En manque de grip, Pedrosa a été en difficulté sur le mouillé

Le pilote Honda n'a pas réussi à mettre la température nécessaire dans ses gommes pour parvenir à un niveau d'adhérence optimal en course.

Dani Pedrosa aurait sans doute souhaité un tout autre déroulé de ce qui constituait son 194e Grand Prix dans la catégorie reine, un chiffre qui le place au rang des pilotes espagnols ayant disputé le plus de courses dans la catégorie reine, à égalité avec Carlos Checa

Le week-end avait d'ailleurs plutôt bien débuté pour le pilote Honda, constamment dans le groupe de tête lors des premières séances d'essais libres du vendredi, et qui s'est finalement qualifié en septième position.

Le numéro 26 avait beau, de son propre aveu, perdre du temps dans le troisième secteur et sa ligne droite de retour, celui-ci avait de légitimes raisons de se montrer optimiste sur un circuit qui lui avait offert son unique succès en 2016. 

La pluie tombe, Pedrosa aussi

Las, l'arrivée de la pluie a eu raison de ses ambitions. Pedrosa a en effet déchanté d'entrée de jeu dimanche matin, lors du warm-up déjà disputé sur une piste détrempée. Bon dernier et une chute en prime, ce dernier galop d'essai n'était qu'un avant-goût du triste sort qu'allait subir l'Ibère quelques heures plus tard en course. 

Car cette 13e manche de l'année a véritablement tenu du pensum, celui-ci chutant de la septième à la 22e position en l'espace de cinq tours, roulant le plus souvent entre quatre et cinq secondes moins vite que le rythme imprimé par les leaders. Une allure qui l'a même amené à se faire dépasser par Cal Crutchlow et Loris Baz, deux pilotes qui avaient chuté plus tôt lors de la course...

Une situation que Pedrosa explique par son incapacité à monter ses pneus en température. "La température des pneus aujourd'hui a été en dessous de la limite me concernant", explique-t-il. "J'ai chuté ce matin et ensuite j'ai essayé d'être dans le coup en course, mais je roulais en 1'54 car je n'avais aucun grip. Je ne pouvais pas incliner la moto, je ne pouvais rien faire avec elle, j'étais à la limite de la chute à chaque virage."

Avec l’assèchement tardif du tarmac et la panne d'essence dans les derniers mètres de Johann Zarco, Pedrosa a finalement pu sauver une 14e place. "Juste à la fin de la course, quand il s'est arrêté de pleuvoir et que ça a commencé à un peu s'assécher, ou tout du moins il y avait moins d'eau, j'ai soudainement trouvé la limite et ensuite j'ai commencé à monter [les gommes] en température", reprend-il. "J'ai fini en roulant en 1'49 ou dans la fenêtre haute des 1'48, au lieu de 1'54."

Un problème de gabarit

Pour Pedrosa, cette évolution de performance et son manque de rythme sur le mouillé peuvent s'expliquer par son gabarit, qui l'empêche de tirer le meilleur parti des pneumatiques dans des conditions humides. "C'était juste une affaire d'être dans la fenêtre de température", assure-t-il. "Bien sûr, personne ne vous dira que j'ai un avantage. Vous pouvez donc voir que le fait d'être léger est plus un handicap qu'un atout. Nous avons mis du poids sur la moto aujourd'hui, à partir du warm-up jusqu'à la course. Les pilotes plus lourds ont plus de sensations, et ils ont tendance à se plaindre lorsque la situation est inverse [lorsque la piste est plus sèche]."

Reste que ce résultat apparait bien maigre pour qui veut prétendre à la couronne mondiale. Désormais relégué à plus d'une victoire de Maverick Viñales au général, ainsi qu'à près de deux succès des deux leaders Marc Márquez et Andrea Dovizioso, le Catalan a vu ses chances de titre cette saison s'amenuiser, laissant la bataille pour le sacre finale se resserer sur ces trois pilotes. 

 
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