MotoGP GP d'Autriche

Quartararo pense qu'il ne méritait pas d'être pénalisé

Impliqué dans un accrochage au départ pour lequel aucune sanction n'a été décidée, Fabio Quartararo a par la suite été pénalisé pour un autre incident, ce qu'il estime ne pas avoir mérité. Malchanceux dans cette course sprint en Autriche, le pilote Yamaha veut pourtant retenir les éléments encourageants.

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

C'est ce qu'on appelle une course mouvementée... Fabio Quartararo avait obtenu ce matin sa troisième meilleure qualification de la saison en décrochant la neuvième place sur la grille. Las, cela allait faire de lui la victime de deux incidents dans le peloton au moment où la course s'est élancée.

Gêné devant lui par Maverick Viñales qui, en manquant complètement son départ, a fait du sur-place et vu s'évaporer son excellente qualif en première ligne, le Français a aussi été heurté de plein fouet par Jorge Martín, arrivé par derrière en tirant tout droit dans le premier virage. Résultat, le pilote Yamaha a dû passer en dehors de la piste et en un battement de cils il n'était plus que 20e.

S'il a peu à peu réussi à récupérer des positions, il a connu un autre incident au sixième tour, avec un contact contre Lorenzo Savadori dont il a été jugé coupable. Cela lui a valu une pénalité long-lap qui lui a fait perdre plus de quatre secondes supplémentaires.

 

Finalement 15e sous le drapeau à damier, Fabio Quartararo a surtout refusé de polémiquer malgré les incidents dans lesquels il a été impliqué, préférant retenir le rythme qui a été le sien, plutôt en progrès ce week-end.

"Il s'est passé un peu de tout", a-t-il résumé au micro de Canal+. "Au départ, [il y a eu] un premier contact, où j'ai perdu énormément de temps. Ensuite, j'étais derrière Bastianini, qui est un enfer à passer. Je n'ai pas pu avoir le rythme que je devais avoir. Et ensuite, voilà, j'ai eu un petit contact avec Savadori, un long-lap et à la fin j'ai préféré ne pas prendre autant de risques. Mais bon, le rythme était assez bon, donc ce sont des circonstances où c'est assez compliqué."

En rencontrant les journalistes quelques minutes plus tard, le Français n'était pas convaincu par la sanction qu'il a reçue : "Avant de regarder les images, je pensais mériter le long-lap, mais maintenant que je les ai regardées, je pense que je ne le mérite pas. Ceci étant dit, ça n'est pas mon boulot, mon boulot est de piloter à 100%. Quand on a autant de mal à dépasser... Je cherchais une manière de passer et c'était la seule façon de faire. Bien sûr, c'était à la limite, mais j'étais à la limite du premier au dernier tour."

Pas de polémique avec Martín

Ce qui retient l'attention, c'est aussi l'incident du départ, pour lequel à ce stade, aucune sanction n'a été annoncée. Pour lui, les deux incidents n'ont "rien à voir". Et d'ajouter : "Mais je ne veux pas entrer dans des débats sur 'c'est lui qui a la faute, ou c'est moi'. Sincèrement, je pense qu'il y a trois personnes qui doivent s'occuper de ça et j'espère qu'ils pourront regarder les images."

"J'ai freiné très tard et j'ai senti que − je ne sais pas qui j'avais devant moi − je l'ai rattrapé énormément, et ensuite j'ai vu quelqu'un arriver vraiment à une vitesse beaucoup plus haute que la normale. Et je crois que s'il n'y a pas de pilotes pour s'appuyer, je pense qu'il ne tourne pas", a-t-il expliqué à Canal+.

"Moi, j'ai fait mon maximum, j'ai freiné le plus tard possible et après je pense que, sincèrement, je n'ai rien à me reprocher. J'étais pris en sandwich des deux côtés, donc c'est sûr que, pour moi, il a exagéré un petit peu mais, comme je l'ai dit, je ne veux pas entrer dans ce genre de débats."

 

Doté d'un nouveau package aérodynamique depuis Silverstone, Fabio Quartararo s'est senti plus performant qu'il ne l'a été lors des récents Grands Prix, malgré l'impossibilité de dépasser Enea Bastianini, qu'il a suivi trois tours avant d'effectuer son long-lap.

"En roulant derrière Bastianini et tous les autres pilotes, en termes de rythme pur, j'étais beaucoup plus rapide", a-t-il voulu retenir. "Mais on a vu que dès que j'ai pu passer Lecuona, je roulais une seconde plus vite, et c'est là que j'ai vraiment pu tester et voir le potentiel de la moto. Là, on a vu que clairement on était plus rapides, mais on a cette difficulté à dépasser. Donc je pense que le package aéro est un petit peu mieux, mais c'est la seule chose que je peux dire aujourd'hui."

Aussi mouvementée ait-elle été, cette course lui a tout de même permis d'engranger de précieuses informations. "C'est toujours bien", a-t-il souligné. "On a vu clairement ce que je dis depuis le début de l'année, on sait que c'est notre point difficile. Même si en termes de rythme, on est entre les cinq ou sept premiers, je pense, si on est derrière on ne peut rien faire : on n'arrive pas à préparer un dépassement, on n'arrive pas à faire vraiment ce qu'on veut."

"Je pense que c'est important pour Yamaha d'écouter ce que je dis et de voir exactement ce qui s'est passé. La situation dans laquelle on est est assez compliquée, mais je veux profiter, me donner à 100%, et c'est exactement ce qu'on est en train de faire."

"Je ne peux rien y faire. J'ai donné mon maximum, j'ai fait ce que j'ai pu. Je pense qu'on a fait un très bon début de week-end, donc je n'ai rien à me reprocher et c'est intéressant de voir qu'on a la vitesse", a-t-il conclu.

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