Márquez aurait du mal à gagner même en étant à son meilleur niveau

Marc Márquez estime que même en étant au meilleur de sa forme, le niveau actuel de la Honda rendrait la victoire difficile à jouer.

Márquez aurait du mal à gagner même en étant à son meilleur niveau

Honda était à la peine durant les neuf mois d'absence de Marc Márquez, les différents pilotes de la marque n'ayant conquis que deux podiums en 2020, tous deux grâce à son jeune frère Álex, et surtout aucun succès, une première depuis 1982 et l'instauration du HRC tel qu'on le connaît aujourd'hui. Le retour à la compétition de Marc Márquez a montré que les difficultés de la marque dépassaient l'absence de son pilote référence.

Le sextuple Champion du MotoGP estimait jeudi que Honda avait stagné durant sa convalescence, privé de différents repères, Cal Crutchlow ayant été diminué physiquement dans la majorité des courses disputées en 2020. Il a confié ce vendredi que même s'il était à son meilleur niveau physiquement, jouer la victoire serait probablement très difficile avec la RC213V dont il dispose actuellement.

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"Nous sommes dans une situation critique et je ne suis pas dans la meilleure situation personnelle et professionnelle pour les aider en ce moment", a reconnu Márquez. "Peut-être que si j'étais totalement en forme, on pourrait se battre pour des podiums et des victoires, mais ça nous en demanderait vraiment plus qu'en 2019, ça serait difficile. On est à ce niveau, tous les pilotes Honda souffrent et ça veut dire quelque chose. On est une équipe, pour le meilleur et pour le pire, on travaille et maintenant il faut que chaque pilote face de son mieux. Je fais confiance à Honda, nous allons renverser la situation, ce n'est pas un manque d'envie ou de détermination."

Les difficultés actuelles de Honda se sont vues ce vendredi puisque la marque n'a placé qu'un seul pilote dans le top 10 provisoire, Pol Espargaró. Après les deux premières séances du week-end, Marc Márquez ne s'est pas directement qualifié pour la Q2, n'ayant réalisé que la 15e meilleure performance de l'après-midi, et il n'était guère mieux placé en EL1, au 13e rang.

Le pilote local essaie d'oublier au maximum les limites physiques qui sont les siennes, avec l'espoir de décrocher le meilleur résultat possible compte tenu de sa situation personnelle et des performances dont sa machine est capable. Ce travail est plus facile à Barcelone qu'au Mugello, l'une des pistes les plus physiques du calendrier en raison des changements de direction très abrupts imposés par les chicanes rapides du circuit toscan, mais Márquez ressent néanmoins certaines limites.

"Je comprends que c'est dur de me voir dans cette situation, mais si c'est dur pour les gens, imaginez pour moi. Mais au final, il faut comprendre la situation, ne pas se fixer des objectifs irréalistes, avoir conscience de mon état actuel et ça ne mènera pas à une frustration. Ce sont des choses faciles à dire mais difficiles à mettre en œuvre. Au Mugello, j'ai beaucoup souffert le vendredi et après j'ai progressé au fur et à mesure que le week-end a avancé. Ça signifie que je trouve ma position sur la moto et que j'arrive à faire de mieux en mieux."

"Par exemple aujourd'hui, au début j'ai essayé de ne pas penser au bras, dans le premier tour", a ajouté Márquez. "Mais à deux ou trois endroits du circuit, j'ai immédiatement senti que je devais adapter ma position. Par exemple, ici ce sont les virages 3, 4 et les deux derniers, parce que ce sont des virages avec du dénivelé. À la fin de la longue ligne droite, qui est un gros point de freinage, je n'ai pas la moindre limitation. Je peux freiner où je le veux et je peux employer mon style de pilotage. Mais s'il y a un mouvement sur la moto, une secousse en sortant d'un virage, je ne peux pas bien la contrôler. Mais par rapport au vendredi du Mugello, je me sens beaucoup mieux. Le résultat est le même mais les sensations générales sont meilleures au niveau du corps."

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Si la gêne ressentie est plus faible ce week-end, le #93 n'est cependant pas apte à apporter des informations fiables à son équipe : "Je n'ai pas vraiment la sensibilité pour décider quel est le meilleur pneu", concède Marquez, estimant cependant que la Honda n'a plus l'avantage qui était le sien par le passé si un circuit offre peu d'adhérence, ce qui était le cas à Barcelone ce vendredi : "C'est vrai qu'habituellement, quand le grip était très faible, on était rapides. Mais le problème est que les autres constructeurs ont progressé. Par exemple, en Q2, il faut du grip. [...] Le couple et la puissance ne sont pas le plus important ici parfois. Le plus important est la façon de trouver de l'adhérence, et on a du mal. J'ai essayé le pneu tendre, pour essayer de comprendre si c'est une vraie option pour la course. Et oui, c'est une option, mais je ne sais pas quel pneu [utiliser]."

"Sincèrement, j'espère continuer avec le tendre et le medium, peut-être qu'on testera le dur, comme Morbidelli. Dimanche, on verra les pneus à notre disposition et s'il y a surtout des medium en piste, on prendra les medium. S'il y a surtout des tendres, on prendra les tendres."

Avec Germán Garcia Casanova

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