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Nakagami : d'outsider à 2e meilleur pilote indépendant

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Nakagami : d'outsider à 2e meilleur pilote indépendant
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Grâce à un nouveau signé un top 10 en Catalogne, le Japonais a pris le dessus sur son coéquipier, Cal Crutchlow, au championnat. Le signe d'une approche plus agressive, qui lui permet de progresser course après course.

Qui aurait cru, en début d'année, que Takaaki Nakagami occuperait au tiers de la saison la deuxième place au classement des pilotes indépendants, à cinq points seulement du leader de celui-ci, Jack Miller ? Lors de la dernière manche encore, en Catalogne, le pilote japonais a réalisé une bonne affaire en survivant à une véritable course par élimination, pour s'emparer de la huitième place sous le drapeau à damier.

Tout le monde ne peut pas en dire autant, et notamment son coéquipier Cal Crutchlow, qui est parti à la faute dans les tout derniers tours, et se retrouve désormais derrière le pilote nippon au championnat. Mais la régularité du numéro 30 (il n'a subi qu'un abandon, en France) et sa capacité à accumuler les top 10 jouent en sa faveur, lui qui a très clairement passé un cap cette saison.

On le sentait venir, lorsque dès les essais hivernaux Nakagami bouclait l'ultime séance de l'année en tête, en novembre dernier. Beaucoup plus récemment, le pilote LCR a pris pour la première fois le dessus sur Crutchlow en course au Mugello, tirant profit en fin d'épreuve de pneus bien mieux gérés.

Un pilotage plus agressif

À Montmeló, le Japonais s'est même montré rugueux face à son coéquipier, n'hésitant pas à s'imposer en début de course face à l'Anglais, contraint de virer large. Une manœuvre qui n'a pas été du goût du numéro 35, qui devra néanmoins accepter la situation étant donné que la direction de course n'a pas relevé d'incident.

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Après le GP d'Italie, Nakagami avait d'ailleurs évoqué ce changement de mentalité chez lui, passant d'un pilote très (trop ?) lisse à une conduite de la course beaucoup plus agressive et assurant avoir trouvé le côté "animal" qui sommeillait en lui. "Au Mugello, dès le début de course j'ai essayé de battre tout le monde, ce qui est la bonne façon de faire", se souvient-il. "Par le passé, mon point faible était les deux ou trois tours après le départ : je perdais toujours des places en essayant d'y aller de manière trop sûre, je n'y allais pas assez fort. Les gars se disaient que si tu plongeais à l'intérieur, Nakagami n'allait pas être agressif."

"J'ai dû changer, et le Mugello a été très bon. Ce n'est pas simple car les meilleurs gars sont très forts dès le départ, mais je dois le faire. Si je peux rester à la même position en début de course, nous avons une opportunité de finir dans le top 5 ou le top 6 car je sais qu'à partir de la mi-course, nous sommes forts."

"Je suis content à 80%", jugeait-il auprès de Motorsport.com après la course de Barcelone, "car il nous a manqué deux ou trois choses pour montrer tout notre potentiel. Lors de ces deux dernières courses nous avons progressé au départ, mais nous devons maintenir ces progrès tout au long de la course et être réguliers. Si je parviens à le faire dans toutes les situations cela sera bon pour l’avenir et cela aidera à décrocher de meilleurs résultats."

Takaki Nakagami, Team LCR Honda

Plus rapide que Crutchlow sur la Honda 2019

Les performances de Nakagami sont d'autant plus remarquables que celui-ci évolue sur la version 2018 de la RC213V. Si devant les difficultés que lui-même rencontre cette année, Crutchlow a tenté d'expliquer ses résultats en demi-teinte par leur différence de machine, son coéquipier lui a opposé un ferme démenti lors de la journée d'essais post-course de Barcelone, il y a une semaine. Pour la première fois muni d'une Honda de 2019, le Japonais a battu de près de deux dixièmes le meilleur chrono qu'avait pu réaliser Crutchlow dans le week-end précédent, tout en assurant n'avoir pas rencontré de problème particulier avec son feeling sur l'avant, un domaine pointé du doigt par l'Anglais depuis de nombreux mois.

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Las pour Nakagami, ce sera bien de nouveau avec la moto de 2018 qu'il devra composer lors de la prochaine manche, à Assen. Cela n'a pas l'air de trop déranger l'intéressé, qui se félicite là encore de ses sensations sur cette version antérieure de la RC213V. "Je me sens bien plus à l'aise avec la moto 2018 par rapport à celle de 2017. Et puis, avec une année d'expérience dans la catégorie, il y a beaucoup de choses que je comprends et l'an dernier je fonctionnais beaucoup course par course."

Alors que son contrat se termine à la fin de l'année, Nakagami doit poursuivre sur cette courbe de performance s'il souhaite assurer sa place en MotoGP. Pour l'instant cela en prend bien le chemin, et plus que son avenir ce sont bien les résultats à plus court terme cette saison qui monopolisent son esprit. "Après cette course [la Catalogne], je suis huitième au championnat, c’est bien", reprenait-il pour Motorsport.com. "Le top 4 est un peu loin, mais nous sommes proches de Jack [Miller] et du top 6 donc nous avons nos chances. Nous ne baissons pas les bras et nous devons finir toutes les courses afin de marquer des points, ce qui est bon pour le championnat."

"Il nous reste beaucoup de courses, et je sais que la moto factory est sans cesse améliorée, alors ça va être difficile. Notre situation fait qu'il n'y a quasiment jamais d'améliorations, peut-être de toutes petites choses, mais pas comme une moto factory. Nous pouvons comprendre des choses, mais la factory peut faire un ou deux pas en avant. Course après course, ça sera peut-être dur mais nous ne lâchons rien. Nous savons que si nous mettons toutes les pièces ensemble, le potentiel et le réglage, ça sera très bon, donc il faut continuer."

Propos recueillis par Gerald Dirnbeck

Avec Charlotte Guerdoux et Michaël Duforest

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Séries MotoGP
Pilotes Takaaki Nakagami
Équipes Team LCR
Auteur Willy Zinck