La pole position de Jorge Martín résulte aussi de l'aide de Johann Zarco

Le travail d'équipe de Johann Zarco et Jorge Martín lors de la phase finale des qualifications du GP d'Autriche a donné lieu à un beau résultat d'ensemble des pilotes Pramac.

Qualifié sur la deuxième ligne de la grille de départ du Grand Prix d'Autriche grâce à son quatrième chrono en qualifications, Johann Zarco se satisfait grandement de la manière dont l'ensemble de son second week-end consécutif passé sur le Red Bull Ring se déroule. Partant pour la seconde fois consécutive de la pole position après avoir pourtant dû passer par l'écueil de la Q1, son équipier Jorge Martín a également pu profiter de l'aide du Français, qui se montre serein concernant la forme du Madrilène, dont il vit la montée en puissance comme une émulation plus que comme une menace.

"Le feeling est bon", savoure-t-il, pas inquiet par le fait de ne pas avoir pu faire progresser son meilleur temps des EL1 synonyme de record du tour provisoire lors des EL3 de la matinée. "Je n'ai pas pu améliorer car tout s'était tellement bien aligné en fin d'EL1   Mais même quand ça ne vient pas, je suis compétitif, comme aujourd'hui. Sur le dernier tour des qualifications, j'ai une nouvelle fois pris la quatrième position et ai aussi aidé Jorge à prendre la pole position, donc c'est bien. Je peux maintenir une bonne position."

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Heureux d'avoir pu contribuer au record du tour de Martín

Serein et accompagné d'un sentiment de protection grâce à sa référence de la veille, le #5 a pu travailler en vue de son rythme de course mais aussi de la compréhension de sa monture en vue des prochains Grands Prix au cours de cette journée de samedi. Installé sur la grille de départ juste derrière Martin, donc, ainsi que son rival pour le titre Fabio Quartararo et la Ducati factory de Pecco Bagnaia, Zarco affiche une certaine sérénité et retient surtout des qualifications le numéro de collaboration affiché en fin de séance avec son équipier, à qui il a donné la roue.

"On ne l'avait pas prévu avant [de sortir ensemble pour le dernier time-attack, ndlr]. Mais j'attendais : j'espérais avoir quelqu'un devant car ça aide toujours. Je ne voulais pas sortir avec le grand groupe avec Marc [Márquez] : il allait encore plus attendre que les autres et je ne voulais pas perturber ma séance de cette manière ! Mais avec Jorge, ce n'était pas un grand problème et c'était chouette de pouvoir enfin le faire dans ce sens. Je suis content qu'il ait battu le record du tour, car c'est toujours positif et ça veut dire que l'on peut avoir encore plus de données. Mais non, ce n'était initialement pas prévu."

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Avoir quelqu'un devant évite la sur-agressivité

Interrogé par Motorsport.com sur ce qu'apporte le fait d'emmener un pilote dans un tel moment du week-end et ce que cela peut apporter à celui disposant de la roue, Zarco décrit cet équilibre fin entre aide potentielle... et possible gêne ! 

"Déjà, c'est la gestion de la vitesse sur les freinages. Quand on arrive très vite, on a à peu près 200 mètres de ralentissement, et ces 200 mètres, quand il y a quelqu'un devant, on arrive à gérer pour plus ou moins se ralentir ou fondre sur le pilote, sans pour autant rater le virage. C'est là où l'on gagne du temps crucial. Ou alors, si on a fondu sur le pilote devant, au moment où l'on doit réaccélérer, on essaie juste de suivre. Alors que lorsqu'on est tout seul sans référence, on réaccélère des fois un peu trop fort et on se met à glisser. Le fait d'avoir quelqu'un devant permet de gérer cette extra-agressivité et donc tu te dis que le mec de devant qui déjà roule vite, si tu gagnes des mètres sur lui, c'est que tu roules un peu plus vite… Et ça, ça y joue beaucoup ! Surtout, avec des motos puissantes."

L'aisance que peut apporter le fait de prendre repère sur un pilote bien lancé devant soi n'a donc que peu à voir avec la vitesse de pointe et l'aspiration et concerne plus l'abord et la sortie des courbes, fait remarquer le Français, didactique. "Ce n'est pas une question d'aspiration. S'il est trop à l'aspiration, je le gêne presque. Tu ne peux pas faire de grandes différences, tandis que quand tu l'as en point de mire, ça permet vraiment de gérer ces moments, ces mètres qui sont vraiment importants. Je pense que ça l'a aidé sur le dernier partiel et surtout sur le troisième partiel, où il a été très fort."

Avec Margaux Levanto

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