Michelin renforce l'allocation pour le nouvel asphalte d'Assen

Après avoir retrouvé le Sachsenring, le MotoGP fait son retour à Assen, une piste également absente depuis deux ans. Entre-temps, elle a été resurfacée, si bien que le manufacturier ne sait pas très bien à quoi s'attendre.

Michelin renforce l'allocation pour le nouvel asphalte d'Assen

Les vacances approchent pour le MotoGP. Mais avant un repos bien mérité, le championnat s'attaque cette semaine à l'une de ses épreuves historiques, le Grand Prix des Pays-Bas. Assen revient au calendrier après son absence la saison dernière, et par rapport à la dernière édition, disputée en 2019, il y a une nouveauté importante : un nouvel asphalte a en effet été posé et n'a jamais été testé par les acteurs du championnat.

Il s'agira donc d'une inconnue supplémentaire pour les techniciens Michelin qui, comme le prévoit le règlement dans ces cas-là, ont apporté dans leurs valises quatre options au lieu des trois habituellement consenties. Chaque pilote disposera de trois pneus de cette spec, à l'avant comme à l'arrière.

Piero Taramasso, responsable deux roues de Michelin Motorsport, nous en dit plus en répondant aux questions de l'édition italienne de Motorsport.com et revient également sur le Grand Prix qui s'est déroulé le week-end dernier en Allemagne.

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Quels choix ont été faits par Michelin pour ce Grand Prix des Pays-Bas ?

En ce qui concerne l'avant, tous les pneus sont symétriques. Le medium et le tendre sont les mêmes gommes qu'en 2019, tandis que le dur est un tout petit peu plus rigide. La quatrième spec est une gomme extra-dure à utiliser si jamais le nouvel asphalte devait générer des températures très élevées et causer une forte dégradation. À l'arrière, en revanche, tous les pneus sont asymétriques, le côté droit étant le plus dur car il est le plus sollicité. Là encore, le soft et le medium sont les mêmes gommes qu'en 2019, tandis que le hard est un peu plus souple dans la partie centrale afin d'offrir un peu plus d'adhérence dans la phase de freinage. C'est un choix que nous avons fait en sachant que nous avons l'option de secours de l'extra-hard en cas de problème avec le nouvel asphalte.

Les prévisions n'annoncent toutefois pas une météo très stable pour le week-end...

Il y a un peu de risque de pluie samedi et dimanche, même si les prévisions s'améliorent au fil des jours. En tout cas, on peut toujours s'attendre à un peu de pluie à Assen, même quand elle n'est pas prévue, car le temps peut changer rapidement. Nous apportons nos pneus pluie standard, symétriques à l'avant et asymétriques à l'arrière, en gommes medium et soft. Nous sommes donc confiants en cas de pluie.

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team Gresini, au départ

Revenons-en à la course du Sachsenring : il a fallu y faire face à des températures plus élevées que prévu…

Le Sachsenring est un circuit exigeant pour les pneus, l'un des plus durs avec Phillip Island. La caractéristique est que les pneus chauffent beaucoup sur le côté gauche et les fortes températures n'aident pas. Le week-end dernier, l'asphalte était en permanence proche des 50°C. Cela aurait pu les mettre en crise, mais ça s'est assez bien passé. En ce qui concerne les choix, presque tout le monde a utilisé le hard à l'avant et le medium à l'arrière. Il s'agissait du plus performant [à l'arrière] et aussi de celui qui garantissait le plus de constance sur la distance de la course. Dès le premier jour, il y avait peu de doutes et les données nous ont montré que c'était le bon choix pour la course.

La course n'a pas été extrêmement spectaculaire, mais il est difficile de doubler au Sachsenring. Pour nous, il est toutefois important de noter que Márquez, Oliveira et Quartararo ont réussi à maintenir des temps très réguliers, avec un écart d'à peine huit dixièmes entre leur meilleur tour et le plus lent. Avec 30 tours à parcourir et sur un circuit comme le Sachsenring, c'est une bonne performance. Nous n'avons pas établi de nouveau record de temps sur la distance de la course, celui de 2017 étant resté invaincu, en revanche Márquez a bouclé sa course plus vite qu'en 2019, et ce malgré quelques gouttes de pluie. Et puis, pour nous, il est important aussi que trois motos différentes aient formé le podium et que toutes les marques aient figuré dans le top 10, car cela signifie que nos pneus fonctionnent bien sur toutes les motos.

Pecco Bagnaia a dit qu'il lui a fallu six ou sept tours pour faire fonctionner son pneu arrière en course, avant d'être l'un des plus rapides dans la seconde partie de la course. Comment l'expliquez-vous ?

Cela pourrait en partie être dû a des pressions un peu conservatrices, mais je pense que c'est plus lié au fait que Pecco s'est retrouvé dans le trafic au tout début de la course. Parfois, il suffit d'être plus lent de quelques dixièmes pour que les pneus aient besoin de plus de temps pour monter en température. C'est quelque chose qui peut arriver. Ceci étant dit, il n'a pas accusé le pneu dans son analyse. Dans ses premiers tours, il a fait deux fois 1'23"1 puis 1'22"8, alors que les premiers tournaient en 1'22"9, 1'22"2 et 1'22"1. La différence est énorme et je pense que c'est ce qui lui a coûté cher, parce que les pneus ont besoin d'être très sollicités pour monter en température.

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