Les pilotes enclins à subir une hausse des contrôles antidopage

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Les pilotes enclins à subir une hausse des contrôles antidopage
Par : Willy Zinck
5 avr. 2018 à 19:22

Soulevé par Cal Crutchlow, la question d'un renforcement de contrôles antidopage en MotoGP a refait surface ce jeudi en Argentine.

Marc Márquez, Repsol Honda Team
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3, Cal Crutchlow, Team LCR Honda
Danilo Petrucci, Pramac Racing
Cal Crutchlow, Team LCR Honda
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Marc Márquez, Repsol Honda Team
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Danilo Petrucci, Pramac Racing
Marc Márquez, Repsol Honda Team
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3
Marc Márquez, Repsol Honda Team, Cal Crutchlow, Team LCR Honda
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Cal Crutchlow, Team LCR Honda
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Marc Márquez, Repsol Honda Team
Cal Crutchlow, Team LCR Honda, Marc Márquez, Repsol Honda Team
Johann Zarco, Monster Yamaha Tech 3

Le sujet est revenu sur la table suite à une sortie médiatique de Cal Crutchlow en marge du Grand Prix du Qatar : celui d'un renforcement des contrôles antidopage en MotoGP. Pour l'heure, seuls deux contrôles ont lieu chaque année et de façon aléatoire sur un certain nombre de pilotes.

La Dorna et la FIM ont à ce titre profité de l'ouverture de la saison à Losail courant mars pour mener une opération de sensibilisation en faveur de la lutte contre le dopage, peu du goût donc du pilote LCR pour qui les instances dirigeantes ne font pas assez en la matière.

Interrogé sur la question lors de la conférence de presse du Grand Prix d'Argentine, l'Anglais a réaffirmé la nécessité d'augmenter le nombre de contrôles dans la discipline, tout en donnant cette fois-ci plus de crédit aux démarches effectuées par les diverses parties prenantes en ce sens.

"Il faut voir ce qui se passe dans tous les autres sports dans le monde. Je pense que nous devrions faire plus de tests, et j'espère que cela va être mis en place", a-t-il confirmé. "Cela nous donnerait une meilleure compréhension de la situation. Je pense qu'ils [les instances dirigeantes] font les choses bien à ce propos, ils essaient vraiment de faire quelque chose, et de garder cela sous contrôle, car ce n'est que d'autant plus juste pour tous les pilotes."

Crutchlow n'est d'ailleurs pas le seul à mettre en avant la notion d'équité pour justifier en partie une intensification des contrôles, quitte à malmener la vie personnelle des pilotes, si c'est pour la bonne cause.

Pour Marc Márquez, le nombre de tests paraît bien dérisoire pour empêcher toute personne malintentionnée de passer entre les mailles du filet. "Ce que nous demandons, c'est juste plus de contrôles", explique le Champion du monde en titre. "Nous sommes des athlètes professionnels, et bien sûr nous aimerions avoir plus de contrôles, car ce serait plus juste pour tout le monde. Pour moi il n'est pas normal qu'en 19 courses nous n'ayons que deux contrôles, et pas sur tous les pilotes. Nous avons besoin de changer cela, et c'est pour cela que nous en faisons la demande auprès de la FIM, de la Dorna, pour changer cette procédure."

Un tel changement mettrait ainsi la discipline au diapason des autres sports. Une évolution logique selon Danilo Petrucci. "Ce qui est sûr, c'est qu'il y a peu de contrôles", constate l'Italien. "Et c'est assez étrange. Je ne sais pas combien de tests positifs on a pu trouver en sports mécaniques par le passé, mais bien sûr nous n'avons pas beaucoup de données. Il faudrait faire plus ou moins comme dans les autres sports je pense."

Le précedent Anthony West

Valentino Rossi, lui, souligne le peu de cas de dopage décelés jusqu'ici en sports mécaniques, et à fortiori en moto. On se souviendra tout de même du cas d'Anthony West, en Moto2 en 2012, contrôlé positif au Méthylhexanamine – un stimulant.

Mais avec justement un faible nombre de contrôles, c'est un peu le serpent qui se mord la queue, et le Docteur ne serait par conséquent pas opposé à un renforcement des tests. "Pour moi, si on regarde l'Histoire des sports mécaniques, il n'y a pas eu de grands risques de dopage par le passé", observe l'Italien. "Mais je suis d'accord sur le fait de faire plus de contrôles. Habituellement, ils font des contrôles durant la saison, mais pas beaucoup. Mais s'ils en font plus, nous serons là."

Pas de problème non plus du côté de Johann Zarco pour se soumettre à plus de contrôles, même si selon le Français, d'autres paramètres influent d'abord sur la performance, tels que bien sûr les réglages de la machine, la puissance du moteur ou bien encore l'état des pneus.

 

"Dans les courses moto, il y a tellement d'éléments à prendre en compte, que c'est difficile, même avec du dopage, de pouvoir gagner une course", fait remarquer le pilote Tech3. "Il y a aussi la moto, l'usure des pneus, plein de choses à contrôler avant de même de penser au dopage. Le fait d'avoir plus de contrôle ne peut qu'être mieux, mais normalement il n'y a que de faibles chances de dopage, car nous ne savons pas si cela peut nous apporter quelque chose de vraiment mieux."  

Reste qu'il ne faut sans doute pas sous-estimer la forte contrainte physique qui pèse sur les pilotes, couplée au besoin de d'avoir de bons réflexes et une bonne capacité d'attention. Autant de capacités qui peuvent être potentiellement améliorées par la prise de stupéfiants ciblés.

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