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Pirro insinue que Honda serait derrière la suppression des wild-cards

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Pirro insinue que Honda serait derrière la suppression des wild-cards
Par :
Co-auteur: Léna Buffa
19 mai 2020 à 12:35

Le pilote d'essai de Ducati estime que la suppression des wild-cards en 2020 a été décidée trop tôt. Dépité, il suggère même que Honda pourrait être derrière la manœuvre.

Arrivé chez Ducati en 2013, Michele Pirro a disputé 17 Grands Prix MotoGP sous les couleurs de l'équipe italienne, principalement en tant que wild-card. Chacune de ces trois dernières saisons, l'ancien vainqueur d'un Grand Prix Moto2 a réalisé les trois wild-cards consenties par le règlement, un rendez-vous devenu traditionnel et qui s'inscrit directement dans le programme d'essais du constructeur.

Cette année aussi, Pirro était donc censé s'aligner au Mugello, à Misano et à Valence, jusqu'à ce que le coronavirus ne frappe le championnat de plein fouet et n'engendre le report des courses. Puis, ces derniers jours, une décision radicale a été prise : celle d'interdire aux pilotes non titulaires et non remplaçants de participer à des manches du championnat durant cette saison 2020 si atypique, afin de ne pas augmenter le nombre de personnes présentes lors de chaque course.

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Pour le pilote italien, la désillusion est lourde et difficile à accepter. "Je suis très déçu", admet-il dans les colonnes de Motosprint, regrettant qu'un choix aussi radical ait été fait à un moment où la clarté manque encore quant à la tournure que prendra la saison. "Prendre une décision avec autant d'avance, à mon avis ce n'est pas correct. Je ne sais pas s'il s'agit d'une manière de faire payer quelque chose à quelqu'un, mais je ne crois pas que ce soit correct. Je pourrais comprendre une décision qui serait prise un mois avant, mais à ce jour on ne sait pas encore quand va débuter le championnat et combien de courses auront lieu…"

Après ces propos sibyllins, Michele Pirro explique le fond de sa pensée en accusant directement la concurrence : "Honda veut peut-être faire payer à Lorenzo le fait qu'il est parti chez Yamaha… Mais moi je ne suis pas Lorenzo, lui qui a bien gagné sa vie et peut rester à la maison… Je pense pouvoir encore apporter beaucoup au MotoGP."

Le fait est que cette décision fait plusieurs victimes collatérales, et parmi elles en effet Jorge Lorenzo. Tout jeune retraité, le quintuple Champion du monde a rejoint Yamaha sitôt son contrat avec Honda rompu, et désormais devenu pilote d'essai il avait annoncé son intention de participer au Grand Prix de Catalogne, alimentant malicieusement les spéculations sur un potentiel retour à temps plein avec la marque d'Iwata. D'autres sont toutefois concernés, à l'image de Sylvain Guintoli chez Suzuki ou de Bradley Smith, qui aurait également pu piloter une troisième Aprilia si Andrea Iannone retrouve sa place de titulaire.

Bien que Pirro pointe Honda du doigt, le pilote d'essai du HRC réagit avec moins d'amertume face à ces Grands Prix qui s'effacent de son agenda. Car Stefan Bradl aussi aurait dû être aligné sur la RC213V cette année, lui qui a réalisé une à deux wild-cards par an ces dernières saisons, couplées à des remplacements.

"C'est un peu dommage, parce que j'aurais aimé faire deux ou trois courses cette année. Mais je peux le comprendre, car cette année est de toute façon très spéciale. Nous subissons tous des restrictions face au virus. Je peux comprendre cette décision", assure le pilote allemand au micro de ServusTV.

Michele Pirro

Sortie de confinement à Misano

En attendant de reprendre la compétition avec le championnat italien et de retrouver l'équipe d'essais de Ducati pour œuvrer au développement de la GP20, Michele Pirro était à Misano la semaine dernière lorsque le circuit a rouvert ses portes. C'est lui qui a eu l'honneur d'arpenter le nouveau bitume en premier, dans le cadre d'un entraînement informel au guidon, notamment, de la version de route de la Panigale V4.

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"J'ai fait le shakedown de la piste seul afin d'étrenner le nouvel asphalte et les modifications que Franco Uncini a fait faire dans certaines voies de dégagement. Pendant le test, ensuite, j'ai eu l'occasion de faire quelques tours de plus, je me suis amusé", explique-t-il. "J'étais seul. J'ai même changé les pneus moi-même… j'ai eu du mal !"

"Chez Ducati, ils sont encore tous en stand-by. Le premier vrai test, nous devrions le faire le 28, toujours à Misano. On verra, car il y a toujours le problème lié au fait que l'on ne peut pas venir d'une autre région", précise Michele Pirro, qui indique par ailleurs qu'Andrea Dovizioso n'a pas souhaité être de la partie la semaine dernière : "Il n'aime pas beaucoup rouler avec les motos de série et les conditions n'étaient pas réunies pour qu'il vienne avec toute l'équipe." En attendant de reprendre la piste dans des circonstances plus normales, les deux pilotes officiels Ducati en MotoGP ont repris leurs entraînements communs et opté pour le motocross.

Avec Sebastian Fränzschky

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Auteur Germán Garcia Casanova