Márquez : deux chutes, une cabriole et une confiance envolée

Marc Márquez pense qu'il aurait pu accrocher la deuxième ligne sans sa chute en qualifications et ne pense pas avoir le rythme pour le podium. Le Catalan estime que son spectaculaire sauvetage est plus dû à la chance qu'à sa maîtrise.

Márquez : deux chutes, une cabriole et une confiance envolée

Comme pour de nombreux pilotes, l'après-midi de Marc Márquez a été marqué par une adaptation difficile à des conditions de piste imprévisibles au Grand Prix d'Émilie-Romagne, le circuit étant suffisamment sec pour utiliser les slicks mais encore très piégeux en raison des nombreuses portions restées humides. Márquez est tombé deux fois, en EL4 puis en Q2, séance dans laquelle il avait au préalable miraculeusement évité un highside.

"C'était une journée difficile", résume celui qui reste sur une victoire au GP des Amériques. "Je dirais que nos qualifications ont débuté en EL4. Déjà, en EL4, j'ai eu une chute en prenant les slicks, parce que j'ai roulé sur une portion humide sans le voir. Ensuite, en Q2, j'ai pris la piste et je me suis fait une grosse frayeur. C'était un gros sauvetage."

 

Faut-il y voir le retour des sauvetages "à la Márquez" qui ont fait sa réputation mais dont il a été incapable depuis son retour à la compétition ? L'intéressé reconnaît que non : "J'ai été chanceux. Je ne peux pas dire 'J'ai fais ceci...', j'ai été chanceux. J'avais un peu mal à l'épaule dans les 30 secondes qui ont suivi mais ce n'était pas une grosse limitation en qualifications."

La chute survenue une heure plus tôt et cette frayeur ont calmé les ardeurs de Márquez et surtout miné sa confiance. Après quelques tours à un rythme plus modeste, il a tenté de repartir à l'attaque dans un dernier tour qui s'est soldé par sa deuxième chute de la journée.

"J'ai perdu beaucoup de confiance après toutes ces frayeurs, et ensuite je ne pilotais pas bien. Malgré ça, j'ai fait un chrono acceptable et après je me suis dit 'OK, je vais attendre jusqu'au dernier tour', parce que les sensations n'étaient pas bonnes. Quand on n'a pas de feeling et que c'est nécessaire pour un chrono, ça peut arriver : on pousse sans sensations, et j'ai perdu l'avant."

Márquez ne croit pas au podium

Finalement septième sur la grille de départ, Márquez est frustré de ne pas avoir réalisé le temps qui était dans ses cordes et se sait inexorablement limité pour la course : "Je ne suis pas satisfait. C'est un résultat acceptable pour le départ mais aujourd'hui, on aurait pu partir au moins en deuxième ligne. C'est comme ça. Le plus important pour demain est de reprendre confiance sur la moto. Même en l'ayant, on n'est pas prêts à jouer la victoire ou le podium. Finir dans le top 5 serait une bonne course."

Souvent performant dans les conditions pluvieuses depuis son retour, son bras droit étant moins sollicité quand le rythme est plus faible, Marc Márquez est plus en difficulté depuis le début du week-end de Misano. Comme les autres pilotes Honda, l'Espagnol a du mal à faire chauffer son pneu arrière, ce qui a d'ailleurs contribué à la spectaculaire manœuvre au début de la Q2

"Pour moi, c'est l'un des problèmes que l'on a cette année. Dans les courses avec des températures élevées, on arrive à bien rouler, parce qu'on a du mal à faire chauffer le pneu, surtout à l'arrière. Le pneu n'était pas prêt. Je n'étais pas extrêmement rapide, Marini était derrière moi. Mais, parfois, il faut beaucoup de temps pour chauffer le pneu arrière. Dans la plupart des courses, on opte pour le tendre parce qu'on n'arrive pas à mettre de la température dans le pneu."

"Aujourd'hui, j'ai eu beaucoup de mal à avoir la bonne température. On doit bien comprendre la situation pour demain et trouver un moyen d'avoir la bonne température. Ça sera différent sur la distance de la course."

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