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Márquez : un retour qui s'annonce difficile mais qui se tente

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Márquez : un retour qui s'annonce difficile mais qui se tente
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Le retour express de Márquez après sa blessure n'étonne pas beaucoup de pilotes MotoGP, dans un championnat qui n'a eu de cesse d'améliorer leur encadrement médical. Mais son équipe le rappelle : il ne s'agit que d'une tentative, sans garantie qu'il dispute la course.

À la veille du retour en piste de Marc Márquez, la curiosité grandit et quelques rares critiques se font entendre sur le pari supposé fou que tente le champion espagnol en reprenant la compétition trois jours seulement après avoir été opéré d'une fracture du bras.

Alberto Puig a bien tenté de tempérer les attentes, rappelant que l'Espagnol, qui a accepté de patienter jusqu'à demain avant d'enfourcher sa RV213V, reprendrait la piste avant tout pour évaluer sa condition, sans garantie qu'il puisse aller au bout de son pari. "Son objectif est au moins d'essayer. Il n'a pas dit : 'je veux courir coûte que coûte'. Il a juste eu le sentiment qu'il se sentait vraiment bien après l'opération et il lui est venu à l'esprit qu'il pouvait peut-être essayer. C'est le plan, il essaiera demain et nous verrons quelle est sa condition réelle", explique le team manager au site officiel du MotoGP.

"Logiquement, avec un os fracturé, ce sera difficile, mais qu'en est-il si ce n'est pas le cas ? Je pense que c'est ce qu'il a à l'esprit", souligne Puig, dont l'équipe a accepté d'autoriser cette tentative à son pilote en dépit d'un plan initial qui prévoyait son retour, au mieux, à Brno dans deux semaines. "Après ce qu'il a montré pouvoir faire et les examens médicaux, nous devions lui donner le droit en tant que personne de faire ce qu'il pense devoir faire, en signe de respect. C'est ce que l'on fera et demain on verra."

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Márquez reprendra la piste en EL3, profitant du travail déjà réalisé le week-end dernier sur sa machine pour rester au repos une journée de plus. Les deux autres pilotes qui étaient venus grossir l'infirmerie le week-end dernier ont, eux, déjà repris le guidon : Álex Rins, victime d'une luxation et d'une petite fracture de l'épaule samedi, et Cal Crutchlow qui s'est cassé le scaphoïde et souffrait de divers traumatismes après une chute au warm-up. Ils sont derniers au classement du jour.

Si le retour en piste de ces trois pilotes lourdement blessés il y a moins d'une semaine étonne, épate ou laisse pantois, rares sont les autres coureurs à admettre leur surprise. Pecco Bagnaia a eu la langue plus déliée que d'autres, assurant qu'il ne s'attendait pas au retour du #93 cette semaine : "Qu'il fasse son apparition pourquoi pas, mais qu'on lui donne le feu vert, non sûrement pas !"

Bien qu'il concède que tout dépend de comment le pilote blessé se sent, l'Italien peine à croire qu'une blessure à première vue si préoccupante permette de reprendre la piste si vite. "Ça semblait vraiment grave, mais s'il arrive vraiment à piloter c'est qu'ils nous auront fait penser que c'était nettement plus grave que ce que ça a été en réalité, parce qu'avec une fracture de ce genre je ne pense pas du tout qu'en deux ou trois jours on puisse revenir, surtout sur des motos comme celles-ci."

"C'est dur à juger de l'extérieur, il faudrait savoir ce qui s'est passé et quelle opération il a subie", tempère pour sa part Valentino Rossi. "De l'extérieur, c'est difficile de comprendre ce qui s'est passé, car en voyant la chute mais surtout les heures qui ont suivi ça semblait une blessure très grave et tout le monde donnait pour acquis que Márquez serait absent longtemps. Au lieu de ça, au bout de trois jours il est là, il va bien, il a l'air OK", ajoute le #46, jugeant son ancien adversaire "très courageux" dans sa démarche.

Un contrôle médical suffisant

Pour la plupart, les pilotes s'en remettent au libre arbitre des principaux intéressés, et font aussi confiance au verdict des médecins. Lorsqu'il lui est demandé si le corps médical ne devrait pas un peu plus bloquer les élans des pilotes afin de les protéger d'eux-mêmes, Aleix Espargaró admet être d'accord, mais garantit qu'il n'y a pas matière à s'inquiéter. Les contrôles destinés à évaluer l'aptitude des blessés à reprendre la piste sont selon lui des indicateurs fiables.

"Ces trois, quatre ou cinq dernières années, on a beaucoup amélioré l'aspect médical du championnat. Nous avons de très bons médecins, de très bons tests [à passer]", assure le pilote espagnol. "Je crois que les tests auxquels il faut qu'on se soumette après une blessure sont suffisants pour courir. Je dois dire que Charte et Mir sont des médecins incroyablement bons et s'ils nous autorisent à courir, ça veut dire qu'on est capable de piloter notre MotoGP."

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini, avec Dr Angel Charte, directeur médical MotoGP, et le Dr Michele Zasa, directeur de la Clinica Mobile

"Marc tente de revenir ce week-end, comme Rins et Cal, mais je crois que le contrôle médical qu'ils ont passé est suffisant, pour eux comme pour les autres pilotes afin que l'on soit en sécurité quand on court ensemble", poursuit Espargaró, pour qui ce retour notamment du Champion du monde en titre n'est pas si étonnant connaissant sa volonté de fer et la passion qui l'anime. "Ce n'est qu'un exemple de plus de comment sont les pilotes, à quel point on aime ce sport. Ce n'est pas juste un job, c'est aussi notre passion. Je suis sûr que tout le monde essaierait autant que Marc [de revenir]."

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"Il est très bon physiquement, il s'entraîne beaucoup d'un point de vue musculaire, alors il peut compenser un peu", estime le pilote Aprilia. "Álex Rins aussi a eu une grosse blessure et il tente [de revenir]. Cal aussi, sa blessure est très mauvaise, parce qu'on sollicite beaucoup le scaphoïde, alors ce sera un week-end très dur pour lui aussi. Je pense que ce sport est incroyable et ce n'est qu'un exemple de plus en ce sens."

Un avis partagé par Franco Morbidelli, qui assure qu'il ne craint pas de partager la piste avec un pilote aussi fraîchement passé en salle d'opération. "Pour moi, c'est safe… pour lui, je ne sais pas ! C'est un risque qu'il prend, c'est certain, mais pour gagner le championnat, il faut prendre des risques. On verra comment ça se passera", a déclaré le pilote italien. "Je sais que je cours contre lui, mais ce n'est pas moi qui suis blessé… Pourquoi cela devrait-il être une préoccupation pour moi ? C'est un risque qu'il prend afin de continuer à se battre pour remporter le championnat et c'est une décision courageuse, c'est certain."

Avec Guillaume Navarro

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP d'Andalousie
Lieu Circuito de Jerez
Pilotes Marc Márquez Alentà
Équipes Repsol Honda Team
Auteur Léna Buffa