Quartararo critique l'attitude dangereuse des pilotes au ralenti

Fabio Quartararo en appelle à des sanctions pour les pilotes qui ralentissent dans le time attack et se trouvent dans des positions gênantes, voire dangereuses.

Quartararo critique l'attitude dangereuse des pilotes au ralenti

Fabio Quartararo s'est agacé vendredi face au trafic qu'il a rencontré dans les dernières minutes des Essais Libres 2 du Grand Prix d'Italie, disputé au Mugello. Sur la très rapide piste italienne, où les vitesses de pointe sont parmi les plus élevées de la saison mais couvrent un spectre de 18 km/h entre les deux extrémités du plateau, on a pu voir certains pilotes au ralenti en fin de séance, en quête d'une roue qui saurait leur faire profiter de l'aspiration. Gêné dans un tour rapide, Quartararo a critiqué cette attitude et jugé qu'elle mériterait les mêmes sanctions que dans les petites catégories.

"J'ai fait un tour, mais franchement je ne sais pas comment car il y avait beaucoup de pilotes dans les secteurs 1, 3 et 4. J'ai dépassé des gens, qui ont tardé à se mettre sur la droite", a expliqué le pilote Yamaha. "C'est une piste rapide, on va tellement vite... Ce ne sont que les EL2, on ne peut pas voir des gens attendre comme ça en EL2. Pour moi, c'est inutile de faire ça à ce moment-là."

"Si on fait ça en qualifs, je peux comprendre, mais pas là", a-t-il poursuivi. "Chaque fois que je fais un tour, je ne dérange personne. Pour moi, ça peut arriver en qualifs, mais on ne se met pas au milieu [de la piste] dans les derniers tours des EL2. C'est dans les derniers tours qu'on est vraiment à la limite et c'est là qu'on trouve tout le monde en plein milieu. Je pense que ce n'est pas juste et que c'est dangereux."

 

"J'espère que ça va changer bientôt", a ajouté Quartararo, prenant en exemple les nombreuses pénalités que reçoivent les pilotes des deux catégories inférieures. "Pour moi, ce qu'ils font en Moto3 et Moto2 en [faisant partir les pilotes] de la pitlane parce qu'ils se sont arrêtés [sur la trajectoire], pourquoi [ne le ferait-on] pas en MotoGP ? On est tous pareils, on court en Championnat du monde. Certes, c'est une catégorie différente mais on roule plus vite qu'eux, c'est plus dangereux. Donc pour moi, ça devrait être comme en Moto2 et Moto3."

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"Un gros potentiel" pour ce Grand Prix

Malgré cette fin de séance mouvementée, Fabio Quartararo a réussi à boucler deux tours en 1'46"3 dans son time attack et à décrocher la quatrième place du jour. Il met son huitième temps de la matinée sur le compte d'un mauvais pneu et retient surtout les performances prometteuses qu'il a pu réaliser au cours de la journée.

"Honnêtement, ce matin, j'avais de mauvaises sensations avec le pneu arrière. Je pense que j'ai dû avoir un pneu étrange parce que cet après-midi, avec la même gomme, j'ai fait de très bons tours, très réguliers", a-t-il expliqué. "Mon deuxième run était vraiment bon, j'ai roulé en petits 1'47 pendant cinq tours. Donc, je me sens bien. Álex Rins va très vite aussi, mais mon rythme semble très bon, je suis très à l'aise."

"Il nous reste encore un petit peu de choses à améliorer, plus en termes d'électronique et de pilotage, plutôt que sur les réglages de la moto. Mais je me sens bien et je pense qu'on a un gros potentiel sur ce circuit", a ajouté le Français, doté d'un nouveau holeshot device développé par Yamaha.

Quant à son avant-bras droit, opéré d'un syndrome des loges avant le Grand Prix de France, il supporte bien les sollicitations de la piste italienne, pourtant exigeante physiquement. "Il répond bien. J'ai un petit peu de douleurs, mais je pense que j'ai fait des EL2 un peu agressifs. Tout va bien pour l'instant. Le plus important c'est dimanche, donc pour l'instant je me sens bien."

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