Márquez et la pression : "Elle t'affecte physiquement et mentalement"

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Márquez et la pression :
Oriol Puigdemont
Par : Oriol Puigdemont
2 déc. 2016 à 08:45

Le Champion du monde 2016 aura vécu une expérience nouvelle ces derniers mois, s'imposant malgré une moto peu convaincante en début d'année et une pression plus forte que jamais.

Marc Marquez, Repsol Honda Team, fête son titre de champion du monde à Cervera, en Espagne
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Le Champion MotoGP Marc Marquez
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team, fête son titre de champion du monde à Cervera, en Espagne
Marc Marquez, Repsol Honda Team, avec des fans
Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Marc Marquez, Repsol Honda Team, Jorge Lorenzo, Yamaha Factory Racing
Les Champions du monde 2016 : Brad Binder, Red Bull KTM Ajo, KTM, en Moto3 ; Marc Marquez, Repsol Honda Team, en MotoGP ; Johann Zarco, Ajo Motorsport en Moto2
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Marc Marquez, Repsol Honda Team, Jorge Lorenzo, Yamaha Factory Racing, Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team

En plus d'une occasion, Marc Márquez a révélé que c'est cette année qu'il a véritablement compris comment la pression pouvait affecter un pilote. "Je ne dis pas que je ne savais pas ce qu'était la pression, mais je ne l'avais pas ressentie jusqu'alors. En tout cas, pas dans une dimension aussi importante", a-t-il répété à plusieurs reprises.

Une fois sa troisième couronne MotoGP assurée, le pilote Honda en a dit un peu plus sur ce qu'il a dû supporter en 2016, une saison débutée avec une moto moins équilibrée qu'elle ne l'était ces dernières années.

"La pression est difficile à expliquer, c'est quelque chose qui te fait te sentir moins sûr de toi et qui fait entrer les doutes. C'est quelque chose qui t'affecte physiquement et mentalement, et qui te fait terminer le week-end complètement 'détruit'", explique l'Espagnol dans une interview diffusée par la revue officielle Honda.

Une lutte avec lui-même

S'il a conquis son titre, le troisième en quatre ans, à trois manches de la fin de la saison et en remportant plus de courses que quiconque, le parcours de Márquez en 2016 n'a pas été des plus simples. Le nombre de ses victoires (5) ne lui garantissait en rien le titre, et d'ailleurs il en avait obtenu tout autant l'année dernière mais s'était classé troisième du championnat.

S'il s'est imposé cette année, c'est parce qu'il a été celui qui a commis le moins d'erreurs et parce qu'il a su se montrer patient, poussé en cela par une moto significativement inférieure à ses rivales lorsqu'elle s'est présentée sur la première course de la saison, au Qatar.

Le 'nouveau Márquez", moins agressif et plus complet, a expliqué avoir souvent été tiraillé entre son instinct, qui le poussait à attaquer, et son côté plus rationnel. Or, lorsqu'il était en piste, ce n'était pas si simple à gérer.

"C'est le titre le plus spécial [que j'ai décroché], compte tenu de la pression, du fait que beaucoup de personnes regardaient ce que je faisais, et aussi parce que c'est l'année pendant laquelle j'ai senti, non pas que j'avais la plus mauvaise moto, mais que sur certains circuits elle n'était pas prête", explique-t-il sur le site officiel du MotoGP. "Franchement, ça a parfois été difficile d'accepter que certains pilotes me dépassent et finissent devant moi, mais j'ai dû comprendre que c'était bon pour le championnat."

Et l'Espagnol révèle par ailleurs que la base de set-up qui s'est révélée la meilleure pendant la saison n'a été trouvée qu'à Losail, peu avant l'extinction des feux pour la première course : "Au Qatar, dans la dernière heure, on a effectué un gros changement sur l'équilibre de la moto et on a trouvé le compromis pour ce circuit, qui s'est avéré être aussi le meilleur compromis pour toute la saison."

Un déclic obtenu avec son équipe, à laquelle le Catalan n'a pas hésité à rendre hommage, rappelant qu'il s'était appuyé sur elle notamment pour répondre à cette pression qui pesait sur ses épaules : "J'ai beaucoup de chance de pouvoir compter sur une grande famille dans le paddock. Mon équipe m'aide beaucoup à déconnecter. Avec eux, on ne parle pas que de courses et je peux ainsi me relaxer."

À 23 ans, Marc Márquez a passé un cap dans sa jeune carrière et appris à gérer ces derniers mois plus de difficultés qu'il ait jamais connues. Un ingrédient qui pèse d'autant plus lourd qu'il s'ajoute à des statistiques époustouflantes : en pole sur plus de la moitié des courses qu'il a disputées en MotoGP, il est monté sur le podiums sept fois sur dix ces quatre dernières années et compte déjà, toutes catégories confondues, plus de victoires qu'un certain Mick Doohan...

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Séries MotoGP
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Auteur Oriol Puigdemont
Type d'article Actualités