MotoGP GP d'Allemagne

Mir 12e sur la grille : "Je n'ai pas de plan pour la course"

S'il affirme avoir de bonnes sensations au Sachsenring depuis le début du week-end, Joan Mir prendra tout de même le départ de l'épreuve depuis une position reculée sur la grille. Mais la chaleur qui règne toujours en Allemagne pourrait bien rebattre les cartes.

Seul pilote à représenter les intérêts de Suzuki ce week-end depuis l'annonce du forfait de son coéquipier Álex Rins samedi midi, Joan Mir a signé la 12e place lors des qualifications disputées hier. Une position relativement éloignée sur la grille, et qui devrait être préjudiciable pour le résultat en course du Champion du monde 2020, sur un circuit où il est traditionnellement difficile de dépasser.

Malgré cela, l'Espagnol se voulait pour le moins positif après la Q2, qu'il a pourtant bouclée en dernière position à huit dixièmes du poleman Pecco Bagnaia. "Je pense que nous faisons un bon week-end honnêtement", a-t-il ainsi assuré. "Hier [vendredi] j'ai eu l'occasion de dire que je m'étais senti bien avec la moto d'entrée de jeu, et ce fut encore mieux aujourd'hui : j'ai pu attaquer fort et travailler sur les problèmes que nous avons eus lors des courses précédentes."

"Je suis plutôt content du niveau que nous affichons pour le moment, car lors des EL3 j'ai pu me qualifier directement en Q2 sans trop de problème."

Première Q2 depuis le Mans

Toujours en difficulté dans l'exercice des qualifications, c'est effectivement la première fois depuis le GP de France que Mir est parvenu à prendre part à la Q2. Celui-ci estime d'ailleurs qu'il aurait pu faire mieux que 12e sur la grille, si des vibrations d'origine inconnue n'étaient venues le déstabiliser.

"J'ai ressenti des vibrations lors de la Q2 durant toute la séance, et nous ne savons pas d'où cela vient. Je ne sais pas d'où ça peut venir, car cela s'est passé sur chacune de mes deux sorties. Nous avons changé le pneu arrière entre les deux mais nous avons gardé le même pneu avant. Je me suis plaint de cela à l'issue de ma première sortie, mais nous n'avions plus d'autre pneu avant à chausser, donc nous avons dû poursuivre avec le même. Nous devons donc bien comprendre d'où ça vient, et je ne peux pas vraiment vous dire que c'est à cause des pneus car en définitive je n'en sais rien."

L'an dernier, Mir n'avait pu faire mieux que neuvième à l'arrivée au Sachsenring, pris au piège dans le trafic. Pareil scénario pourrait donc bien se renouveler cet après-midi, qui plus est avec les températures toujours caniculaires dans l'Est de l'Allemagne, qui font monter d'autant plus la pression du pneu avant des pilotes situés dans le ventre mou du peloton.

Mir a souffert de vibrations sur sa Suzuki lors de la seconde partie des qualifications, compromettant son résultat

Mir a souffert de vibrations sur sa Suzuki lors de la seconde partie des qualifications, compromettant son résultat

Aussi le pilote Suzuki se refuse à tirer des plans sur la comète en vue des 30 tours de course prévus, et prendra plutôt les choses comme elles viennent. "Je n'ai pas de plan… c'est important de prendre un bon départ car cette piste n'est pas la plus propice aux dépassements", poursuit-il. "Il y a bien le premier virage, mais c'est très facile de partir large à cet endroit. Je me souviens néanmoins avoir fait pas mal de dépassements dans le virage 3 l'an dernier, et après la colline dans le dernier secteur c'est sans doute une autre option possible."

"Si nous pouvons donc prendre un bon départ ce sera bien, et si nous avons le rythme nécessaire alors nous pourrons prendre du plaisir. C'est d'ailleurs ce qui me rend optimiste, car si vous débutez à cette position sans pour autant être dans le rythme, les 30 tours à couvrir ici promettent d'être longs. Mais si ce n'est pas possible de doubler dans les premiers tours, peut-être que je pourrai faire quelque chose après si j'ai un peu plus de rythme."

Convaincu comme beaucoup d'autres que l'issue de l'épreuve sera en faveur du plus endurant, Mir s'attend ainsi à une course d'observation, tout du moins dans sa première partie, où il sera surtout question de bien gérer ses pneumatiques pour pouvoir conserver un bon rythme jusqu'au drapeau à damier.

"Ce qui est sûr c'est que personne ne va pouvoir rouler en 1'21 durant toute la course avec le pneu medium car la dégradation est très importante ici. En ce sens le choix de gommes va être important. Moi je suis entre deux eaux, à ne pas savoir quoi faire. Je ne m'attends pas à une course très rapide dès le début, car si quelqu'un attaque fort d'entrée, il risque de souffrir par la suite sur les 30 tours de course."

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