Márquez n'accepterait pas de vivre la situation de Rossi

Alors qu'il connaît actuellement une baisse de ses performances à cause de sa condition physique, Marc Márquez n'a pas l'intention à l'avenir de prolonger sa carrière à tout prix lorsqu'il ne se sentira plus capable de gagner. Valentino Rossi le vit actuellement, mais sans plaisir.

Márquez n'accepterait pas de vivre la situation de Rossi

Depuis sa blessure, il y a un an, Marc Márquez a vu ses statistiques personnelles brutalement s'effondrer. Lui qui avait bouclé une saison record en 2019 et qui réalisait pendant le premier Grand Prix de 2020 une performance dans la lignée de son niveau habituel, doit aujourd'hui se contenter de places d'accessit depuis qu'il a enfin pu faire son retour à la compétition il y a deux mois.

Le pilote espagnol sait qu'il lui faut un peu de patience et beaucoup d'efforts pour retrouver sa condition physique, essentielle à sa performance, mais à 28 ans il se projette aussi sur la suite. Récemment, il a déclaré qu'il ne se voyait pas courir s'il n'avait pas le potentiel pour être compétitif, et c'est dans ce contexte qu'il a comparé vendredi son cas à celui de Valentino Rossi lorsqu'il lui a été demandé de réagir à des propos tenus par un autre champion, Jorge Lorenzo, qui a expliqué avoir plus aimé gagner que simplement courir durant sa carrière.

"J'ai toujours dit que l'une des raisons pour lesquelles je suis ici, c'est parce que j'aime la saveur des podiums, et j'aime gagner des courses et être compétitif. Dès que je sentirai que je ne pourrai plus être compétitif et me battre pour les premières places, alors il sera temps de reconsidérer beaucoup de choses", a fait savoir Márquez.

"Mais ce n'est pas la situation actuelle", a-t-il poursuivi au terme d'une première journée en Allemagne durant laquelle il a senti plus de limites physiques que ce qu'il avait espéré. "La situation actuelle c'est que j'ai quelques limitations sur lesquelles je travaille et j'ai un objectif, une motivation supplémentaire, qui est de rouler de la même manière que par le passé."

"Mais il est vrai que si l'on a gagné de nombreuses courses et de nombreux titres par le passé, on a besoin d'un carburant supplémentaire quand on ne gagne pas. Ces victoires et ces émotions vous donnent une énergie supplémentaire, un carburant et une motivation supplémentaires, et quelqu'un qui est un gagnant a besoin de cela."

"C'est pour cette raison que je dis souvent que je suis très surpris − j'apprécie cela, mais dans le même temps je suis surpris − par la façon dont Valentino accepte ça. Parce qu'aujourd'hui Valentino roule, [mais] il n'a pas d'options [de victoire], et pourtant il prend toujours du plaisir, ou en tout cas il semble le faire. Mais, par exemple, je ne pourrais pas imaginer être à sa place. Peut-être dans le futur, je ne sais pas. En tout cas, je ne peux pas imaginer rester dans ce championnat et ne pas avoir une chance ne serait-ce que de monter sur le podium", a ajouté Márquez, qui compte aujourd'hui un titre de moins que le #46.

"Moi non plus, ça ne me plaît pas"

À 42 ans, et 12 ans après son dernier titre, Valentino Rossi dispute actuellement sa 26e saison en Grand Prix, un choix qu'il a fait lors de la mise à l'arrêt du championnat par le coronavirus, l'an dernier. Force est de constater toutefois que la hausse de performances qu'il espérait n'arrive pas et, alors que l'on approche de la pause estivale durant laquelle il entend faire le point, ses résultats restent immanquablement faibles. Dix-neuvième du championnat avec 15 points, c'est à la 21e et avant-dernière position qu'il a conclu la première journée d'essais du Grand Prix d'Allemagne.

Lorsque les propos du pilote espagnol lui ont été rapportés vendredi soir, Rossi a souhaité y répondre et apporter sa vision des choses. "Quand je parle de ces choses-là, j'ai l'impression d'être assez clair, mais bon… Cette année, j'ai continué car j'espérais être plus compétitif, certes peut-être pas au point de me battre pour le titre mais en tout cas pour être aux avant-postes, obtenir de bons résultats, faire de bonnes courses, finir dans le top 5 et monter sur le podium quand la journée est bonne et en tout cas en être toujours proche… Être protagoniste, en somme. Comme ça, dans ma tête ça avait du sens", a-t-il rappelé.

"Au lieu de ça, les résultats sont moins bons que ce à quoi on s'attendait, et moi non plus ça ne me plaît pas de courir pour finir 16e ou 20e. Je ne l'ai absolument pas fait pour ça. L'année dernière, ça a été une saison très étrange. Ça a été une saison atypique, parce qu'il y a eu le COVID-19 et que je venais de changer de chef mécanicien. Je voulais donc me mesurer dans le cadre d'une vraie saison. Mais moi non plus, ça ne me plaît pas de faire 16e", a conclu le pilote italien.

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