Pour Bagnaia, ce n'est pas Yamaha qui domine mais Quartararo

Devancé de 47 points par Fabio Quartararo alors que le MotoGP s'apprête à passer le cap de la mi-saison, Pecco Bagnaia salue le niveau très élevé atteint par le Français.

Pour Bagnaia, ce n'est pas Yamaha qui domine mais Quartararo

Un temps leader du championnat en début de saison, Pecco Bagnaia occupe désormais la troisième position. S'il a pu compter sur trois podiums en quatre courses pour entamer tambour battant sa première campagne sous les couleurs de l'équipe officielle Ducati, il a ensuite connu des épreuves plus compliquées et le retard cumulé sur Fabio Quartararo est à présent de 47 points.

"C'est beaucoup, c'est sûr", admettait le pilote italien avant la pause estivale, prompt à faire son auto-critique sitôt la course d'Assen bouclée, avec le concernant une pénalité pour dépassement des limites de la piste et une sixième place finale. "J'essaye toujours de faire le maximum, mais je dois progresser comme pilote et la Ducati doit peut-être progresser en tant que moto", soulignait-il. "À mon avis, on a la possibilité de se battre, mais je pense que je dois encore beaucoup progresser parce qu'il faut qu'on obtienne plus dans certaines situations, comme dans les moments où l'on est en difficulté."

Passé plusieurs fois à côté de la victoire, Bagnaia a indéniablement franchi un cap depuis la saison dernière dans son pilotage et sa maîtrise des courses, au point d'être perçu par certains de ses adversaires comme l'une des menaces les plus fortes du plateau actuel. Mais, malgré ses 24 ans, le lauréat 2018 du Moto2 est un insatisfait, profondément perfectionniste, et c'est avec réalisme qu'il analyse chaque situation.

"Parfois je suis rapide, parfois je joue de malchance", constate-t-il au micro du site officiel du MotoGP, "mais je pense aussi que je dois progresser dans mon pilotage. Si je veux me battre pour le titre, je ne dois plus souffrir autant. Avec l'équipe, avec la moto et à mon niveau, des progrès sont nécessaires, parce que je veux vraiment me battre pour des victoires, mais dans ces conditions c'est très difficile."

"Il faut que l'on progresse car si on veut avoir une chance de se battre pour le titre, alors on doit s'améliorer : je dois m'améliorer en tant que pilote, et la moto doit s'améliorer [pour devenir] la meilleure moto. On a donc beaucoup de travail à faire."

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S'il lui reste, certes, du chemin à parcourir pour atteindre la perfection, Pecco Bagnaia doit aussi se rendre à l'évidence : le niveau affiché cette année par Fabio Quartararo ne peut que le mettre en difficulté. L'aisance exprimée par le Français au guidon de la Yamaha, récompensée par quatre victoires en neuf courses, est ainsi pour lui le signe le plus flagrant de la véritable hiérarchie qui s'est installée sur ce championnat 2021, quels que soient les progrès accomplis sur la M1 par rapport à la saison dernière.

"À mon avis, il n'y a pas une moto meilleure que les autres. Elles sont toutes au niveau maximum possible pour chaque constructeur. Il y a des motos qui sont plus compétitives sur certaines pistes, d'autres sur d'autres pistes. Pour le moment, la moto la plus régulière semble être la Yamaha, mais c'est parce qu'il y a Fabio, qui se trouve actuellement à un niveau vraiment élevé et qui arrive tout le temps à faire de très bonnes courses. Donc plutôt que dire que la meilleure moto du moment est la Yamaha, je pense que c'est surtout Fabio qui est actuellement le meilleur pilote", juge-t-il.

Parmi les autres victoires que se sont partagé Jack Miller pour Ducati (2), Maverick Viñales (1), Marc Márquez sur la Honda (1) KTM et Miguel Oliveira sur KTM (1), il observe également une autre menace inquiétante en vue de la seconde moitié du championnat : "Il est clair que KTM a progressé et que Miguel pilote vraiment bien. Il est vraiment propre et c'est beau de le voir piloter. Je crois donc que c'est un duo gagnant et un duo à vraiment craindre pour le championnat car ils sont très forts."

Avec Chloé Millois et Vincent Lalanne-Sicaud

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