Mir irrité par l'inconstance des pneus entre chaque train

Joan Mir (Suzuki) s'est montré irrité par la différence de performance entre trains de pneus Michelin à Jerez qui lui a selon lui coûté cher dans sa journée de mise en route, vendredi.

Mir irrité par l'inconstance des pneus entre chaque train

Joan Mir s'est permis de laisser entendre après la journée d'essais libres de vendredi, qu'il a conclue hors du top 10 cumulé et crédité du 13e temps, que l'une des raisons pour lesquelles il ne lui avait pas été possible de signer un chrono proche du potentiel réel de son package est à mettre sur l'inconstance des trains de pneus Michelin mis à disposition.

Le Champion du monde espagnol s'est ainsi plaint du fait d'avoir perdu d'importants dixièmes de seconde dans sa tentative de time attack en EL2 et de ne pas avoir trouvé la même performance dans deux gommes appartenant au même mélange. "Nous parlerons aux personnes avec qui nous devons parler", lançait-il même comme une menace, et visiblement irrité. "J'ai perdu quatre dixièmes avec les pneus neufs ; avec les autres, une seconde et demie."

Mir n'est pas le premier pilote à s'en prendre au manufacturier pneumatique unique sur ce sujet. L'impatience du jeune pilote, qui sait le format des week-ends de course peu tolérant du moindre contretemps, est renforcée par le fait que Suzuki a rencontré un problème d'électronique en début de séance d'EL1, ne lui permettant pas de prendre la piste dans la première moitié de session. Néanmoins, l'Espagnol a été vu limant le bitume par la suite et toujours très appliqué en EL2 avec un train de pneus qu'il a fait durer plus de 20 tours afin d'en comprendre le rendement sur une distance proche de celle de la course.

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"Nous avons d'abord eu quelques petits problèmes d'électronique avec la moto, puis avec les nouveaux pneus, qui ne me donnaient aucune adhérence. Donc, être dans le top 10, ce qui théoriquement aurait dû être facile, est maintenant compliqué", s'est-il plaint. "Le problème des pneus est frustrant. Ce n'est pas la première fois cette année. C'est quelque chose de compliqué à gérer. Il n'est pas normal qu'en chaussant le nouveau train de pneus, je perde quatre dixièmes de seconde et une seconde et demie avec d'autres. Je ne demande pas à améliorer plus que les autres, mais quatre dixièmes de mieux m'auraient permis d'être dans le top 5", a regretté le #36.

Malgré ses aléas de début de journée, l'Espagnol a bel et bien disposé d'une occasion d'aller à la chasse au chrono en fin d'EL2, et c'est bien le fait de ne pas avoir été en mesure de se placer dans la zone de relatif confort du top 10 qui l'irrite le plus et sur quoi toute son attention était concentrée par la suite, au moment de retrouver la presse. "Cela m'arrive au moins une fois par Grand Prix… Malheureusement, cette situation se répète de nombreuses fois dans mon cas. Nous parlerons aux personnes à qui nous devons parler. Évidemment, cela aide de commencer à l'avant ici, sur une piste que tout le monde connaît bien. En tout cas, notre rythme est bon", a-t-il conclu.

En arrivant sur la quatrième manche du championnat, à Jerez, Mir se présente à la cinquième place du classement, 27 points derrière le leader Fabio Quartararo et 15 unités devant son équipier Alex Rins, auteur d'une performance s'étant conclue par une chute au Portugal. L'an dernier, à pareille époque du championnat, Mir ne comptait que 11 points et concédait 48 points au jeune Français, déjà leader du classement.  

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