Márquez : "La même intensité que quand je me battais pour le titre"

Qualifié en troisième ligne pour le Grand Prix de Saint-Marin, Marc Márquez se félicite d'avoir inversé la tendance après un week-end mal engagé. Mais, comme toujours, il lui faut attentivement écouter son corps.

Márquez : "La même intensité que quand je me battais pour le titre"

Week-end après week-end, Marc Márquez poursuit ce qui a tout d'un chemin de croix, toujours fortement limité par son épaule droite blessée l'an dernier. Malgré son retour à la compétition, et même la victoire qu'il a pu décrocher dans les conditions spécifiques du Sachsenring, le champion espagnol semble en permanence devoir trouver des manières de contourner ses difficultés physiques.

Samedi, à Misano, c'est en suiveur d'autres pilotes qu'il s'est illustré en qualifications, jusqu'à provoquer les remarques grinçantes de Joan Mir. Lui assume toutefois à 100% cette stratégie, un besoin avoué pour réussir à s'exprimer au mieux au guidon de la Honda sur le tour lancé. Prendre la roue de Stefan Bradl est ce qui lui a permis, dit-il, de passer de la Q1 à la Q2, et suivre Pecco Bagnaia a également semblé être sa seule solution pour aller chercher une bonne place sur la grille. Cela l'a toutefois mené à la chute.

"Je suis content", assurait-il malgré tout samedi soir, "parce que j'ai commencé la journée en n'ayant pas de très bonnes sensations et, tour après tour, on a fait des changements et inversé la situation. Partir septième, c'est une bonne place pour moi sur ce circuit. En qualifs on sait qu'on est en difficulté et j'ai trouvé le plus rapide en piste. Pecco pilotait de manière incroyable, plus rapide que quiconque − et que moi, bien sûr. J'ai essayé de le suivre mais j'ai freiné trop tard à cet endroit."

"Rouler derrière un autre pilote fait que la moto bouge moins, et cela m'aide à gérer mon physique", a ajouté la #93. Mais ce n'est pas pour lui le seul intérêt : "Cette stratégie démontre que mon intensité est la même que quand je me battais pour le titre".

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Au vu de ses difficultés physiques, on pourrait penser que Márquez préférerait une course sous la pluie ce dimanche, car moins exigeante pour le corps, mais non. "Sur le mouillé, mes sensations ne sont pas non plus les meilleures. Et sur le sec, si on est réaliste, je pense que l'on devrait avoir pour objectif de terminer entre la cinquième et la dixième place", a-t-il estimé.

Une gestion compliquée de l'entraînement quotidien

Y a-t-il matière à s'inquiéter pour la suite ? Márquez ne cache pas lui-même que son quotidien est compliqué, loin de ses habitudes en termes d'investissement à l'entraînement, lui qui se voit contraint de gérer attentivement sa forme chaque jour et d'écouter un corps qui a besoin d'une récupération bien plus longue que par le passé. Pourtant, il assure ne pas remettre en question sa place sur la grille : "Quand on est dans une situation délicate, on essaye de tout évaluer. Les médecins insistent pour que je continue à travailler sur mon épaule, que tout doit revenir à sa place. On n'en est pas loin. Je ne suis pas là juste pour être là".

"Chez moi, je m'entraîne normalement, comme en 2019, j'ai le même programme d'entraînement. Mais je ne peux pas suivre tout le programme parce qu'en général, quand je reviens d'un circuit, j'ai besoin de reposer mon épaule deux ou trois jours", explique-t-il. "Je peux juste faire du vélo mais je ne peux pas solliciter les muscles parce qu'ils sont douloureux. C'est encore plus difficile de travailler quand on a deux courses consécutives, mais après Austin, il y aura deux semaines au cours desquelles on va essayer de travailler plus en profondeur sur l'épaule, mais toujours avec un entraînement physique."

"Je continue les traitements de kinésithérapie chez moi, une fois par semaine. Carlos [García] est parti à Madrid donc c'est avec un autre kiné. J'essaie de rester au même niveau. Il semble que ça s'améliore lentement mais cette dernière étape, aborder les week-ends sans penser à l'épaule, semble difficile à franchir. C'est mon objectif : essayer d'améliorer mon niveau, de peut-être aborder les deux dernières courses sans penser à l'épaule, mais ça sera difficile."

Avec Vincent Lalanne-Sicaud

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