MotoGP
18 oct.
-
20 oct.
Événement terminé
25 oct.
-
27 oct.
Événement terminé
01 nov.
-
03 nov.
Événement terminé
15 nov.
-
17 nov.
Événement terminé

La relation Rossi-Morbidelli, moteur des progrès de Yamaha pour 2019

partages
commentaires
La relation Rossi-Morbidelli, moteur des progrès de Yamaha pour 2019
Par :
14 févr. 2019 à 17:30

En difficulté ces deux dernières années, le constructeur japonais serre les rangs à l'approche de la saison 2019 pour essayer d'assurer son retour aux avant-postes. L'arrivée d'un des protégés de Rossi dans son équipe satellite pourrait contribuer à sa progression.

Cela fait partie des points d'interrogation de la saison 2019 : Yamaha va-t-il être en mesure de confirmer son retour au premier plan, après deux années marquées par une irrégularité des résultats et des problèmes techniques qui ont longtemps paru insolubles ?

Cela en prend pour le moment bien le chemin, si l'on se fie aux résultats des derniers essais à Sepang, où Maverick Viñales notamment a impressionné avec le deuxième meilleur rythme de course, derrière Álex Rins.

Lire aussi :

Un chemin encore long pour Yamaha

Mais rien n'est encore gagné pour le constructeur japonais, les résultats obtenus en Malaisie étant à prendre avec des pincettes compte tenu des spécificités du tracé utilisé, et du fait que la marque aux trois diapasons avait déjà su tirer son épingle du jeu lors du Grand Prix en novembre dernier, et disposait donc d'une première base solide pour sa M1.

Si l'on ajoute à cela le fait que le clan Honda s'est présenté à Sepang largement diminué, Marc Márquez et Cal Crutchlow revenant tout juste de blessure, alors il devient évident que la hiérarchie observée la semaine dernière n'est en rien gravée dans le marbre.

Dans ces conditions, Yamaha doit donc poursuivre son travail pour tenter de recoller au bon wagon. Quitte à passer pour un rabat-joie, Valentino Rossi a concédé au terme des essais que le chemin était encore long pour se mesurer à la régulière aux Honda et aux Ducati.

Lire aussi :

L'équipe satellite au soutien

Mais en 2019, la marque aux trois diapasons va pouvoir compter sur sa nouvelle équipe satellite, le Petronas Yamaha SRT, pour accélérer son développement. C'est en tout cas ce qu'espère Lin Jarvis, le directeur exécutif de Yamaha Racing, qui compte sur des effets de synergie entre les deux structures et sur les progrès des pilotes. "Frankie [Franco Morbidelli] va progresser tout au long de la saison. Je pense qu'il va être rapide également", a-t-il déclaré. "Le fait qu'il s'agisse d'une équipe complètement nouvelle, et le fait que Frankie et Valentino [Rossi] soient très proches, je pense que cela va être d'une grande aide."

"Je pense aussi que Fabio [Quartararo] devrait bien s'en tirer, mais qu'il va devoir apprendre la catégorie pendant quelque temps. Quoi qu'il en soit, nous avons une relation très solide avec cette nouvelle équipe. Nous y avons Ramón Forcada, ainsi que Wilco Zeelenberg, donc je pense que nous allons avoir de bons échanges d'informations."

En particulier, la relation très proche qui unit Morbidelli à Rossi, pourrait bien favoriser les partages d'informations entre l'équipe satellite et l'officielle. Protégé du Docteur et brillant jusqu'ici lors des essais de pré-saison, l'Italo-Brésilien a pu en effet compter sur les recommandations de son illustre aîné pour faciliter son adaptation depuis son arrivée en MotoGP l'an dernier.

"Je le connais depuis très longtemps, et durant cette période il m'a donné beaucoup de conseils", explique-t-il. "En particulier ces derniers temps, il m'en a donné beaucoup sur le MotoGP."

Lire aussi :

Après une première saison délicate passée dans un contexte difficile au sein de l'équipe Marc VDS, Morbidelli s'est montré bien plus à son avantage depuis qu'il évolue sur une Yamaha. D'ailleurs, pour Rossi, cela ne fait aucun doute : son poulain va encore progresser cette saison, bien entouré avec les transfuges de certains personnels techniques en provenance de l'équipe officielle.

"Je m'attends à ce que Franco Morbidelli soit plus fort cette année", affirme le numéro 46. "Il a déjà une saison d'expérience en MotoGP et il aura un très bon package avec une Yamaha factory et Ramón Forcada en tant que chef mécanicien alors il sera très dur à battre."

Une Academy fleurissante 

Morbidelli impressionne donc, mais que dire de son successeur au rang de Champion du monde Moto2, Francesco Bagnaia ? L'Italien s'est fendu ni plus ni moins du deuxième temps à Sepang, au nez et à la barbe de son coéquipier Jack Miller, troisième et qui évolue pourtant sur une Desmosedici d'usine.

Issu de la VR46 Riders Academy, le pilote Pramac qui fait ses débuts cette année dans la catégorie reine a donc lui aussi fait forte impression. "Si vous gardez en tête le fait qu'il a toujours été rapide lors du test et qu'il a fait un temps en 1'58"3, compte tenu de sa faible expérience, c'est vraiment impressionnant", reprend Rossi. "Je pense que nous devons garder un œil sur lui. Je pense que ce sera difficile, car avec Franco nous sommes très similaires au niveau de la performance."

Lire aussi :

Suite à son lancement en 2013, la filière de jeunes pilotes chaperonnée par Rossi commence donc à se montrer prolifique en talents, à telle enseigne que ses "produits" pourraient bien constituer une menace pour le pilote Yamaha lui-même !

"Vous savez, nous avons commencé avec le projet de l'Academy, avec Pecco, avec Franco, et nous ne nous attendions pas à ce problème", explique Rossi. "Nous ne nous attendions pas à ce que nos pilotes se battent avec moi. Donc d'un côté nous sommes très inquiets, et d'un autre nous sommes très contents car l'Academy fonctionne bien. Mais c'est comme ça. Nous aidons les pilotes qui un jour peuvent me battre. On ne peut pas revenir en arrière, c'est comme ça."

Le septuple Champion du monde pourra néanmoins compter bien sûr sur sa plus forte expérience, et sur le fait qu'il disposera des dernières améliorations sur sa machine, là où ses deux pilotes auront à minima un temps de retard pour l'obtention de nouvelles pièces, en provenance de Yamaha donc pour Morbidelli, et de Ducati en ce qui concerne Bagnaia.

Article suivant
Suzuki se dote d’une branche compétition indépendante

Article précédent

Suzuki se dote d’une branche compétition indépendante

Article suivant

Certain d’être au test du Qatar, Lorenzo poursuit sa rééducation

Certain d’être au test du Qatar, Lorenzo poursuit sa rééducation
Charger les commentaires