Viñales ressent déjà l'aide de Crutchlow auprès de Yamaha

Impressionnant de maîtrise au Grand Prix du Qatar, Maverick Viñales juge sa victoire comme un signe de l'apport du nouveau pilote essayeur de Yamaha et des progrès accomplis cet hiver.

Viñales ressent déjà l'aide de Crutchlow auprès de Yamaha

Maverick Viñales a beaucoup cité Cal Crutchlow dimanche soir, à l'heure de débriefer sa première victoire de la saison, au Qatar. Il assure que l'arrivée de l'Anglais en tant que pilote d'essais de Yamaha se fait déjà sentir, même si Crutchlow n'a pour le moment participé qu'aux tests de pré-saison, début mars à Losail, puisque cela lui a permis de mieux se concentrer sur son Grand Prix.

"Nos sensations et notre feedback sont très similaires, et c'est très important", souligne le pilote espagnol. "On a un pilotage très similaire. J'ai été assez surpris, car le dernier jour des tests j'ai essayé sa moto et elle me convenait super bien. C'est le genre de choses qui m'aide beaucoup à rester concentré sur la course, au lieu d'être concentré sur le fait d'essayer des choses. C'est une mentalité totalement différente par rapport à l'année dernière, parce que parfois il fallait qu'on teste beaucoup de choses. Et j'aimerais que tout fonctionne, mais généralement rien ne fonctionne quand on essaye quelque chose pendant le week-end de course !"

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"Cela nous apporte beaucoup de tranquillité, parce qu'on sait que quand Cal va dire que quelque chose est bien, ça le sera. J'y crois", assure le pilote espagnol. "Cal comprend très bien le potentiel de la moto et là où nous devons aller. Cela nous donne l'opportunité de juste se concentrer sur la course. Et Cal fait du très bon travail, alors j'ai hâte d'avoir un autre test avec lui et de travailler à ses côtés pour essayer de progresser. On a les mêmes idées, le même genre de sensations sur la moto et c'est fantastique."

Malgré la prise de pouvoir des Ducati au départ, capables de s'extraire de façon impressionnante de la grille, Maverick Viñales, sixième à l'issue du premier tour, a parfaitement géré sa course, dosant avec sensibilité son attaque afin de disposer de pneus encore capables de hausser le rythme lorsqu'il est passé à l'attaque durant la seconde moitié de la course.

"J'ai senti que ma vitesse de passage était dingue", décrit-il. "Avec Yamaha, on a travaillé très dur pour améliorer l'avant de la moto, et Cal aussi a travaillé très dur. La façon donc Cal pilote la moto est très similaire à la mienne et ça m'aide à comprendre beaucoup de choses, d'autant qu'il vient d'un gros constructeur et qu'il nous a donné des conseils qui ont été bons pour la course."

Cal Crutchlow doit reprendre la piste du 12 au 14 avril à Jerez, avec notamment pour objectif, selon Maverick Viñales, de travailler sur la distribution de puissance afin qu'elle soit mieux contenue. Il s'agira d'une autre étape importante dans le travail mené pour peaufiner la M1, qui semble déjà s'être améliorée cet hiver grâce notamment à un nouveau châssis.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing, Maverick Vinales, Yamaha Factory Racing

En écho aux propos de Fabio Quartararo, pour qui la Yamaha n'est plus la moto facile d'antan, Maverick Viñales balaye l'idée d'une M1 qui refuserait tout pilotage agressif. Et pourtant, il assure sentir que "la Yamaha est de retour" et retrouver son ADN. "On connaît nos forces. On semble savoir comment en tirer profit et c'est très important. Ça faisait longtemps que je ne ressentais pas le potentiel qu'on a eu [dimanche] et qui est au final l'ADN de la Yamaha. Ça faisait longtemps que je ne ressentais pas cela et que je ne faisais pas une telle différence en vitesse de passage. C'est vraiment bien"

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"Ce que j'essaye de faire, c'est d'aider la moto. J'essaye d'être agressif mais dans le même temps doux. J'essaye de freiner tard et fort, mais j'essaye aussi de faire en sorte que la moto ne bouge pas trop. Et cette Yamaha semble aimer ça", décrit-il. "Au final, ce qu'il faut faire c'est comprendre la moto et essayer de l'aider. C'est ce qu'on essaye de faire. On n'y touche pas beaucoup, j'essaye juste de beaucoup travailler sur mon style de pilotage et de m'améliorer virage après virage."

"Globalement, il faut bien sûr pousser la moto. Ce n'est plus la moto avec laquelle on disait 'mantequilla' avant", souligne Viñales en référence au "beurre" qui symbolisait le toucher d'un Jorge Lorenzo sachant être doux et fluide. "Il n'est plus question de mantequilla : maintenant il faut pousser, freiner tard, ouvrir les gaz de manière agressive, mais dans le même temps il faut être doux."

Solide en piste et affichant une confiance qu'on lui a peu connue ces deux dernières saisons, Maverick Viñales n'en est pas moins prudent, convaincu que la vérité d'un Grand Prix n'est pas celle de la saison et que le travail doit se poursuivre.

"Il faut encore qu'on progresse. II faut qu'on travaille très dur, parce que ce n'est que la première course, alors on garde les pieds sur terre. On va essayer de travailler encore plus dur à la prochaine et d'être plus rapides aussi, surtout au départ ! Le reste est OK, mais au départ il faut qu'on soit meilleurs."

"J'ai le sentiment qu'on a fait une bonne moto, mais ce n'est que la première course, il faut qu'on voie si elle sera bien à Portimão ou Jerez. Mais pour le moment on peut dire qu'on fait du bon travail en tests et voilà ce que l'on a accompli à la première course. Attendons de voir la deuxième course, car il est certain qu'elle sera totalement différente et il faut qu'on soit prêts."

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