Márquez venait de "renoncer" quand Bagnaia est tombé

Marc Márquez venait d'abdiquer face à Pecco Bagnaia au moment où le pilote Ducati est parti à la faute au GP d'Émilie-Romagne, lui offrant un succès inattendu.

Márquez venait de "renoncer" quand Bagnaia est tombé

Il faut maintenant compter avec Marc Márquez. Pour la première fois de l'année, l'Espagnol s'est imposé sur un circuit majoritairement fait de virages sur la droite, où son bras blessé l'an dernier le fait encore souffrir. Durant une grande partie de l'épreuve, il a suivi Pecco Bagnaia comme son ombre et donnait l'impression d'attendre les derniers tours pour porter ses attaques, comme au GP d'Aragón à la fin de l'été. Le scénario a finalement été tout autre. 

Márquez a commencé à perdre le contact avec Bagnaia et quelques instants plus tard, le pilote Ducati est parti à la faute, voyant ses chances de victoire et ses derniers espoirs de titre s'envoler. Le #93 reconnaît qu'à ce moment de l'épreuve, son bras commençait à le ralentir et qu'il n'était plus en mesure de suivre le rythme imposé par l'Italien.

"On a été chanceux parce que Pecco était un peu plus rapide que nous", a déclaré Márquez au site officiel du MotoGP. "Quand il a poussé, j'ai renoncé. Dans le tour où il a commencé à attaquer plus et où j'ai renoncé, il est tombé. Heureusement, il va bien mais on a profité de cette chute et on a bien fini la course."

"C'est important pour moi parce que j'ai pu piloter normalement dans la première moitié de la course. Dans la dernière partie, j'ai commencé à sentir quelque chose, à perdre mes sensations à l'avant et je ne roulais pas comme je le voulais. Mais malgré ça, j'ai pu rester à un rythme constant. On continue à progresser. C'est la meilleure façon de finir la saison 2021 et de bien préparer 2022."

Après un samedi troublé par deux chutes et une spectaculaire cabriole, Marc Márquez espérait simplement entrer dans le top 5 ce dimanche. Son succès a naturellement été favorisé par les erreurs des pilotes Ducati, Jack Miller étant lui aussi parti à la faute en début d'épreuve, mais le pilote Honda s'était idéalement positionné. Parti septième, il était déjà quatrième à la sortie du premier virage et il a très vite attaqué Miguel Oliveira, pour se placer dans le sillage des motos rouges, avant de profiter de leurs abandons.

"Quand je suis arrivé en MotoGP, l'un de mes points faibles était le départ, et maintenant c'est devenu l'une de mes principales forces", s'est réjouit Márquez en conférence de presse. "Cette année, j'ai réalisé que les qualifications ne sont pas mon point fort, donc j'ai commencé à me concentrer vraiment sur les départs."

"Je suis parti très bien, très vite : je suis passé de la septième à la troisième place dans le premier tour. Je savais que les deux pilotes Ducati attaqueraient dès le début. En fait, quand j'ai vu le chrono de 1'32"2 au début, je me suis dit 'OK, qu'est-ce qui se passe ?'. Hier, j'avais du mal à faire 1'33"8. Mais aujourd'hui les sensations étaient là et la moto fonctionnait bien."

Quartararo a "su souffrir" cette année

Le succès de Marc Márquez passe naturellement au second plan ce dimanche, les regards étant tournés vers le Champion du monde 2021, Fabio Quartararo. Celui qui a décroché six titres dans la catégorie reine se montre beau joueur et accepte de céder la lumière au Français... avec l'espoir de la lui reprendre l'an prochain.

"On peut beaucoup parler, dire que c'est une journée importante, blablabla, mais ce n'est pas notre journée. C'est la journée de Fabio, la journée du champion. Le plus rapide, le plus constant, le meilleur pilote de l'année, donc le champion. Fabio a fait une saison incroyable. Il a pu être rapide et surtout constant, une chose difficile à avoir. Il a su souffrir. Quand il souffrait, il arrivait à finir dans le top 5 ou sur le podium. Je vais essayer d'apprendre de ce qu'il a fait et de me battre face à lui, le champion, en 2022."

Lire aussi :

partages
commentaires
Quartararo ramène le titre à Yamaha, six ans après Lorenzo
Article précédent

Quartararo ramène le titre à Yamaha, six ans après Lorenzo

Article suivant

Quartararo : "Je vis un rêve, je ne réalise pas ce qui m'arrive"

Quartararo : "Je vis un rêve, je ne réalise pas ce qui m'arrive"
Charger les commentaires