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Joan Mir juge sa pénalité injuste après l'accrochage avec Zarco

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Joan Mir juge sa pénalité injuste après l'accrochage avec Zarco
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3 nov. 2019 à 15:15

Le jeune pilote Suzuki estime qu'il a été pénalisé car il est rookie, mais pour lui cet accrochage avec Johann Zarco était un simple incident de course. Son coéquipier n'a, lui, pas été sanctionné après avoir heurté Jack Miller.

Les deux Suzuki sont rentrées au stand avec sur leur carénages quelques stigmates de la course mouvementée connue par les pilotes de l'équipe, ce dimanche à Sepang. Pour Joan Mir, les dégâts n'ont pas été qu'esthétiques, car il a écopé d'une pénalité long-lap qui lui a coûté deux places au classement final. C'était la conséquence d'un accrochage avec Johann Zarco survenu à quatre tours de l'arrivée, et qui a fait chuter le Français alors que tous deux se battaient pour la huitième place.

Très vite après cet incident, la direction de course a examiné les images et décidé de sanctionner le pilote Suzuki en lui imposant ce long tour, qui consiste à emprunter une trajectoire élargie, définie par avance. Il lui en a coûté plus de sept secondes.

"J'arrivais de derrière, avec un meilleur rythme que les autres, et je gagnais du terrain. J'essayais de dépasser autant de pilotes que possible", explique Joan Mir, qui a dépassé Bagnaia, puis Pol Espargaró avant de rattraper le groupe qui se battait pour la sixième place. Il s'est alors débarrassé de Crutchlow puis de Petrucci, et avait pour cible suivante Zarco, lui-même aux aguets pour tenter une attaque sur Miller.

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"J'ai pris l'intérieur au virage 13 pour passer Zarco et Miller, parce que j'étais assez rapide à ce moment-là", poursuit le pilote Suzuki. "J'étais à l'intérieur, puis Zarco a essayé de passer Miller mais il n'a pas vu que j'arrivais à l'intérieur. C'est normal, ça n'est pas sa faute évidemment. On s'est touchés et malheureusement il est tombé. Il faisait une bonne course alors je suis désolé pour lui, mais ça n'était pas ma faute, c'est quelque chose qui peut arriver en course."

Le pilote français, qui disputait sa deuxième course au guidon de la Honda, a jugé qu'il n'y avait pas matière à faire de drame de cette affaire compte tenu du fait qu'il n'a pas d'objectif au championnat. Il a néanmoins décrit une manœuvre plutôt optimiste et agressive de la part du pilote Suzuki : "Joan Mir est venu un petit peu en perdition dans ce virage 13 et m'a complètement emporté. […] Il a pris encore plus l'intérieur, un peu trop vite, je me le suis totalement retrouvé devant le guidon, il m'a touché assez fort et je n'ai rien pu faire."

"Facile" de pénaliser un rookie, selon Mir

Convaincu qu'il s'agit d'un incident de course, Mir estime avoir payé son manque d'expérience aux yeux de la direction de course. "Si on regarde ce qui s'est passé précédemment, les problèmes que j'ai eus au Mugello avec Valentino [Rossi], ou à Brno avec Zarco quand il m'a heurté au premier virage et que ma course s'est arrêtée là, toutes ces choses-là, ils ne leur ont rien donné alors que moi ils m'ont donné un long-lap. C'est injuste, mais qu'est-ce que je peux dire ? Je suis rookie, c'est ce qu'il y a de plus facile à faire. 'Ah, Zarco est tombé, on va lui donner un long-lap'. Mais ça n'était pas comme ça."

"J'ai donné deux places gratuitement", juge Joan Mir. "Ce qui montre bien que ça n'était pas ma faute, c'est que Zarco est venu dans mon stand et il m'a dit qu'il était désolé. J'ai dit que j'étais désolé aussi, parce que je n'ai pas pu éviter de le toucher, et pareil pour lui. On comprend tous les deux la situation, mais pas la direction de course. En tout cas… rookie, facile !"

Pas de sanction pour Rins

Plus tôt dans la course, c'est l'autre pilote Suzuki, Álex Rins, qui s'est frotté à Jack Miller dans un dépassement. En voulant déposséder l'Australien de la cinquième place, l'Espagnol lui est rentré dedans et a vu son aileron droit être arraché dans le choc (à voir ici en vidéo).

Le contact s'est produit dans l'épingle séparant les deux lignes droites, un passage particulièrement délicat pour les Ducati et où Miller dit qu'il s'attendait à de telles manœuvres : "La Suzuki tourne bien, donc ça invite à ces tentatives, mais c'est difficile pour nous sur la Ducati, surtout dans des virages comme ça avec beaucoup de banking. L'épingle est très lente, on doit faire en sorte de rendre la trajectoire plus droite, mais dès qu'on le fait quelqu'un tente quelque chose comme ça."

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Rins, lui, a jugé que le pilote Pramac se trouvait "un peu plus à l'extérieur que la normale", ce qui l'a incité à tenter de lui faire l'intérieur. "Je pense que cela se voit sur les images, il était un peu large et je suis entré parce qu'il était en dehors de la trajectoire. Mais il est revenu vers moi et on s'est touchés", explique-t-il, convaincu de ne rien avoir fait de mal. "Non, clairement pas. Si j'avais fait quelque chose de mal, les commissaires m'auraient donné une pénalité long-lap ou quelque chose comme ça. Je pense que c'est la course, il a ouvert la porte et j'ai essayé d'entrer. C'est du MotoGP."

Rins s'est tout juste senti légèrement déséquilibré dans les virages à droite par la suite. Quant à Miller, il a pu continuer sa course sans avoir subi les conséquences de ce choc. "La moto a subi un gros contact, mon bras était complètement noir, et l'épaule a pris un gros coup par la moto de Rins. Je ne pense pas que ça a trop affecté la moto, elle fonctionnait encore assez bien", a-t-il décrit, sans chercher à polémiquer sur l'absence de sanction.

Avec Michaël Duforest  

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