Marc Márquez espère compenser ses faiblesses au GP d'Aragón

Marc Márquez sait que le circuit d'Aragón pourrait jouer en sa faveur mais il doit encore composer avec un manque de force dans le bras droit et des performances en retrait en qualifications, tandis qu'il ne parvient plus à compenser aussi bien les faiblesses de la Honda.

Marc Márquez espère compenser ses faiblesses au GP d'Aragón

Absent du double rendez-vous du MotorLand Aragón en raison de sa convalescence l'an passé, Marc Márquez retrouve un circuit qui lui a beaucoup réussi par le passé, puisqu'il y reste sur quatre succès. Dix des 17 virages du tracé sont sur la gauche, ce qui économisera son bras droit fracturé il y a un an. Le succès du Sachsenring, autre piste faite de nombreux virages sur la gauche et où le #93 a l'habitude de dominer, fait penser qu'un bon résultat est possible ce week-end, mais l'intéressé préfère se montrer prudent.

"Je sais que je me sentirai très bien en EL1, mais il faudra comprendre [la situation] au cours du week-end", temporise Márquez. "C'est un circuit et un tracé que j'aime. Il y a des virages sur la gauche qui vont moins solliciter le bras droit. Mais on verra, parce que parfois la position dans les virages à gauche n'est pas totalement naturelle. Je peux rouler sans penser au bras et au reste."

Márquez n'a pas pu montrer ce dont il était capable à Silverstone puisqu'il a abandonné dès le premier tour, conséquence d'un deuxième contact avec Jorge Martín. Le Catalan a reconnu sa responsabilité dans cet accrochage et il assume son agressivité dans les premiers virages des Grands Prix, ne cachant pas sa volonté de tout faire pour rester au contact des leaders.

"Dans le premier tour, j'essaie toujours de trouver une bonne position. Évidemment, ce n'est pas la même chose de se battre quand on part des deux premières lignes ou de la troisième ou la quatrième ligne. C'est totalement différent. Cette année, j'ai parfois gagné beaucoup de positions, parfois j'en ai perdu, mais la plupart du temps j'en gagne. C'est l'un de mes points forts et je dois en profiter."

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"Dès que mes performances seront meilleures et que je partirai plus à l'avant, tout sera plus simple. En ce moment, j'ai surtout du mal dans les tours rapides. En rythme de course, j'arrive plus ou moins à être bon maintenant. C'est aussi pour ça que j'essaie de ne pas perdre le contact avec le groupe de tête dans le premier tour, parce que si c'est le cas, la course est finie."

Le bras amoindri de Márquez contribue également à ses difficultés dans le premier tour : "C'est un peu une combinaison. C'est un peu le bras, mais avec le nouveau pneu [arrière, introduit par Michelin en 2020, ndlr] c'est devenu plus physique. Quand on manque de grip, il y a des mouvements, tout est plus doux dans le pilotage. Mais dans un premier tour, avec beaucoup de grip, on est plus agressif donc c'est là que j'ai du mal. Je n'arrive pas à exploiter les pneus neufs".

Márquez doit aussi composer avec une Honda aux faiblesses encore évidentes. Il ne parvient plus à compenser aussi bien des problèmes historiques de la RC213V tandis que d'autres sont apparus durant sa convalescence : "Il y a eu des changements sur la moto. Ils avaient déjà testé le frein arrière mais je sens que ce n'est pas une grosse amélioration. Il y a eu des changements parce qu'on était en difficulté dans certains domaines et qu'on veut trouver quelque chose. Parfois c'est mieux, parfois c'est moins bien".

"Cette année, j'ai des soucis dans de nombreux domaines. Certains sont les mêmes qu'avant mais dans d'autres c'est nouveau. Dans certains domaines, parfois j'arrivais à m'adapter avec mon pilotage et maintenant je ne peux plus. J'essaie de le faire mais je n'y parviens pas à ce stade. Donc j'essaie d'adapter la moto différemment pour compenser ou perdre moins de temps."

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