Márquez : "L’un des hivers les plus ennuyeux de ma vie"

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23 janv. 2019 à 12:57

Marc Márquez a reconnu lors de la présentation officielle de Honda que cet hiver avait été compliqué pour lui après son opération.

La pause hivernale sert en théorie aux pilotes à souffler après leur année, durant laquelle ils n’ont pas arrêté un seul instant. Ils n’en n’oublient pas pour autant leur entraînement afin de se maintenir en forme en vue de la nouvelle saison qui les attend. Exercices en salle, motocross, vélo… Les activités ne manquent pas en attendant de remonter sur leur machine de MotoGP. Cela peut également être l’occasion de changer de préparation physique dans le cas où ils devraient prendre ou perdre du poids.

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Mais très souvent, l’hiver est également l’occasion de se faire opérer de blessures qu’ils ont mis en attente d’intervention durant la saison ou depuis plusieurs années en tenant grâce à un suivi des médecins. C’est ce qui est arrivé à Marc Márquez, qui a dû se faire opérer début décembre de son épaule gauche qui se déboîtait sans cesse et devenait vraiment problématique. On se souvient qu’une seule tape de Scott Redding pour le féliciter de son titre avait été suffisante pour faire sortir sa clavicule.

Le pilote espagnol poursuit donc une rééducation très stricte depuis un mois et demi, et force est de constater que ne pas pouvoir s’entraîner comme à son habitude ne lui convient pas, comme il l’a confié lors de la présentation officielle de son équipe, Repsol Honda, ce mercredi 23 janvier : "Cela a été l'un des hivers les plus ennuyeux de ma vie ! J'ai dû le sacrifier pour bien récupérer. Je dois remercier tout le monde pour les efforts fournis, mais surtout mon équipe de soins, car ils ont été là 24h/24."

Alex Criville, Marc Márquez et Jorge Lorenzo, Repsol Honda Team

Au-delà même de l’ennui et de la patience nécessaire durant une rééducation, le numéro 93 a également dû faire face à une situation inattendue puisqu’il n’avait pas envisagé que cela serait si dur et si long : "Lorsqu’ils ont ouvert pour l’opération, ils se sont rendu compte qu’il y avait plus de choses fracturées qu’on ne le pensait. C’était probablement dû à ma chute de Valence. À partir de là j’ai commencé une longue rééducation qui a lieu plusieurs heures par jour, sans manquer une seule journée. C’est vrai que ça a modifié ma fin d’année mais la volonté du physiothérapeute et le fait d’être à Cervera entouré de ma famille et de mes amis a rendu ça plus agréable. Mais très souvent une récupération de ce type, très longue (même si nous sommes encore dedans), atteint aussi bien physiquement que mentalement. Le fait d’y aller tous les jours, de voir qu’un jour ça va et qu’ensuite une semaine rien n’avance fait qu’il faut être fort psychologiquement, mais à présent je suis plus content en voyant que petit à petit je récupère en mobilité. C’est le plus important."

Il reconnaît même avoir beaucoup souffert : "Ça a été dur. J'ai eu des blessures auparavant, et j'ai eu mal, mais ça s'améliore toujours. Mais cette fois, pendant deux semaines j'ai vraiment eu très mal. Pour que j'en arrive à dire : 'Non, non, je suis mieux ici, à l'hôpital quelques jours de plus, plutôt qu'à la maison'… Je ne me voyais pas rentrer à la maison. Ça a été une opération un peu compliquée, mais on est presque prêts. Le minimum [pour le délai de récupération] devrait être de trois ou quatre mois. Mais je travaille très dur, et cela fait déjà un mois et demi et les choses évoluent dans le bon sens, et c'est le plus important."

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Le calvaire du Catalan touche bientôt à sa fin puisqu’il a déjà pu reprendre l’entraînement en salle depuis quelques semaines et a même participé à une course à pied avec son frère cadet, Álex, le 13 janvier dernier. Il lui tarde désormais d’être en piste, et sa motivation est affichée : "Mon objectif est d'être à 100% ou tout du moins le mieux possible pour le Grand Prix du Qatar. On suit le processus et je peux déjà faire de la gym, soumettre mes muscles à des efforts, mais je veux être prêt pour la Malaisie. Comment je serai ? Je ne sais toujours pas. Chaque jour il y a des progrès, mais Sepang est l'un des circuits les plus difficiles."

Le Champion du monde 2018 sera en effet en piste les 6,7 et 8 février prochains sur le circuit de Sepang pour le premier test de l’année. Et si sa situation rappelle celle qu’il a vécue il y a cinq ans, pour Márquez les choses sont très différentes : "C'est vrai qu'en 2014, la pré-saison avait également été difficile, car je m'étais blessé dès les premiers tests. Mais au final cela avait été ma meilleure saison ! Cette fois-ci, c'est complètement différent. Ce fut une grosse opération au niveau de l'épaule, un endroit où j'ai eu pas mal de difficultés l'an dernier. Pour le moment, je sens que c'est plus fixe, mais je n'ai toujours pas de puissance ni la stabilité que je voudrais. Nous travaillons du mieux que nous pouvons pour être à 100%, mais je pense que ce sera important de démarrer tranquillement, je dois être patient. Des tests, il y en aura d'autres, mais mes épaules, je n'en ai que deux, donc on va prendre les choses les unes après les autres."

Avec Léna Buffa et Willy Zinck

 
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Séries MotoGP
Événement Présentation Repsol Honda
Pilotes Marc Márquez Boutique
Équipes Repsol Honda Team
Auteur Charlotte Guerdoux
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