Márquez admet avoir eu une infiltration d'antidouleurs pour le GP d'Autriche

Marc Márquez se sent encore contraint de s'injecter des antidouleurs avant le départ des courses, comme ce fut le cas en Autriche.

Márquez admet avoir eu une infiltration d'antidouleurs pour le GP d'Autriche

Très positif après le Grand Prix d'Autriche, sur lequel il a retrouvé de bonnes sensations et s'est montré capable de se battre roues contre roues contre de nombreux adversaires en pleine forme, Marc Márquez a admis avoir choisi de se faire injecter des anti-douleurs en amont de la course, afin de s'assurer de tenir la distance.

C'est précisément une infiltration d'Enantyum que le pilote Repsol Honda a reçue pour supporter la douleur pendant le Grand Prix disputé sur le Red Bull Ring. Marc Márquez a expliqué qu'il avait dû se résoudre à subir ces soins pour la course de dimanche après avoir souffert d'une forte douleur au bras droit pendant le warm-up, dans la matinée. Le pilote Honda a expliqué dimanche après-midi qu'il ne sait toujours pas quand il sera pleinement rétabli.

"Je ne sais pas où j'en suis, je n'ai pas encore terminé et je ne comprends toujours pas quel jour fera mal et quel jour ne fera pas mal", décrit-il avec une certaine forme de sérénité. "Samedi, j'étais parfait, mais ce dimanche, j'ai pris le départ de la course avec une injection car j'avais très mal [au bras droit et à l'épaule] pendant le warm-up. J'ai eu une infiltration d'Enantyum et je n'ai pas ressenti trop de douleur, ça s'est bien passé. J'ai ressenti de la fatigue, mais je n'ai pas eu mal."

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Une habitude cette saison

L'Enantyum est un antidouleur anti-inflammatoire non stéroïdien, qui se prend généralement sous forme de comprimés ou de boisson, mais le pilote l'a injecté pour un effet plus important et plus rapide. Márquez a reconnu que ce n'était pas la première fois qu'il devait recourir à une méthode d'infiltration cette saison pour faire face à la douleur.

"A l'exception de l'Allemagne, où ça ne m'a pas gêné, et du week-end dernier, presque tout le reste du temps… Je dirais que j'ai dû le faire trois ou quatre fois. Cela dépend de la sensation que j'ai, c'est de l'Enantyum que vous pouvez acheter en pharmacie, ils l'infiltrent dans les muscles parce que de cette façon il a plus d'effet et il agit plus rapidement. J'essaie de l'éviter parce que je sais que demain je serai moins bien, mais en course ça aide toujours : tu as mal, mais tu peux un peu plus forcer." Avant détenir à rapidement, préciser : "tu peux l'acheter en pharmacie, mais avec une ordonnance !"

Marquez admet avoir tout de même ressenti une certaine difficulté à un stade de la course : "Physiquement, il y a eu un moment où je n'en pouvais plus. J'ai regardé le tableau et il restait 15 tours à faire, beaucoup ! Mais le fait d'être derrière Quartararo m'a aidé à me détendre. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai commencé à comprendre les choses, à essayer de freiner différemment, à me positionner différemment sur la moto, à pouvoir aller vite et en même temps à penser à la moto, à voir ce qu'il faisait différemment ou mieux, et en l'étudiant, je suis arrivé sur Bagnaia. J'ai pu le rattraper rapidement. En fin de compte, il semblait que la pluie du dimanche pourrait être mon alliée, mais elle a finalement été mon ennemie !"

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La chute en fin de course, pas une question de douleur

Márquez assume sa chute à trois tours de l'arrivée comme ce qu'elle a réellement été : une perte de contrôle de sa Honda sur une piste alors de plus en plus glissante, alors que les conditions météo devenaient particulièrement piégeuses. En aucun cas cette erreur à quelques tours de l'arrivée n'est le fruit de sa condition physique amoindrie, assure-t-il. Après avoir changé de moto, le pilote Honda n'a pas tout simplement pas été en mesure de réaliser une grande performance dans ces nouvelles conditions.

"Je suis sorti et me sentais bien, mais peut-être que j'ai freiné trop tard : je pensais aller large, lever la main et laisser les pilotes derrière moi passer, mais la roue avant s'est bloquée et je n'ai pas pu éviter la chute. Mais j'insiste, je vais garder les tours que nous avons fait sur le sec. Je préfère faire quelques bons tours sur le sec plutôt que de parier sur un flag to flag pour obtenir un bon résultat."

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