons, avec lesquels nous mangeons à la Red Bull Energy Station ! Puis nous emmenons certains d'entre eux en Moto3 et ensuite, après le Moto3, c'était fini. Le fait d'avoir désormais un projet MotoGP signifie que ce gars que l'on avait en Moto3 et qui était devenu notre ami avant d'aller dans une autre équipe [pourra revenir]", souligne Pit Beirer.

"Peut-être qu'on ne le retrouvera jamais parce qu'il peut prendre une autre direction, pour une raison de management ou autre. [Mais] je pense qu'il est très important de construire des relations, de réunir les gens et de les garder unis, et c'est la raison pour laquelle il est important que nous puissions garder dans un projet Moto2 les meilleurs des meilleurs que nous identifions en chemin, parce que nous voulons nos propres jeunes pilotes dans notre projet MotoGP un jour. Ça ne fonctionnera pas toujours et nous recruterons aussi des pilotes qui viennent de l'extérieur, mais l'objectif est de les développer au travers d'un système d'école, avec notre principal partenaire qui est Red Bull, et c'est bien plus excitant d'avoir ensuite ces gars-là sur nos motos."

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Ce n'est pas toujours possible, effectivement, et le plateau de cette saison 2021 le prouve. KTM a dû se résoudre l'an dernier à voir partir Jorge Martín, lui aussi un ancien de la Rookies Cup et qui était destiné à piloter la RC16 en catégorie reine alors qu'il courait ces dernières années avec le team Ajo en Moto2. Il fera toutefois ses débuts en MotoGP avec Ducati, et sera présenté cet après-midi sous les couleurs du team Pramac. Pit Beirer souhaite toutefois qu'un tel cas reste exceptionnel.

"Il est important de travailler avec de jeunes pilotes et de grandir ensemble. Au fil des années, on apprend à rester unis, si bien que l'on ne se sépare pas au premier petit problème venu. On passe ensemble par des hauts et des bas et on apprend pas à pas. C'est l'état d'esprit dans lequel nous voulons courir. Nous ne voulons pas avoir ces gamins, gagner des championnats juniors avec eux, puis peut-être un titre mondial en Moto3, et ensuite nous séparer. Nous voulons partager une carrière tout entière. Ce n'est pas toujours possible, mais nous avons connu ça auparavant en off-road et nous adorons cela."

"Maintenant nous avons pour la première fois sur nos MotoGP deux gars que nous connaissons depuis de très nombreuses années : c'est ce qui fait qu'un projet est très solide. Je pense aussi que les gens s'améliorent avec l'expérience. Si les mécaniciens ou les ingénieurs savent ce dont les pilotes ont besoin, quels sont les détails qu'ils demandent et comment les soutenir, cela nous rend meilleurs et ils savent aussi à quoi s'attendre. Je pense qu'ils savent aussi qu'ils peuvent nous faire confiance et ils savent que si l'entreprise est derrière le pilote alors elle l'est vraiment ! C'est un format solide et nous avons déjà été récompensés en voyant Brad et Miguel sur notre moto dans la catégorie MotoGP."

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Séries MotoGP , Moto2 , Moto3
Auteur Léna Buffa