Petrucci : "C'est vrai, Ducati aurait préféré qu'on fasse 1er et 2e"

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Petrucci : "C'est vrai, Ducati aurait préféré qu'on fasse 1er et 2e"
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22 mai 2019 à 09:00

Bien qu'heureux d'avoir retrouvé le podium, le pilote italien voit bien que le résultat obtenu au Grand Prix de France ne représente pas une pleine satisfaction pour Ducati, à nouveau battu par la Honda pilotée par Marc Márquez.

Face aux visages fermés de son coéquipier et des responsables de l'équipe, Danilo Petrucci affichait dimanche une joie sincère, presque juvénile. Outre la satisfaction de voir deux Ducati dans le top 3, à titre personnel le pilote italien pouvait en effet se réjouir de faire son retour sur le podium, pour la première fois en un an, même s'il n'est pas sans ignorer que le constructeur de Borgo Panigale veut bien plus. Des ambitions résumées en une phrase lapidaire de Gigi Dall'Igna auprès de Sky Italia : "Disons que c'est un beau résultat d'équipe, mais franchement la deuxième place ne sert pas à grand-chose".

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"On a fait deuxième et troisième et à mon avis c'est super pour le team, mais c'est vrai qu'ils auraient préféré qu'on fasse premier et deuxième", concédait Petrucci à sa descente du podium. "Nous aussi, mais ça n'est pas comme si on n'avait pas essayé. À Jerez, dans le box il y avait quasiment une ambiance d'enterrement après qu'on a fait quatrième et cinquième, mais Andrea et moi on fait le maximum."

La direction de l'équipe comprend-elle que les pilotes s'investissent autant ? "Je ne sais pas, j'espère qu'ils le comprennent, parce que ça fait de toute façon deux courses qu'on termine collés l'un à l'autre, alors de toute évidence la moto a cette limite", soulignait le numéro 9, bien que pointant d'infimes différences de performances entre son coéquipier et lui. "Bien sûr, en pilotant, je suis plus rapide à certains endroits et lui à d'autres, alors peut-être qu'en mixant les deux… Mais c'est aussi que je suis plus grand, on a deux styles différents, et puis il y a le feeling avec la moto, le degré de risques qu'on veut prendre. [Dimanche] je prenais sûrement plus de risques en tentant d'entrer de cette façon dans les virages, et j'essayais aussi de sortir comme ça à l'accélération mais j'ai encore un peu de mal."

Second pilote assumé d'une équipe qui joue le titre depuis deux ans, Danilo Petrucci veut apporter sa pierre à l'édifice mais constate tout autant que son voisin de garage à quel point le binôme Márquez-Honda est redoutable. Déjà deux fois vice-Champion du monde derrière l'Espagnol, Andrea Dovizioso n'a aucunement l'intention de se contenter à nouveau d'une place d'accessit, ce qu'il craint de plus en plus au vu de la réussite de son rival depuis le début du championnat.

"Moi, personnellement, je suis content, mais c'est sûr qu'Andrea veut jouer le titre et contre ce Márquez il faut toujours être au bon endroit, au bon moment", remarque Petrucci. "Souvent, j'ai le sentiment de ne pas suffisamment stimuler Andrea, mais en réalité je le fais, et ce tous les jours que ce soit en piste ou à l'entraînement. On est très compétitifs, le problème c'est que Honda a fait de gros progrès, ce que, nous, on a n'a peut-être pas réussi à faire pour le moment."

Une idée plus claire à mi-saison ?

Si la Honda a beaucoup progressé, Marc Márquez est en tout cas le seul à réussir à l'exploiter au maximum pour le moment, alors que les performances dans le clan Ducati sont plus équilibrées. Au Grand Prix de France, les trois GP19 se sont battues aux avant-postes, celle du pilote satellite Jack Miller privant même le futur vainqueur de quelques tours en tête. Une performance de groupe qui représente un avantage indéniable, selon Petrucci.

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"Il est certain que l'on peut avoir beaucoup de données à disposition, mais il n'y a effectivement pas un seul pilote qui ferait la différence comme le fait Márquez avec la Honda. Alors la Honda a probablement progressé, mais il n'y a que Marc qui l'exploite en ce moment. En ce qui nous concerne, que ce soit moi, Andrea ou Jack, je crois qu'on fait un gros travail parce qu'on fait le maximum, on est quand même deuxième et cinquième au championnat, très proches", rappelle l'Italien, qui devance par ailleurs Miller, sixième dans la hiérarchie après le Grand Prix de France.

"Márquez, avec un 0 [à Austin, ndlr], il est en tête du championnat. Pour se battre contre lui, il faut toujours être au bon endroit au bon moment, et lui ne doit pas être au 101% comme il l'est toujours", suggère-t-il. "On va se rendre sur des pistes qui nous seront plus favorables, mais sur la base de l'année dernière, pas sur la base de cette année, alors on verra. J'attendrais au moins la moitié de la saison avant de dresser des conclusions."

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À propos de cet article

Séries MotoGP
Événement GP de France
Catégorie Course
Lieu Le Mans Circuit Bugatti
Pilotes Danilo Petrucci
Équipes Ducati Corse Boutique
Auteur Léna Buffa
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