La pluie ne stoppera plus le Grand Prix du Qatar

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La pluie ne stoppera plus le Grand Prix du Qatar
Par : Léna Buffa
14 févr. 2017 à 10:15

Si la pluie devait s'inviter dans le désert qatari, elle ne serait désormais plus synonyme d'inaction, un récent contrôle ayant démontré que la piste de Losail serait praticable.

Huit ans après l'épisode rocambolesque d'un Grand Prix du Qatar reporté pour cause de pluie en plein désert, les instances dirigeantes du MotoGP ont pris des mesures pour garantir la bonne tenue de la course de Losail quelles que soient les conditions.

La Gazzetta dello Sport révèle que Franco Uncini et Loris Capirossi, respectivement représentants de la FIM et de la Dorna à la Direction de course, se sont rendus à Losail après les récents essais de Sepang afin de procéder à un test en nocturne et sur une piste artificiellement mouillée.

Les deux anciens pilotes devaient ainsi évaluer les conditions de piste et en particulier la visibilité, sachant que, si la pluie interdisait jusqu'à présent la tenue de courses de nuit, c'est parce qu'il était jugé que les projecteurs chargés d'éclairer le tracé aveuglaient les pilotes à cause du reflet de la lumière sur la piste humide.

Uncini et Capirossi ont, d'après le journal italien, obtenu des résultats satisfaisants et conclu que la sécurité ne serait pas compromise si une soirée de course devait être marquée par l'arrivée de la pluie. L'information a été transmise par l'IRTA (l'association des teams) à toutes les équipes engagées en MotoGP, mais le sujet sera également abordé en Commission de sécurité pour que les pilotes puissent s'exprimer sur la question.

En conséquence, Michelin intégrera des pneus pluie à son allocation qatarie, et ce dès les tests qui y sont au programme du 10 au 12 mars, puis lors du Grand Prix qui marquera l'ouverte de la saison, du 23 au 26 mars.

Il a par ailleurs été décidé qu'un test sur une piste de Losail artificiellement mouillée serait organisé en 2018, dans le cadre des essais hivernaux, et ce afin de recueillir tous les enseignements nécessaires. À moins, bien sûr, que l'édition 2017 ne soit elle-même frappée par la pluie, en quel cas les pilotes auraient les moyens nécessaires à leur disposition pour rouler… contrairement à ce qui s'était passé en 2009.

Une tempête fait rage sur le Losail International Circuit

L'épisode de 2009

On se souvient que le Qatar a inauguré en 2008 le concept d'épreuve nocturne en MotoGP. Or la deuxième édition de ce nouveau format d'épreuve avait été gâchée - "douchée", pourrait-on dire - par des conditions climatiques exceptionnelles. Situé en plein désert d'un pays pour lequel les prévisionnistes annoncent une moyenne de 12 jours de pluie par an, le circuit de Losail avait de très fortes chances d'être épargné lors de la visite du MotoGP... Et pourtant, la pluie s'était invitée dès que le paddock avait pris ses quartiers. Plus grave, elle avait surtout considérablement perturbé la soirée du dimanche.

Une averse survenue alors que la course 125cc venait de débuter avait en effet poussé à sa rapide interruption et au retard de la course 250cc. Malgré un programme ainsi chamboulé, les deux épreuves avaient bel et bien rendu leur verdict, avec la victoire d'Andrea Iannone dans la plus petite catégorie et, en quart de litre, celle d'Héctor Barberá et un double podium pour la France (le premier en 23 ans !) grâce à Jules Cluzel et Mike di Meglio.

La catégorie reine n'avait cependant pas pu embrayer, car la pluie avait refait son apparition, et cette fois de manière bien plus intense que la première fois. Alors que les télévisions du monde entier piaffaient d'impatience, elles se trouvaient contraintes de diffuser les images loufoques de pilotes en cuirs et le parapluie à la main, attendant dans la nuit qatarie que les vannes veuillent bien se refermer, après s'être vainement installés en grille une première fois.

Jorge Lorenzo, Fiat Yamaha Team, regarde la pluie

Le fait est que l'eau présente au sol était jugée rédhibitoire, ne faisant pas bon ménage avec la lumière projetée par les quelque 3600 ampoules éclairant le circuit. Sous l'égide des représentants des pilotes et des responsables de la sécurité, décision avait finalement été prise de reporter la course au lundi soir, avec un deuxième warm-up en préambule afin que chacun puisse reprendre ses marques avec la piste. L'Histoire retiendra que c'est Casey Stoner qui s'était imposé dans ce contexte, sur Ducati. Aujourd'hui, les dirigeants du championnat mettent donc tout en œuvre pour éviter qu'une telle situation se reproduise.

 

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Séries MotoGP
Auteur Léna Buffa
Type d'article Actualités