Miller a profité des conseils de Bagnaia en qualifications

En difficulté dans le dernier secteur de Portimão, Jack Miller a pu s'appuyer sur les commentaires de son coéquipier Pecco Bagnaia. Il espère renouer avec le podium, profitant d'une Ducati désormais performante sur tous les tracés.

Miller a profité des conseils de Bagnaia en qualifications

Jack Miller a assuré un nouveau doublé à Ducati dans les qualifications du GP de l'Algarve, en prenant la deuxième place derrière Pecco Bagnaia, exactement comme au GP d'Émilie-Romagne. Seulement, les deux représentants de Borgo Panigale ont terminé la dernière course à terre et, même si les deux premières journées en piste se sont passées à merveille au Portugal, Miller préfère aborder la course de dimanche avec une certaine prudence.

"C'est un peu comme à Misano", a précisé l'Australien en conférence de presse. "J'ai eu un bon vendredi, un bon samedi, je croise les doigts pour qu'on ait un bon dimanche cette semaine ! Comme Pecco l'a dit, on ne va pas s'échapper. Je pense que la sélection des pneus avance bien. Les ingénieurs vont encore s'y pencher. Mais globalement, les sensations sont vraiment bonnes."

La deuxième place de Miller en qualifications est son meilleur résultat du week-end et il le doit en partie à Bagnaia, qui l'a aidé à mieux aborder la dernière portion du tracé de Portimão : "J'ai eu un peu de mal dans le dernier secteur jusqu'en EL4, puis Pecco, mon nouveau coach pour le pilotage, m'a donné quelques conseils et j'ai pu trouver de bonnes trajectoires, donc un grand merci à lui. Je sens que j'ai un bon rythme. On verra ce qu'il se passera en course. On s'est amusés dans les précédentes courses au Portugal et on n'a plus de pression, c'est dernière nous, donc on va juste prendre du plaisir."

Jack Miller n'est plus monté sur le podium depuis le GP de Catalogne, disputé avant la pause estivale, et il espère finir l'année sur une bonne note. Il a chuté lors de sa précédente visite au Portugal, au mois d'avril, mais il avait pris la deuxième place il y a un an, quand Portimão accueillait le championnat pour la première fois.

"C'est une course de MotoGP, il y a beaucoup de variables qui entrent en jeu", a tempéré le pilote Ducati. "Je sens qu'on a fait notre boulot ce week-end, comme dans les précédents Grands Prix, mais on a été un peu malchanceux ou on a fait des erreurs. On sait où progresser, on sait ce dont on est capables. On l'a fait quelques fois cette année donc on aimerait vraiment retrouver une bonne forme et bien finir la saison. C'est toujours sympa d'aborder la pause hivernale avec quelques podiums. C'est sympa. Ou une victoire, ça serait fantastique."

Ducati n'a plus de bête noire

Jack Miller, Ducati Team

Le doublé des motos rouges à Portimão pourrait surprendre puisque le circuit a de nombreux virages en théorie peu favorables à la Desmosedici. Miller a souvent évoqué les progrès de la Ducati en agilité cette année et il estime que l'ère des pistes favorables ou défavorables à sa machine est révolue, cette dernière étant maintenant capable de briller quel que soit le terrain.

"Sur le papier, on ne dirait peut-être pas que c'est une piste fantastique pour Ducati, mais ça serait surtout en parlant de l'ancienne Ducati. Je pense que la GP21 et la GP20 fonctionnent très bien ici. [...] Je pense que les autres motos réagissent de la même façon sur les montées et les descentes. Ces montées et descentes ne sont pas assez rapides pour que l'aérodynamique entre en jeu. Qu'on ne se méprenne pas, aujourd'hui avec le vent ce n'était pas fantastique, ça reste un point faible de la moto, mais on a réussi à s'en sortir. Je pense que le package a une bonne base et qu'on arrive à travailler avec."

"Avec l'évolution de la moto, on l'a souvent dit cette saison, mais les attentes que l'on avait sur les circuits ne s'appliquent plus aux Ducati modernes, la GP20 et la GP21, parce qu'elle fonctionne assez bien partout. Il y a des exceptions sur quelques pistes, mais il y en a toujours un parmi nous qui arrive à faire en sorte que ça fonctionne. Donc je pense que c'est lié à la façon dont on s'adapte et dont on aborde les pistes. On l'a montré à de multiples occasions cette année. Je pense qu'il n'y a plus ce cliché de la moto qui ne tourne pas parce qu'elle est assez bonne dans le turning maintenant, elle s'améliore."

"Et ce n'est pas mauvais ici parce que ce n'est pas une piste où l'on doit avoir la même trajectoire à chaque fois. Il faut gérer les mouvements et tout ça. Je pense que c'est une piste où il faut plus piloter avec ses sensations qu'ailleurs."

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