Márquez alerte : "21 courses, ça commence à devenir beaucoup"

Fabio Quartararo, Marc Márquez et Joan Mir s'inquiètent d'un calendrier de plus en plus éprouvant pour l'ensemble du personnel du MotoGP.

Márquez alerte : "21 courses, ça commence à devenir beaucoup"

Le calendrier 2022 du MotoGP récemment dévoilé prévoit 21 rendez-vous, un nouveau record pour la catégorie. Ce nombre de courses est permis par le retour des manches annulées sur fond de pandémie ces deux dernières saisons, mais aussi par l'arrivée de la Finlande et de l'Indonésie. La Dorna souhaite continuer à tisser sa toile sur l'ensemble du globe et c'est ainsi que la Hongrie doit notamment intégrer le calendrier en 2023.

Fabio Quartararo est ravi de retrouver un calendrier avec plus de manches hors d'Europe, seuls le Qatar et les États-Unis ayant répondus à ce critère cette année, y voyant "une étape de plus vers le retour à la normale" après les annulations en cascade depuis le mois de mars 2020. "Je suis impatient de rouler sur la nouvelle piste en Indonésie, qui semble assez rapide et sympa", a ajouté le leader du championnat, qui espère néanmoins que "le calendrier ne changera plus" à l'avenir : "Si on veut aller à plus d'endroits, il faudra des remplacements. Plus de 22, ça serait une saison assez longue."

Marc Márquez s'inquiète aussi de ce calendrier toujours plus dense et estime que de nouveaux Grands Prix ne pourront être intégrés que si d'autres disparaissent. "C'est vrai qu'on veut aller dans de nombreuses parties du monde, mais 21 courses ça commence à devenir beaucoup", a estimé l'octuple Champion du monde. "Si on veut aller dans plus de pays, il faudra enlever quelques courses. Je pense que 20, 21 ou 22 courses au maximum, c'est déjà suffisant sur une année."

"On ne peut pas continuer comme ça", a-t-il ajouté. "Les motos sont toujours plus exigeantes physiquement et si on enchaîne plusieurs courses, une petite blessure peut beaucoup influencer le championnat. Pour moi, 21 c'est acceptable, 22, ça peut l'être, mais il faut mettre une limite. Les pilotes et les équipes doivent mettre une limite au nombre de courses. Je pense que la Dorna est du même avis que nous. Je suis d'accord pour aller dans différents pays mais si on en ajoute un, il faut en enlever un autre. Il faut trouver un compromis."

Ce compromis devrait débuter par une alternance entre les quatre manches espagnoles présentes au calendrier. Joan Mir juge des changements nécessaires pour éviter un calendrier particulièrement épuisant pour le personnel des équipes, élément sur lequel il alertait déjà cet été"Nous, au final, on est les pilotes et ça n'est pas un problème pour nous, mais pour les personnes qui travaillent dans ce milieu le fait d'avoir sans cesse plus de courses offre moins de temps à passer à la maison, avec sa famille, et c'est ce qui est le plus important", a rappelé le pilote Suzuki. "Donc, moi, ça me va. Par contre, je ne comprends pas la Formule 1, qui va faire 23 courses d'après ce que j'ai entendu. Pour moi c'est dingue. Je ne sais pas combien de courses on peut faire dans l'année. Ce sera dur, je n'ai jamais vécu une situation comme celle-ci donc on verra."

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Avec Léna Buffa

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