3e pilote Ducati, Jack Miller revoit ses ambitions à la hausse

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3e pilote Ducati, Jack Miller revoit ses ambitions à la hausse
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1 mars 2019 à 15:30

Une moto qui fait un bond de deux ans, une place de choix dans l'organigramme Ducati et une pré-saison prometteuse : voici Jack Miller gonflé à bloc avant le début du championnat, bien décidé à viser le podium.

Depuis son arrivée en catégorie reine, il y a quatre ans, Jack Miller n'a ajouté qu'un seul trophée à sa collection, celui de son extraordinaire victoire à Assen, en 2016. Vice-Champion du monde Moto3 en 2014, l'Australien a grimpé les échelons du MotoGP en faisant ses gammes sur une Honda satellite avant de rejoindre l'an dernier le clan Ducati, chez Pramac. De second pilote du team junior, le voici propulsé cette année au rang de leader, avec à la clé un passage de la GP17 à la GP19, soit un bond de deux ans dans la riche évolution menée à Borgo Panigale. Une promotion qui, en toute logique, alimente à nouveau les ambitions du pilote de 24 ans.

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L'année dernière tu avais la GP17 et cette année la GP19 : quels sont les progrès entre les deux et tes sensations avec ta nouvelle moto ?

J'aime beaucoup la moto, et d'abord la nouvelle livrée qui est géniale. L'évolution entre la GP17 et la GP19 a été grande. Il y a eu beaucoup de développement en 2018, puis à nouveau entre 2018 et 2019, je sens que les progrès ont été importants. En ce qui concerne mes sensations, on a travaillé très dur pendant les essais de pré-saison, avec beaucoup de pièces, beaucoup de tests, d'essais de différents réglages, et simplement d'une manière générale pour faire en sorte que je sois à l'aise avec la moto. Je pense qu'on y est arrivés durant le dernier test, au Qatar. Chaque jour j'ai réussi à progresser et à me sentir à l'aise avec la moto, alors je suis enthousiaste en vue de la saison.

Quels seront tes objectifs ?

L'objectif est toujours de monter sur le podium et j'aimerais y parvenir quelques fois cette année, ce serait bien, mais bien entendu le premier objectif est déjà d'y arriver une première fois. Je sens que j'ai un très bon package et que je suis entouré par une bonne équipe. C'est désormais ma deuxième année chez Alma Pramac Racing, alors tout me paraît un peu plus normal, et disons que je sais à quoi m'attendre en entamant la saison, il n'y a donc pas vraiment de point d'interrogation, je me sens confiant.

[Le podium] c'était l'objectif l'année dernière et on en a été proches plusieurs fois. En qualifications, l'an passé, on a réussi à obtenir de très bons résultats, avec trois départs de la première ligne, mais on n'a pas réussi à les transformer en podiums. Cette année, le podium est donc assurément l'objectif. J'ai une meilleure moto, un meilleur package, capable d'accéder au podium et c'est là que nous devons être.

Jack Miller, Pramac Racing, Francesco Bagnaia, Pramac Racing

As-tu des conseils à donner à Pecco Bagnaia, ton coéquipier ?

Il est déjà assez rapide comme ça ! [rires] Il est très bon, c'est un solide rookie. Tous les rookies cette année sont très forts, que ce soit Mir, Pecco ou Quartararo, ils sont tous vraiment très rapides. On a pu voir que Pecco était vraiment très rapide en Malaisie, puis Quartararo au Qatar a aussi été très, très vite. Tous les rookies sont très bons et l'ensemble de la grille forme un groupe très rapide cette année.

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Comment se passe ta relation avec Ducati ?

Elle est bonne ! C'est désormais ma deuxième année, donc je sais un peu mieux à quoi m'attendre, j'ai un an d'expérience dans le travail avec ces personnes, avec mon team et avec l'usine. Mon rôle avec Ducati est désormais beaucoup plus important qu'il ne l'était l'année dernière, où j'avais l'ancienne moto. Cette année, je vais avoir un peu plus de travail, mais c'est bien, je suis impatient et j'ai hâte de voir quels résultats on pourra obtenir cette saison.

Dans quels domaines la moto peut-elle être encore améliorée ?

Dans tous les domaines. Quand on est pilote, on n'est jamais content, il y a toujours une chose sur laquelle on peut travailler. Par exemple, pendant le test en Malaisie j'ai eu beaucoup de mal avec l'avant, mais on a réussi à régler la stabilité du train avant au Qatar et ensuite on a manqué un peu de grip. Donc on en recherche toujours un peu plus, mais globalement le potentiel de la moto est très bon.

Jack Miller, Pramac Racing

Quelle est ta relation et celle de ton team avec Ducati pour les essais de nouvelles pièces ou l'amélioration de ta moto ? Avez-vous une relation directe ?

Oui. Il y a une relation assez étroite entre notre team et l'usine Ducati, particulièrement pour les pièces à tester. Je crois que les pièces sont d'abord principalement testées par Pirro et ensuite elles reviennent vers moi – ou peut-être aussi vers Petrucci. En tout cas, on est les suivants à pouvoir tester des choses et, si ça fonctionne suffisamment bien, ils sont intéressés par le fait de les confier à l'équipe factory. Ils nous utilisent comme une étape transitoire entre l'équipe de test et le top pilote, qui à l'heure actuelle est bien sûr Dovi. Ils peuvent faire appel à nous pour tester des choses dans une situation différente, plutôt que juste avec le pilote d'essais.

Quelle est la plus forte évolution sur la moto ?

En général, tout. Rien n'est plus pareil. La puissance, qui est beaucoup plus forte, mais aussi le caractère du moteur, qui est fluide dès les bas régimes, ce qui est très agréable, surtout avec les pneus Michelin. On a pu comprendre un peu plus la moto et la régler un peu plus. Le châssis est mieux aussi, le bras oscillant et l'association avec le châssis fonctionnent très bien pour nous permettre d'être assez doux avec les pneus. Comme on le voit, avec Michelin on tend généralement à utiliser le pneu le plus tendre et je sens que la moto qu'on a actuellement est plutôt bonne avec le soft. On a fait évoluer notre moteur, mais il semble que ce soit le cas de tout le monde, et Honda a un moteur très fort. Ce sera donc une année intéressante.

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Sur quel circuit penses-tu pouvoir obtenir ton meilleur résultat cette année ?

Il y a plusieurs pistes que j'aime beaucoup. Le Qatar n'est pas une mauvaise piste pour moi – elle n'a pas jamais été géniale, mais pas trop mal non plus. Ensuite, on va sur des pistes que j'aime vraiment beaucoup, comme l'Argentine, le Texas, Jerez, et même Le Mans, des circuits sur lesquels j'ai très bien roulé par le passé. J'ai hâte d'aller sur toutes ces pistes. Et puis ensuite à la moitié de la saison, il y a bien sûr le Mugello qui est aussi une super piste pour Ducati et sur laquelle on a été très forts l'année dernière. Et évidemment ma course maison à Phillip Island. C'est le grand objectif que j'ai cette année. Ces deux dernières saisons, j'ai mené la course là-bas et j'ai obtenu de très bons résultats, mais on n'a jamais vraiment réussi à finir la course devant, donc l'objectif cette année est d'essayer de finir aussi proche que possible des avant-postes.

Qui vois-tu gagner au Qatar ?

C'est dur à dire. Peut-être nous ! On a fait un très bon test, mais les Yamaha ont l'air très fortes là-bas, les Suzuki aussi. Je pense que ce sera une course particulière et très excitante.

Propos recueillis par Marco Congiu

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Auteur Léna Buffa
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