Pedrosa pénalisé par la règle sur l'allocation des pneus

En difficulté pour porter ses gommes dans leur fenêtre de fonctionnement optimale, Dani Pedrosa se voit dans l'obligation de gérer ses gommes les plus tendres avec parcimonie.

Un an après, Dani Pedrosa est revenu sur le circuit qui l'avait contraint à tirer un trait sur deux Grands Prix fin 2016, lorsqu'il s'était fracturé la clavicule droite lors de la première journée d'essais suite à un violent highside. Les retrouvailles avec le tracé japonais, qui a longtemps constitué un véritable pré carré pour le numéro 26, celui-ci s'y étant imposé à trois reprises en MotoGP (en 2011 et 2012, puis en 2015), mais aussi en 250cc (en 2004), n'ont certes pas accouché d'un dénouement aussi dramatique, sans pour autant être particulièrement plaisantes pour Pedrosa.

Qualifié en sixième position, le Catalan a finalement été contraint de renoncer en course à cause d'un manque d'adhérence de sa RC213V. L'épilogue sinistre d'un week-end débuté dans la douleur, puisque Pedrosa était déjà en difficulté à l'issue de la première journée d'essais, qu'il a bouclée à la huitième place.

Cette situation peu enviable mettait en relief les failles du règlement, selon le Catalan, qui déplorait au terme de cette première journée le trop faible nombre de pneus les plus tendres disponibles, en particulier à l'arrière où Michelin fournissait un extra-soft en plus du soft. "Disposer de seulement deux tendres, c'est vraiment trop peu. C'est précisément ce qu'il serait bon de revoir [au niveau du règlement]. Il est temps qu'on aborde ce sujet, et c'est probablement ce que nous allons faire ici."

Même scénario qu'à Assen et Misano

En effet, à l'instar d'Assen et de Misano, l'Espagnol a été handicapé vendredi par la réglementation régissant l'allocation des pneus pluie. Et pour cause : la combinaison de son faible poids (de l'ordre d'une cinquantaine de kilos) avec les pneus durs mis à disposition des pilotes ce week-end lui a occasionné les pires difficultés pour monter ses gommes en température. 

"J'ai eu des soucis avec le pneu arrière", reconnaît celui qui occupe depuis Aragón la quatrième place du championnat. "Pas de température, pas d'adhérence. J'ai donc eu beaucoup de difficultés dans la matinée. Pour l'après-midi, on a changé pas mal de choses sur la moto, et en effet ça nous a permis de progresser un peu. Mais je ne me sens toujours pas à l'aise sur la moto, avec ce faible niveau de grip."

Il est vrai que les pilotes ayant des difficultés à monter les pneus en température, comme Pedrosa, se voient confrontés à un choix cornélien. À savoir : soit utiliser une gomme tendre dès le vendredi et sacrifier la séance de qualifications du lendemain, et préserver un mélange de ce type pour la course. Soit attendre justement les qualifications pour chausser le premier pneu le plus tendre, et faire donc un saut dans l'inconnu quant au niveau de compétitivité et de longévité de cette gomme.

Les couleurs de Pedrosa pour le GP du Japon :

 
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