Lorenzo a encore besoin de temps pour bien exploiter la Ducati

Moins d'un an après ses premiers tours de roue au guidon de la Ducati, le Majorquin est de plus en plus proche de la victoire.

Avec deux podiums à son actif, Jorge Lorenzo s'accroche et récolte semaine après semaine les fruits de son travail, avec des résultats en progrès de façon notable et continue.

Depuis le printemps, il est régulièrement en mesure de boucler des tours de course en tête. Au total, il a cumulé 40 tours en position de leader depuis le Grand Prix de Catalogne. Mieux, sur les cinq dernières courses, il est celui qui a passé le plus de temps en tête avec 35 tours contre 34 pour Márquez, 21 pour Petrucci, 18 pour Rossi, 12 pour Dovizioso et un pour Zarco.

S'il ne parvient pas encore à poursuivre l'effort jusqu'à l'arrivée, ses premiers tours témoignent régulièrement de son potentiel et il est même parvenu à tenir 15 boucles en position de leader lors du dernier Grand Prix en date, en Aragón. Cette course l'a récompensé d'un deuxième podium après celui obtenu à Jerez et cette fois seules deux secondes le séparaient du vainqueur, contre 14 à l'époque.

Le pilote ne peut qu'être partagé, encouragé par ces progrès mais quelque peu frustré par cette victoire qui se rapproche tout en se refusant à lui. "D’un côté, je préfère ce podium à celui de Jerez, car on se rapproche de la victoire, mais d’un autre côté, c’est dommage de mener si longtemps et de voir Marc si proche et passer à côté", pointait-il en descendant du podium du MotorLand.

"C'est une progression à deux niveaux", analysait par ailleurs Jorge Lorenzo. "J'essaye de tirer le maximum la moto, de ses points forts, à savoir freiner plus tard et accélérer beaucoup plus tard que ce que j'avais l'habitude de faire, mais j'ai encore besoin de plus de temps pour comprendre cela."

"À chaque piste [que l'on visite], j'ai besoin de moins de temps. C'est plus naturel, je connais mieux la moto, cependant j'en ai encore besoin", poursuivait-il. "C'est pour cela que j'ai encore besoin du week-end entier pour tirer le maximum [de la moto] sur le sec. Mais d'un autre côté, le team apporte de petits détails sur la moto qui me donnent plus de facilité, en particulier en milieu de virage, sur l'angle maximum, qui est l'endroit où on a le plus de mal. Je pense qu'on peut progresser plus et chaque fois on est de plus en plus rapides dans ce domaine."

Un carénage qui lui correspond

Ayant rapidement compris que cette première saison avec Ducati ne le mènerait pas d'emblée vers les sommets qu'il souhaite atteindre, le triple Champion du monde MotoGP veut avancer pas à pas dans son apprentissage, alors qu'en parallèle Ducati œuvre pour mettre à sa disposition une moto qui lui ressemble plus.

C'est dans cette démarche que s'inscrit le carénage conditionneur de flux conçu par Ducati et auquel le Majorquin est fidèle depuis Brno, alors que les autres pilotes disposant de la GP17 sont moins enthousiastes et ne l'ont utilisé que de loin en loin. Le pilote au numéro 99 a fait son choix et préfère se priver d'une partie de la V-Max de la Desmosedici pour pouvoir compter sur une moto plus stable dans les virages.

"Je suis très fluide dans mon pilotage, j'ai besoin de toujours ressentir l'avant au sol, en particulier en milieu de virage, et ce carénage apporte un peu plus de soutien dans ce domaine", explique Lorenzo. "D'autres pilotes, qui n'ont pas trop de vitesse en virage, n'ont pas vraiment ressenti ce bénéfice. Ils préfèrent être plus rapides dans les changements de direction ou profiter de l'agilité en sortie de virage et de la vitesse de pointe, et ils préfèrent continuer à utiliser le carénage normal."

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