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Le MotoGP durcit le ton sur les drapeaux jaunes

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Le MotoGP durcit le ton sur les drapeaux jaunes
Par :
Co-auteur: Lewis Duncan

L'application de la règle portant sur les drapeaux jaunes a été durcie, signifiant que les pilotes MotoGP verront leurs chronos d'essais libres et de qualifications tout bonnement annulés s'ils en croisent un, indépendamment du niveau de risque.

Le MotoGP a annoncé une clarification et un durcissement de la règle relative au drapeau jaune alors que débute le Grand Prix d'Andalousie, deuxième manche du championnat.

Lors du précédent week-end de course, sur le même circuit de Jerez, un incident impliquant Marc Márquez et Álex Rins a troublé la fin des EL3 : le pilote Repsol a en effet gêné son compatriote en ralentissant alors que celui-ci était lancé dans un tour rapide. L'incident a fait l'objet d'une enquête, mais Márquez a été blanchi en ayant démontré qu'il réagissait aux drapeaux jaunes exposés dans ce secteur à la suite de la chute d'Iker Lecuona au virage 2. Plus tard, pendant les qualifications, plusieurs pilotes − dont le poleman Fabio Quartararo − ont amélioré leur temps dans le money time en dépit des chutes de Jack Miller et d'Álex Rins dans le virage 11.

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Ces différents événements ont engendré de nouvelles discussions sur l'attitude à adopter lorsque les drapeaux jaunes sont exposés. Ainsi, un briefing s'est tenu jeudi, veille de reprise à Jerez, en présence des pilotes, afin de les notifier que l'application d'une règle déjà existante serait renforcée.

"Depuis plusieurs années, toute amélioration de partiel obtenue sous double drapeau jaune entraîne l'annulation du temps du pilote. Dorénavant, cela sera étendu aux simples drapeaux jaunes", indique une note officielle. "Un pilote ne peut plus améliorer son temps au tour en cas de drapeau jaune, quel qu'il soit, et dès qu'un pilote entre dans un secteur où est agité un drapeau jaune, son temps au tour est annulé."

Cette règle sera dorénavant appliquée lors de toutes les séances d'essais libres et de qualifications, et ce dans un souci de sécurité, expliquent les instances. Les pilotes devront donc ralentir dès qu'un drapeau jaune est exposé − leurs partiels s'afficheront, mais ne seront pas additionnés pour leur attribuer un temps au tour − et ils ne pourront reprendre leur pleine vitesse que lorsque le drapeau vert sera à nouveau agité.

Des pilotes circonspects

Ce durcissement de la règle a globalement été accueilli avec circonspection par les pilotes, qui pour beaucoup estiment qu'il faudrait faire une distinction en fonction des situations. Miller, en particulier, a jugé qu'il faudrait faire preuve de bon sens et que sa chute notamment, à la fin des qualifications, ne méritait pas de priver un pilote de son meilleur tour s'il avait été réalisé à cet instant.

"J'ai juste bloqué à l'avant et je suis allé dans le gravier", a souligné l'Australien, perplexe. "Je ne suis pas à 100% d'accord avec cette règle. Je pense qu'il faudrait qu'un peu de bon sens joue dans ce genre de choses. Annuler carrément des tours, vu le nombre limité de pneus qu'on peut monter, je ne pense pas que ce soit une bonne idée, surtout si l'on peut passer près d'une chute d'une manière sûre tout en étant lancé dans un tour rapide, par exemple dans le virage 2 où il y a eu beaucoup de chutes en qualifs samedi. Je suis sûr qu'on en parlera à la Commission de sécurité."

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Andrea Dovizioso partage l'avis du pilote Pramac, estimant que toutes les situations ne se valent pas. "C'est difficile, comme toujours. Au sujet des règles, on se plaint toujours", constate-t-il. "Ça n'est pas bien de perdre un tour quand le drapeau jaune n'est pas très dangereux. Cette décision a été prise pour des raisons de sécurité, et cela améliore clairement la sécurité parce que tout le monde doit ralentir, mais je pense que ce sera difficile."

"Mieux vaudrait faire la distinction : si le pilote ou la moto se trouve au milieu [de la piste] dans une position très dangereuse, je pense qu'il vaut mieux montrer aux pilotes qui sont en piste qu'ils doivent ralentir ; par contre, si quelqu'un est juste sorti de la piste et ne se trouve pas au milieu, je pense qu'il vaut mieux continuer à pousser. Je sais que c'est très difficile pour la direction de course de gérer cela, mais ce serait peut-être un peu mieux comme ça."

Briefing des pilotes MotoGP, Moto2 et Moto3

Álex Rins a quant à lui suggéré que certains pilotes pourraient profiter de la situation en tombant délibérément après avoir amélioré leur temps. "Cette règle existait déjà, je ne sais pas pourquoi ils n'ont pas pénalisé plus tôt mais maintenant ils ont dit que si quelqu'un tombe pendant les qualifs ou les essais libres, ils annuleront le tour. On verra comment ça va se passer. On peut faire beaucoup de choses... Il faut faire attention parce que certains pilotes peuvent faire leur tour, arrêter la moto, [provoquer] un drapeau jaune et ensuite il n'y a plus de tours pour les autres. On verra. Je sais que c'est une situation difficile pour eux, parce qu'il est difficile de contrôler si on coupe ou non l'accélérateur sous drapeau jaune."

Une question de sécurité... et de stratégie

D'autres pilotes, en revanche, se sont dit favorables à cette règle, à l'image de Franco Morbidelli : "Je suis d'accord avec cette règle, car elle augmente la sécurité." Valentino Rossi lui a fait écho : il soutient cette règle et souligne l'importance de la sécurité des pilotes en cas de chute. "La direction de course veut que nous fassions plus attention. Ils étaient inquiets car beaucoup de fois le week-end dernier, ça poussait pendant le drapeau jaune. Je pense que c'est juste car c'est très dangereux, comme dans le cas de Rins", a déclaré le #46.

"Mais en dehors de cela, on ne voit souvent pas le drapeau jaune car il est très éloigné de la piste", a toutefois précisé Rossi. "Sur les circuits MotoGP comme Jerez, on est tout le temps à la limite et pour nous c'est très difficile de les voir. Il faut améliorer le système, selon moi, et utiliser des panneaux lumineux comme en F1 ou quelque chose de simple à voir pour les pilotes."

Maverick Viñales n'a pour sa part pas exprimé d'opinion sur le bien-fondé de cette règle, cependant il le sait : il va falloir s'y adapter dès ce week-end, au risque d'être pénalisé par une mauvaise position de départ.

"Il va peut-être falloir suivre une autre stratégie, surtout en EL1 et en EL3, où l'on attend tous le dernier moment pour faire notre tour", a-t-il souligné. "Sur la dernière manche, en EL3 Fabio a fait son tour à 20 minutes de la fin de la séance. Il va donc clairement falloir que l'on ajuste notre stratégie au cas où il y ait beaucoup de drapeaux jaunes dans les derniers tours."

Avec Guillaume Navarro

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP d'Andalousie
Lieu Circuito de Jerez
Auteur Léna Buffa