Rins : "L'année où je me suis cassé le plus de choses"

Avant le Grand Prix d'Aragón, quatorzième manche du Championnat du monde MotoGP, le pilote Suzuki Álex Rins est revenu sur ses débuts en catégorie reine, marqués par deux blessures importantes.

La relation de Rins avec le MotoGP a bien mal démarré, puisque le pilote espagnol s'est brisé deux vertèbres lors des essais d'après-saison, organisés après le Grand Prix de Valence, en fin d'année dernière.

Dans une interview donnée au site officiel de la discipline, le pilote de 21 ans a admis que cette première grosse frayeur au guidon d'une MotoGP l'avait un peu refroidi. Heureusement pour lui, le reste de la pré-saison s'est mieux passé, et il pouvait alors aborder le Grand Prix du Qatar plus en confiance.

"Ça a été une année très difficile. Je pense que c'est l'année où je me suis cassé le plus de choses dans mon corps. En pré-saison, je me suis cassé le dos, à Valence, lorsque je testais pour la première fois une MotoGP, donc j'avais un peu peur. Plus tard, lors des essais de pré-saison, ça allait vraiment bien."

La saison débutait positivement pour Álex Rins, qui a terminé le premier Grand Prix au neuvième rang, alors que son équipier Andrea Iannone était contraint à l'abandon. Malheureusement, les blessures allaient s'accumuler, avec une fracture du pied à l'entraînement avant la deuxième manche, en Argentine, suivie d'une fracture du bras lors des essais à Austin.

"Cette année est assez étrange car au Qatar, j'ai très bien commencé, terminant neuvième. Plus tard, lors de la troisième course, je me suis cassé le bras, et j'ai loupé beaucoup de courses. C'était très difficile de comprendre que j'étais à la maison sans rien faire alors que je me sentais bien à propos de ma main", indique Rins.

Lors de sa convalescence, l'Espagnol a dû alors voir d'autres pilotes se succéder sur sa machine, à commencer par Takuya Tsuda à Jerez, puis Sylvain Guintoli lors des trois manches suivantes. Rins a alors fait son retour en essais d'après-course en Catalogne.

Une longue période de convalescence qu'il ne regrette pas, estimant que la bonne décision était prise, même s'il était forcément difficile d'être présent au Mans, dans un box ou pour une fois l'ensemble de son équipe n'était pas réunie autour de lui, mais autour d'un autre pilote.

"Je pense que l'on a fait du bon travail sur ma main, à attendre. Je me rappelle qu'en France j'étais là pour regarder, et c'était vraiment difficile. D'être la dans le box, assis sur une chaise, voir un autre pilote être sur ma moto."

Dix-neuvième du Championnat du monde, à égalité de points avec Tito Rabat, le pilote Suzuki améliore petit à petit ses résultats, avec trois arrivées dans les points lors des quatre dernières manches, dont une huitième place à Misano. Rins a toutefois conscience qu'il doit continuer de progresser dans tous les domaines avant la saison 2018.

"Je dois un peu m'améliorer partout, un peu dans le style de pilotage, un peu dans les zones de freinage, d'accélération, j'essaie d'adapter mon corps, mon style de pilotage, à cette moto. C'est assez différent d'une Moto2. On a une grande discussion avec l'équipe car ils disent que je pilote comme une girafe, avec la tête haute !"

"La bonne chose est que maintenant je me sens fort, on a fait de très bonnes courses, donc on verra comment je finirai l'année. Mon but est d'essayer d'arriver préparé pour l'année prochaine."

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