Oliveira : "On ne choisit pas les GP où on réussit"

Vainqueur en 2020, Miguel Oliveira a vu l'arrivée de sa course à domicile hors des points, la faute à une chute qu'il peine à expliquer. Le Portugais a malgré tout tenu à remonter sur sa KTM pour finir l'épreuve.

Le Grand Prix à domicile de Miguel Oliveira ne lui a pas apporté le résultat qu'il espérait. Dominateur lors de la première visite du MotoGP sur le tracé de Portimão en conclusion de la saison 2020, le pilote KTM a été en difficulté dès le premier jour cette année, en raison d'une allocation pneumatique différente qui le mettait en difficulté. Oliveira a malgré tout atteint directement la Q2, séance durant laquelle il a fini à terre, l'obligeant à un départ depuis la 10e place.

La course n'a guère été meilleure pour le pilote portugais, 12e en début d'épreuve et victime d'une nouvelle chute au virage 14 avant le cap de la mi-course. Il a pu repartir mais il n'a vu l'arrivée qu'au 16e rang, un tour derrière le vainqueur Fabio Quartararo. "[Ce n'est] bien sûr pas la fin que nous espérions mais on ne choisit pas les Grands Prix où on réussit et ceux dans lesquels on ne réussit pas donc on doit l'accepter et je pense qu'on est assez abattu, mais on garde la tête haute avant d'aller à Jerez", a déclaré un Oliveira philosophe au micro du site officiel du MotoGP.

Lire aussi :

Le Portugais disputait cette course avec un pneu medium à l'avant, naturellement plus sensible à la surchauffe qu'un pneu dur, mais utiliser ce dernier était exclu après les mauvaises sensations ressenties vendredi. La moto d'Oliveira a fait "plus de mouvements que prévu" avec cette gomme et il ne voit aucun autre facteur pouvant expliquer son erreur.

"La chute en elle-même est difficile à expliquer, sincèrement. J'avais la même vitesse, la même trajectoire, la même pression sur les freins mais il était juste très difficile de gérer les pneus à ce moment-là car avec beaucoup d’aspiration, nous avons rapidement surchauffé les pneus dans les premiers tours. C'est devenu assez difficile à gérer, aussi avec beaucoup de carburant et beaucoup de poids sur l’avant. Et la chute est un peu le reflet de ça."

Lors de sa rencontre avec les journalistes par visioconférence, Oliveira a évoqué une "triste fin" à cette course dans son pays natal, précisant pourquoi il a tenu à reprendre la piste malgré une KTM passablement abimée : "J'ai perdu le frein arrière et la moto était très endommagée sur le côté droit, mais je voulais finir la course par respect pour mon équipe, pour mes mécaniciens qui ont complètement reconstruit la moto [samedi] après la chute, et aussi pour les fans portugais. Alors on garde la tête haute et on attend avec impatience le prochain."

Oliveira a connu deux chutes en deux jours au Portugal et malgré quelques égratignures, il n'a eu aucune difficulté à remonter sur sa KTM dimanche, ayant vite compris qu'une trop grosse attaque était à l'origine de son erreur en Q2 : "Lorsque tu chutes et que tu ne sais pas pourquoi, ou parce que tu manques vraiment de confiance en toi, c’est, je pense, plus difficile pour revenir."

"C'était une chute assez bien expliquée techniquement et c'était facile de se relever, de remonter sur la moto et de rouler à grande vitesse donc je pense que c'est une procédure normale pour nous. On ne sait rien faire d'autre alors lorsqu'on chute, on doit se relever et continuer. C’est comme ça dans les sports mécaniques, en particulier en moto parce que tu tombes littéralement."

Avec Chloé Millois

partages
commentaires
Suzuki s'engage en MotoGP jusqu'en 2026
Article précédent

Suzuki s'engage en MotoGP jusqu'en 2026

Article suivant

Le bon retour de Marc Márquez ne surprend pas ses rivaux

Le bon retour de Marc Márquez ne surprend pas ses rivaux
Charger les commentaires