Touché au pied, Márquez craignait le forfait après sa grosse chute

Marc Márquez a ressenti une forte douleur au pied droit après la chute de vendredi au Grand Prix des Pays-Bas. Passé par l'hôpital, il doutait de sa capacité à disputer le reste du week-end mais la situation s'est améliorée samedi.

La lourde chute subie par Marc Márquez vendredi après-midi à Assen a laissé des traces plus importantes que ce que l'on pouvait imaginer dans un premier temps. Toute blessure grave ayant vite été écartée, les inquiétudes du #93 se sont dans un premier temps portées sur la cause de sa spectaculaire cabriole, l'anti-patinage perfectible de sa Honda ayant vite été désigné responsable.

Quelques heures plus tard, la situation était tout autre et c'est surtout une douleur persistante au pied qui animait l'esprit de Márquez, si bien qu'en débutant la journée de samedi, il doutait de sa capacité à continuer le week-end, reconnaissant avoir été "affecté" tant physiquement que mentalement par cet incident.

"C'est vrai que [samedi matin], la première chose [que je me suis dite] était 'OK, ça sera impossible de piloter la moto' parce que la chute a provoqué une forte douleur dans le pied droit et que je ne peux pas trop solliciter le bras droit", explique le sextuple Champion du MotoGP. "C'était très difficile. Puis dans l'après-midi, étape par étape je me suis senti mieux, et ça me réjouit parce que si c'est mieux maintenant, [en course] ce sera encore mieux."

L'inquiétude était si forte que vendredi, le vainqueur du Grand Prix d'Allemagne a fait un crochet par l'hôpital pour avoir une idée plus claire de sa condition physique : "Ce n'est pas un secret, [vendredi] après-midi j'ai décidé de passer une radio de la cheville droite parce que la douleur était de plus en plus forte. J'avais la sensation qu'il n'y avait rien de sérieux mais j'avais de plus en plus de mal à marcher et je me disais que je n'arriverais pas à rouler. Ils ont vu qu'il y avait du sang au niveau de l'articulation de la cheville, ce qui fait que je ne pouvais pas bien m'appuyer sur le pied et utiliser le frein. Dans la matinée je ne pensais pas pouvoir rouler mais ça s'est amélioré en mettant de la glace."

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Alberto Puig, team manager du team Honda officiel, a reconnu auprès du site officiel du MotoGP une "grande inquiétude" face aux chutes à répétition des pilotes de la marque, mais cette dernière a pu apporter un correctif dans les réglages de l'anti-patinage dès samedi, au grand plaisir d'un Marc Márquez qui demandait qu'un changement soit rapidement effectué : "Je me suis plaint de l'anti-patinage et j'ai reçu une nouvelle solution qui fonctionne beaucoup mieux et qui est plus sûre. C'est ce dont j'ai besoin dans l'équipe. Ils travaillent énormément et je suis content de ça."

"C'est bien parce que c'est une réaction, et c'est bien qu'ils réagissent quand on le demande", souligne-t-il. "Et plus que tout, j'ai analysé la chute et j'ai vu que l'anti-patinage n'était pas activé, et c'est pour ça que je suis tombé. C'est important de comprendre, la marque a réagi et elle a l'a bien fait, je leur en suis reconnaissant."

Une nouvelle chute sans gravité en qualifications

Malgré un pied moins douloureux, Marc Márquez a vécu une séance de qualifications difficile. Son premier relais en Q1 n'a pas été à la hauteur de ses attentes et le second s'est conclu sur une nouvelle chute, sans gravité cette fois, alors qu'il s'était inscrit dans la bonne roue, celle de Johann Zarco, finalement auteur du meilleur temps dans cette première partie des qualifications.

"Dans l'après-midi j'ai pu être rapide seul et derrière les autres. Dans le premier relais j'ai fait le chrono seul, puis dans le deuxième j'ai eu la possibilité de suivre Zarco pendant quelques tours mais dans mon dernier tour – OK, en touchant le vert – j'ai roulé dans la fenêtre basse ou moyenne des 1'33, ce qui est un très bon rythme en pneus usés."

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Cette seconde chute du week-end n'a pas refroidi les espoirs de Márquez : "La chute [des qualifications] est 'normale.' On est en qualifications, on attaque, on sollicite l'avant et j'ai compris la chute. Je m'en voulais. Avec le premier pneu en qualifications, j'avais des sensations étranges et je ne roulais pas bien. J'étais plus rapide avec un pneu tendre qui avait 22 tours en EL4 qu'en qualifications. J'ai senti un très bon potentiel avec le deuxième pneu, j'ai beaucoup attaqué et j'ai perdu l'avant."

"J'étais déçu parce que je savais que ça compromettait vraiment la course car je vais partir de l'arrière. Mais la chute de [vendredi] m'a affecté physiquement et mentalement dans la matinée. Dans l'après-midi, j'avais déjà un peu changé d'état d'esprit et j'ai pu bien rouler."

Márquez veut surtout retenir les performances de sa machine, malgré un départ en fond de grille : "On va partir 20e, c'est sûr, mais le potentiel de la moto n'était pas mauvais. Elle avait un bon potentiel pour partir des deux premières lignes mais ce n'était pas possible en raison de plusieurs circonstances."

Avec Germán Garcia Casanova

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