Petrucci : "Je fais un bon départ sur trois"

Bien qualifié, le pilote Pramac sait que rien n'est joué pour la course très ouverte et stratégique qui s'annonce ce soir.

La saison démarre en trombe pour le clan des équipes satellites, avec deux de leurs représentants en première ligne – ce qui ne s'était réalisé qu'une fois l'an dernier, au Japon. Outre la pole position de Johann Zarco, il faut en effet compter sur la troisième place de Danilo Petrucci, lui aussi en mesure de rouler sous le précédent record de la piste, invaincu depuis dix ans.

À l'image de bien des pilotes samedi soir, le fer de lance du team Pramac n'a pu boucler qu'un seul tour compétitif dans son time attack de fin de séance. "C'était incroyable. Dans mon deuxième run, je me suis dit que je devais faire un seul tour, seul, car je ne trouvais pas mon rythme. Quand j'ai tourné la tête, j'ai trouvé 11 pilotes avec moi. Tous au même endroit, au même moment", relate-t-il.

"Le plus drôle, c'est que quand un pilote sortait de la trajectoire, on aurait dit un rodéo car il y avait beaucoup de sable. Un pilote essayait d'attaquer, un autre de le suivre, puis il s'arrêtait. J'ai eu peur dans cette situation, mais au moins on a réussi à faire un tour et c'est important."

"Je n'avais pas imaginé faire ce temps, et puis j'ai ensuite réalisé que ça n'était pas suffisant [pour la pole]. J'étais derrière Marc [Márquez], un peu loin, et j'ai vu Johann s'échapper. Ils ont fait deux tours incroyables", souligne Petrucci, battu de seulement cinq millièmes par le pilote Repsol Honda, et 0"207 par Zarco.

La gestion des pneus sera essentielle

Il s'agit d'une première étape majeure de franchie pour Petrucci, néanmoins rien n'est joué : il considère, à l'instar de ses adversaires, que cette première course de l'année réserve une bagarre des plus ouvertes et incertaines. "C'est impossible de prédire la course de demain", assure-t-il.

"Mon objectif était d'être sur l'une des deux premières lignes, parce que je pense que sept ou huit pilotes, peut-être même neuf, peuvent se battre dans le groupe de tête pendant au moins la moitié de la course. Il était important pour moi de partir devant un maximum de pilotes, parce que je fais un bon départ sur trois, alors ça n'est pas facile pour moi. Je suis content !"

Dans ce groupe très fourni, Petrucci annonce : "L'objectif c'est le top 5", estimant que la course va se jouer sur un paramètre essentiel, celui de la gestion des pneus. "Je crois que ce sera difficile parce que beaucoup de pilotes veulent se maintenir dans le groupe de tête et il y aura beaucoup de dépassements. La clé sera assurément de gérer ses pneus jusqu'au bout. Ce ne sera pas facile mais on est là et j'ai été rapide dans toutes les séances. Ceci dit, ça ne comptera pas face à ces pilotes demain [dimanche]."

S'il ne doute pas de se son choix de pneus, grâce à une simulation déjà réalisée pendant le test de pré-saison, Danilo Petrucci sait toutefois que le déroulement réel de la course pourra changer la donne, le nombre de dépassements dans les premiers tours pouvant fortement impacter l'usure des gommes et, en conséquence, la résistance des uns et des autres sur la fin de course.

"J'ai un peu peur du premier tour, parce que je pense que beaucoup de pilotes veulent être au top et il faudra peut-être faire des dépassements pour rester dans le groupe de tête, or cela signifie qu'on utilise beaucoup son pneu arrière. Gérer le pneu arrière sera la clé", assure-t-il. "J'espère être dans le groupe de tête, mais si vous regardez tous les noms et les rythmes de chacun, je pense que ce sera difficile. Il y a Johann, Marc, les deux Yamaha, Pedrosa… Je pense que Dovizioso est le plus fort parce qu'il est parfaitement capable de gérer son pneu jusqu'au bout."

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