Piégé par ses pneus, Darryn Binder a fait un "gros highside"

Le premier test de Darryn Binder avec la Yamaha a été marqué par une lourde chute. Le Sud-Africain a été piégé par des pneus dont la température était retombée.

Piégé par ses pneus, Darryn Binder a fait un "gros highside"

Les cinq rookies de la saison 2022 étaient en piste dans le test de Jerez mais pour l'un d'entre eux, le saut dans l'inconnu était encore plus important que pour ses collègues. Darryn Binder ne vient en effet pas du Moto2 mais du Moto3 et ce premier roulage sur la Yamaha du team RNF, ex-Petronas SRT, représentait un pas de géant. Celui qui continuera à porter le numéro 40 a dû s'adapter à une machine très différente, une découverte qui s'est faite dans la douleur puisqu'il a lourdement chuté au cours de la deuxième journée.

"J'ai l'impression que mes bras ont un peu rallongé après deux jours sur cette bête !" a déclaré Darryn Binder au site officiel du MotoGP, restant satisfait de cette prise en main malgré sa cabriole : "Ces deux journées ont été excellentes. Ça a très bien débuté [le vendredi], je me sens de mieux en mieux. Malheureusement, juste avant la pause, j'ai eu une vilaine chute dans un tour de lancement, ce qui a un peu ralenti ma progression. Je suis content d'avoir pu reprendre la piste pour faire quelques tours de plus."

Darryn Binder commençait à prendre ses marques avec le fonctionnement de la moto et certaines de ses fonctions, comme le holeshot device, quand il a été piégé par des pneus trop froids. Le Sud-Africain avait été informé, notamment par son frère Brad Binder, qu'il devait mener les pneus à la bonne température avant de se montrer incisif, mais il s'est écarté devant un pilote et ne s'attendait pas à ce que ses gommes sortent si vite de la fenêtre d'exploitation.

"J'avais fait deux relais en pneus medium et je sentais qu'il fallait un bon tour pour faire chauffer le pneu", a expliqué Binder dans sa visioconférence avec les journalistes. "Beaucoup de gens m'ont dit qu'il allait faire attention à bien faire monter le pneu en température avant d'attaquer. J'ai vu un pilote arriver donc j'ai fait les cinq premiers virages normalement et j'ai ralenti dans la ligne droite pour ne pas le perturber."

"J'ai repris mon tour mais vu que j'avais probablement trop ralenti, je pense que le pneu a perdu pas mal de température. Je n'ai pas vraiment poussé. J'étais assez lent et malheureusement, j'ai perdu l'arrière en entrée de courbe et j'ai fait un gros highside."

"C'était aussi une combinaison de plusieurs choses. C'était aussi l'un des moments où le vent soufflait le plus en piste donc je crois que plusieurs facteurs ont joué un rôle là-dedans. Maintenant, j'ai vu de l'intérieur qu'il faut attaquer, pas trop et pas trop peu parce que la température du pneu est un élément vraiment compliqué."

Darryn Binder, RNF Racing

Cette erreur a été un véritable coup d'arrêt pour Brad Binder. Alors qu'il se sentait de plus en plus à l'aise, il s'est relevé secoué de sa chute et a eu du mal à se remettre dans le bain : "Ça a vraiment ralenti ma progression, malheureusement. J'ai passé une bonne heure à m'étirer. Dans l'après-midi, on a pu reprendre la piste [et] j'ai essayé de prendre mes marques parce que je ne me sentais pas bien."

"On a fait de petites choses sur l'électronique, j'ai utilisé le holeshot device, etc. J'ai fait des progrès en permanence, on a testé le medium et le tendre. J'ai pris mes marques tour après tour et j'ai juste pris du plaisir. Je sens qu'on aurait pu faire plus de progrès sans cette chute parce qu'on a perdu un temps utile, quand la température était bonne, mais ça fait malheureusement partie de l'apprentissage. Je dois essayer de ne pas refaire cette erreur."

Binder a donc terminé la journée à la 26e et dernière place, avec un déficit de 0"629 sur le pilote qui l'a devancé, Marco Bezzecchi, lui aussi rookie. Après seulement deux journées sur la Yamaha, il estime qu'il est bien trop tôt pour se concentrer sur les performances : "On ne se précipite pas, ça ne sert à rien. Que je roule en 1'39 ou 1'38 aujourd'hui, je suis encore à deux ou trois secondes, ça ne fait pas la différence."

"Avant la pause hivernale, je sais exactement à quoi m'attendre", a souligné le premier pilote à passer du Moto3 au MotoGP depuis Jack Miller. "Ces deux journées ont été incroyables. Quelle moto ! J'ai pris énormément de plaisir et c'était sympa de travailler avec l'équipe et de rencontrer tout le monde. C'était vraiment bien."

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