Phillip Island, une piste "aussi difficile que belle" pour Rossi

Après avoir chuté au Japon, le Docteur aborde un Grand Prix d'Australie moins exigeant physiquement mais qui inspire malgré tout la modestie.

Avec le Grand Prix d'Australie, les pilotes MotoGP retrouvent pour la plupart un de leur circuits préférés du calendrier, des montagnes russes placées en bord de mer. Celles-ci ne se domptent qu'à très grande vitesse, avec un meilleur tour culminant à une moyenne de 182,1 km/h (pour le record établi en 2013 par Lorenzo), tout juste battu depuis l'an dernier par le Red Bull Ring et ses 186,9 km/h.

Valentino Rossi ne fait pas mentir l'enthousiasme général, lui qui a collecté sur place 14 podiums en catégorie reine et qui affiche un total de six victoires, rien qu'en 500cc et MotoGP, soit l'égal du héros local Casey Stoner. "C'est un circuit où la confiance est très, très importante", explique le pilote italien, notamment invaincu sur place entre 2001 et 2005. "C'est un circuit sur lequel il faut être courageux parce qu'il est très rapide. Il y a cinq ou six endroits où on entre dans les virages à une vitesse très élevée, alors il faut avoir bien confiance dans la moto."

"Et puis ici, outre la piste qui est aussi difficile que belle, il y a le problème de la météo parce qu'il peut y avoir quatre saisons en une journée. On est malheureusement en difficulté dans les situations un peu mixtes, alors espérons qu'il fera beau."

Rossi aimerait faire mentir les prévisions, qui annoncent de la pluie pour dimanche, et pour cause : le Grand Prix du Japon, passé intégralement sur piste mouillée ou mixte, a tourné au calvaire pour le Docteur, tout comme pour son coéquipier Maverick Viñales, tous deux se plaignant d'un manque d'adhérence à l'arrière.

"C'est une autre piste, un autre type de grip, d'autres températures, mais on a surtout besoin de comprendre les conditions. Ici, ça change toujours beaucoup. J'espère que ce sera sec et ensuite on verra bien."

Sa dernière victoire sur place remonte à 2014, où il avait hérité de la première place suite à la chute de Marc Márquez puis s'était efforcé de semer Jorge Lorenzo qu'il venait tout juste de passer. L'année suivante, il a pris part à l'exceptionnelle bagarre à quatre qui a fait de ce Grand Prix l'un des plus mémorables de l'Histoire de la discipline, mais avait alors hérité de la médaille en chocolat. L'an dernier, il avait fait son retour sur le podium, avec une deuxième place à la clé.

"L'année dernière, c'était une bonne course. J'avais été plus fort le dimanche, avec de bonnes conditions. En février, lors des tests, cela avait été très, très difficile pour moi, j'étais très lent, alors demain il faut qu'on comprenne notre niveau", pressent le pilote, tout en sachant que sa moto a évolué depuis ces essais d'intersaison et que les conditions seront elles aussi différentes.

Des douleurs à l'épaule

Qu'en est-il de sa forme physique, sept semaines après sa double fracture de la jambe ? "Pour moi, cette piste est un peu plus facile physiquement, surtout en comparaison de Motegi. Il faut être très calme parce qu'en conditions mixtes, en particulier, c'est dangereux. C'est très rapide, alors il faut faire attention. Mais physiquement c'est plus facile parce que c'est plus fluide", détaille-t-il.

Valentino Rossi n'est pas encore au meilleur de sa forme, surtout après les deux chutes subies au Japon, mais sa jambe continue néanmoins de récupérer selon les prévisions. "Je vais bien, ça s'améliore. J'ai eu de la chance de ne pas empirer les choses avec ma jambe, parce que ma chute en course était une grosse chute. J'ai un peu mal, à l'épaule alors j'espère ne pas trop le ressentir sur la moto. Sinon ça va."

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