Márquez avait pris Dovizioso comme référence pour la course

"Quand il a chuté, mon approche de la course a un peu changé et je suis devenu plus calme", a confessé le vainqueur du jour.

Márquez avait pris Dovizioso comme référence pour la course
Le vainqueur Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team, vainqueur de la course
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Sur le podium : le deuxième, Danilo Petrucci, Pramac Racing, le vainqueur Marc Marquez, Repsol Honda Team, le troisième, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team

Plus rien n’arrête la marche en avant de Marc Márquez en ce début de championnat 2018 ! Le pilote espagnol a enfoncé le clou aux commandes du classement en signant sa troisième victoire consécutive, profitant par ailleurs d’un double cadeau fait par ses plus proches poursuivants au championnat qu’étaient Johann Zarco et Andrea Dovizioso, victimes de chutes individuelles (respectivement aux huitième et quatrième tours).

Parti depuis la première ligne de la grille, en seconde position, Márquez dut tout d’abord laisser filer un groupe de pilotes plus rapides avec leurs choix de pneus tendres ou medium, lui qui était le seul du plateau à avoir fait le choix du composé arrière dur.

Mais avec Iannone et Dovizioso très rapidement au tapis, le Champion en titre gagna vite des positions et se trouva en mesure de venir exercer sa pression sur Zarco, qu’il passa au terme du premier tiers de course. La manœuvre amenait le Français à pousser pour reprendre son bien, ce qu'il parvenait à faire mais en dépassant la limite dans les hectomètres suivants. C'est ainsi que le pilote Tech3 finissait à terre dans le virage 8.

Avec seulement un Lorenzo auteur du holeshot mais faisant figure de proie facile avec ses pneus tendres devant lui, Márquez prenait enfin les commandes du Grand Prix au neuvième passage, puis décidait de se débarrasser d’un Danilo Petrucci encore dans sa roue à la mi-course, en augmentant le rythme et en signant les meilleurs chronos en piste.

Serein pour les dix dernières boucles, la Fourmi n’eut qu’à rallier l’arrivée mancelle, non sans avoir tout de même encore doublé son avance sur Petrucci ce faisant.

"La course était difficile, car le rythme de tout le monde était très proche, mais j'ai vu que le circuit avait moins de grip qu'hier et surtout que ce matin. Ça a pris du temps pour chauffer le pneu arrière", commentait-il dans le parc fermé à l'arrivée. 

 

Débarrassé du pilote pris comme étalon

En termes de stratégie, Márquez a avoué avoir décidé de prendre Dovizioso comme référence et que la chute de ce dernier dès le début de la course a modifié son approche de celle-ci. 

"Vous savez, je suis très heureux de gagner ici en France. Jeudi j’avais des points d’interrogation, mais nous avons été très compétitifs en essais. La première chose [pour la course] a été le choix de pneus avec le dur à l’arrière et c’était le bon choix pour avoir le rythme. J’étais en confiance."

"Je savais que j’allais souffrir sur les deux premiers tours, mais c’est devenu plus dur quand je me suis retrouvé avec Johann [Zarco] devant moi. Dovi a chuté dans le virage 5, et je me suis détendu un peu, puis j’ai poussé pour remettre de la chaleur dans les pneus. J’avais pris comme référence là où était Dovi en rythme, et quand il a chuté, mon approche de la course a un peu changé et je suis devenu plus calme ; j’ai plus pris le temps", confiait-il en conférence de presse.

Dovi avait quelque chose de plus

Marc Márquez

Avant la course, lors du warm-up, les deux pilotes avaient passé quelques tours ensemble. Un moment lors duquel le vainqueur du jour avait validé ses doutes de la veille quant au fait que le pilote à surveiller et capable de prendre les commandes de la course était bien son rival Ducati. "Il avait quelque chose de plus et que j’avais un peu moins, ou étais à peu près à égalité. Pour cette raison, avec le choix de pneus, sa stratégie, je pense, de mon point de vue et si j'étais à sa place, était de pousser au début, car [mon] pneu dur était plus long à faire monter température. Il poussait plus fort que d’habitude : il a immédiatement essayé de mener la course car il me savait loin et que j'arriverais quand mon pneu serait à la bonne température ; donc oui, je le surveillais car il était le plus rapide. Je l’ai dit hier, en conférence post-qualif : 'Le gars le plus rapide n’est pas là, il est en seconde ligne'. Danilo était rapide, mais Dovi était plus rapide. Quand je chute c’est qu'on me pousse, et quand les autres chutent, c’est parce que les autres les poussent aussi..."

Jeudi, le #93 avait connu une chute en EL3 dans la portion ayant eu raison de son rival, qui cumule désormais deux résultats vierges consécutifs. "Ces chutes ne doivent pas arriver en course. J’étais toujours attentif là-bas", sourit-il, avant de revenir sur la vraie opposition de Petrucci par la suite.

"En 32’3, 32’4 je me suis dit : 'OK, il va finir par ralentir', mais il a continué à pousser et je ne pouvais pas creuser un écart, que je voulais plutôt à 2,5 secondes pour gérer. Mais il restait là à environ une seconde, et c’était dur. J’ai continué à pousser, pousser. Mes pneus étaient constants en fin de course et peut-être que les siens l’étaient moins, donc j’ai pu continuer à faire monter un peu l’écart."

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