Pol Espargaró a le cou "totalement détruit" par les bosses

Pol Espargaró peine à se satisfaire de ses bonnes performances vendredi au GP des Amériques, tant les bosses ont compliqué le pilotage et fatigué son organisme. Le Catalan s'interroge sur le maintien de la course, en tout cas avec la distance initialement prévue.

Pol Espargaró a le cou "totalement détruit" par les bosses

Les pilotes Honda ont tous été performants vendredi sur le circuit d'Austin. Marc Márquez a réalisé le meilleur temps dans des conditions humides dans la matinée et sur piste sèche dans l'après-midi, séance où trois représentants de la marque occupaient les cinq premières places. Après avoir signé le sixième temps en EL1, Pol Espargaró a pris la quatrième place quelques heures plus tard au guidon de la deuxième machine officielle.

Même s'il est satisfait de sa prestation et de son travail au long de la journée, l'Espagnol dresse le même constat que l'immense majorité des pilotes : les bosses du tracé texan rendent les conditions à la limite du praticable et les organismes sont très sollicités. Espargaró a terminé la journée avec de fortes douleurs au niveau de la nuque et du dos.

"J'ai toujours été à l'aise dans des situations extrêmes, quand c'est très bosselé, très venteux ou très froid", a expliqué le pilote. "À part dans la chaleur, normalement je suis assez bon dans toutes les conditions. Je suis content parce que [vendredi], j'ai pu résoudre les problèmes : j'ai pu gérer les différentes situations au cours de la journée, faire de bons temps et aussi avoir des sensations. Mais sincèrement, mon cou est totalement détruit." 

"J'ai assez mal au cou, c'est comme s'il avait été engourdi par les nombreuses bosses. J'ai le dos complètement détruit, mes poignets sont exténués et j'ai mal sur le gauche, où j'ai une vieille blessure et toujours une plaque. Les chocs sont si importants et les bosses sont tellement présentes qu'on pourrait peut-être le gérer avec une moto de route, mais pas sur une MotoGP. Les machines du MotoGP sont très dures, très agressives, très puissantes, lourdes."

"Sincèrement, mon corps est détruit comme si j'avais fait trois jours d'essais et je n'ai disputé qu'une séance, parce que dans la matinée c'était humide et qu'on n'était pas fatigués. Mais après l'après-midi, je suis vraiment fatigué. Je suis satisfait parce que le résultat est bon mais de l'autre côté, si je dois boucler la distance de la course ici, ça sera dur, ça sera difficile, très, très difficile. Finir la course sera déjà bien."

Certains pilotes se sont dits favorables à l'idée de raccourcir la distance de la course. Pol Espargaró confirme que disputer la totalité des tours n'aura rien d'une sinécure : "Après quatre tours, on est très fatigué et on parle d'une course qui en fera 20. Ça sera très difficile."

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La piste n'est "pas au niveau" du MotoGP

Plusieurs pilotes ont confié qu'ils n'avaient jamais été confrontés à un circuit à l'état si problématique, Pecco Bagnaia jugeant la situation pire qu'à Silverstone en 2018, course annulée en raison des problèmes de drainage d'un asphalte posé cette année-là. Certaines portions du circuit d'Austin ont été refaites mais d'autres restent très abîmées et Pol Espargaró ne comprend pas que les instances dirigeantes aient accepté cette situation.

"Je pense que que nous sommes dans un championnat de MotoGP professionnel, et qu'il faut une qualité minimum sur une piste, concernant la sécurité ou les dégagements. C'est pour ça qu'on va à la Commission de sécurité tous les vendredis pour discuter, parce que beaucoup des choses qui se sont passées ici auraient pu être anticipées. Il faut dire que cette piste n'est pas au niveau du MotoGP, c'est certain. Tout d'abord, il y a des endroits où l'asphalte est très mauvais, mais pas à cause des bosses, juste parce que c'est craquelé partout. Et l'asphalte est très vieux, il semble mauvais et donne peu de grip."

"Et après il y a les bosses. Ce n'est pas une chose où peut débattre si c'est bien ou pas. Les bosses sont super dangereuses. Je ne sais pas si on en arrivera au point de discuter de maintenir la course ou pas en Commission de sécurité [organisée vendredi soir, après les propos d'Espargaró, ndlr]. Mais c'est sûr qu'il faut un niveau de qualité minimum sur les pistes du MotoGP. Et c'est sûr que le Texas, Austin, est loin d'être au niveau du MotoGP. C'est très clair."

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