Márquez a engrangé un maximum de points avant le sprint final

Point après point, le défenseur du titre MotoGP se constitue une petite avance qui pourrait s'avérer précieuse alors qu'il ne reste plus que quatre Grands Prix au programme de ce championnat.

C'est en leader du championnat que Marc Márquez va retrouver dans quelques jours le Japon, où il avait remporté l'an dernier le titre dès sa première balle de match. Il y arrivera cette fois avec une avance de 16 points (contre 52 il y a un an), mais surtout sur une très bonne lancée.

Il vient en effet de vivre un été d'une solidité remarquable, avec quatre victoires et une deuxième place (de justesse) en l'espace de six courses, le faux-pas étant à mettre sur le compte de la mécanique alors qu'il jouait à nouveau la gagne à Silverstone. En six rounds, il a donc marqué 120 points sur les 150 possibles. En comparaison, Andrea Dovizioso, le seul autre pilote à avoir pu monter sur la plus haute marche du podium, a engrangé 93 unités, Viñales 85 et Pedrosa 83. Avec un forfait à son actif, Valentino Rossi a marqué 60 points, soit précisément la moitié du capital glané par Márquez.

Peu à peu, Marc Márquez affirme sa suprématie. Quatrième du championnat à 11 points du leader après Assen, l'Espagnol en est à présent le leader avec une marge de 16 unités, après cette série de six courses très prolifiques. "C'est important d'arriver au Japon avec cette petite avance", soulignait-il après s'être imposé en Aragón, où ses rivaux ont, chacun à un degré divers, marqué le pas.

"Mes principaux adversaires au championnat perdent des points, on se crée donc une petite avance", constatait-il. "Au championnat, je suis en tête avec 16 points [sur Dovizioso] et 28 points [sur Viñales]. Mieux vaut avoir cette avance que de ne pas l'avoir. Mais le plus important pour moi c'est que depuis Montmeló je me sens vraiment bien. Je suis toujours monté sur le podium, à part seulement à Silverstone – vous savez ce qui s'est passé. Depuis Montmeló, dans toutes les conditions, sur toutes les pistes, on est là. On va essayer de rester concentrés, de conserver la même mentalité, la même vitesse pour les prochaines courses."

"Bien sûr, c'est un bon week-end pour le championnat parce qu'on est arrivé ici à égalité avec Dovi", poursuivait-il, arguant que malgré son succès les conditions n'étaient pas idéales pour lui. "Je savais que c'était un circuit sur lequel Dovi pouvait avoir du mal, parce que l'année dernière il avait été très en difficulté. Mais, franchement, je pensais que je me serais mieux senti. Dès le début, mon feeling n'a pas été bon et ce n'est qu'au warm-up que je me suis senti bien. En course, à nouveau, j'étais très en difficulté, cependant le plus important c'est que, même comme ça, j'ai réussi à finir au top. Pour ce championnat ce sera important : dans toutes les conditions, sur tous les circuits, essayer d'être dans le top 3, c'est la clé."

Une saison qui reste un "point d'interrogation"

Bien qu'il ait pris de l'avance, Marc Márquez sait pertinemment que celle-ci pourrait être gommée par une quelconque erreur ou une éventuelle blessure. "Le championnat est vraiment difficile à comprendre, à gérer, parce qu'on ne peut pas faire la moindre erreur, on ne peut pas enregistrer un zéro, mais d'un autre côté il faut prendre les risques", martèle-t-il. "Aujourd'hui [dimanche] si je n'avais pas pris de risques, j'aurais fini troisième, mais je les ai pris parce que dans la situation dans laquelle on est, il faut tout donner et essayer."

Toute opportunité est à saisir car ce championnat continue de malmener les pronostics. Week-end après week-end, les pistes historiquement les plus favorables aux uns ou aux autres réservent des surprises, poussant le défenseur de la couronne à une stratégie simple : prendre tout ce qui est à prendre, étant donné que toute avance est précieuse pour pouvoir réagir aux situations les plus inattendues.

"Jusqu'à l'année dernière, Motegi était l'un des circuits sur lesquels j'étais un peu en difficulté, mais l'année dernière je m'y suis senti vraiment bien. Je pilotais de façon très régulière et très vite", rappelle l'Espagnol. "On verra cette année. Cette année c'est un point d'interrogation. L'Autriche était un circuit sur lequel je m'attendais à être très en difficulté et j'ai été rapide. Ici [en Aragón], je m'attendais à être très à l'aise et, même si j'ai gagné, j'ai eu plus de mal que ce à quoi je m'attendais. J'espère donc qu'à Motegi je vais me sentir bien dès le premier tour quand je vais prendre la piste le vendredi."

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