Les performances de Mir, "une motivation" pour Rins

Álex Rins assure que le fait de voir son coéquipier Joan Mir prendre l'ascendant au sein de l'équipe Suzuki le motive à réagir.

Les performances de Mir, "une motivation" pour Rins

Solide leader de l'équipe Suzuki la saison passée, grâce notamment à ses deux premières victoires MotoGP, Álex Rins connaît un championnat 2020 plus complexe. Blessé dès le coup d'envoi de la saison, il a connu son lot de malchance et n'a pas encore réussi à monter sur le podium. À l'inverse, son coéquipier prend de l'envergure et, après une saison 2019 dédiée à sa découverte de la catégorie et marquée par une longue absence pour blessure, il s'affirme à présent comme l'un des hommes forts du championnat.

Auteur de trois podiums lors des quatre dernières courses, Joan Mir est celui qui y a obtenu les meilleurs résultats cumulés au point d'être vu comme un nouveau prétendant au titre, particulièrement craint par certains de ses adversaires alors que le MotoGP en est à mi-saison. Il faut dire qu'il ne compte que quatre points de retard sur le leader et occupe une quatrième place qui peut rapidement le propulser au sommet, alors que son coéquipier est pour l'heure 12e, 36 points plus bas.

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Si l'on pourrait penser que cette situation affecte Álex Rins mentalement, lui affirme au contraire que cela le pousse à faire toujours mieux. "Ça me motive", assurait-il à son arrivée à Barcelone. "Franchement, ça me motive que l'on parle autant de lui parce qu'il obtient de si bons résultats. Ça fait plusieurs courses qu'il fait de très bons résultats, il rapporte de très bons podiums à Suzuki, et la vérité c'est que cela me motive pour continuer à aller de l'avant."

"Il est clair que Joan a beaucoup progressé et il est maintenant capable de fournir des informations à Suzuki pour améliorer la moto. L'année dernière, ça manquait mais cette année c'est beaucoup mieux. Le fait qu'il fasse du bon travail est clairement une motivation pour moi. Le premier pilote que l'on veut battre, c'est son coéquipier, alors c'est bien."

Depuis le début du championnat, le #42 n'a eu l'avantage sur son coéquipier qu'à Brno, et la situation a semblé plus critique encore avec la récente bonne série de Mir. Déjà devancé par son voisin de stand lors du premier week-end à Misano, Rins était en proie à de mauvaises sensations lors du deuxième Grand Prix et il est resté dans l'ombre d'un Mir qui aura été éclatant lors de ces deux courses. "C'est vrai que, personnellement, il m'a manqué un petit quelque chose, un peu d'attaque en fin de course, mais le fait qu'il soit en tête me motive beaucoup", insistait Rins, qui était plutôt soulagé d'enchaîner immédiatement avec sa course à domicile.

"Le fait que [le Grand Prix de Catalogne] soit une semaine après Misano 2 m'aide à passer à autre chose après le Grand Prix précédent. C'est un nouveau week-end et on va tout donner", promettait-il avant de se lancer en piste à Barcelone. "Nous avons analysé ce qui s'est passé, bien que nous connaissions le problème. Je pense que cela se résume à un manque de confiance dans la moto, beaucoup de stress après avoir réussi une bonne première course à Misano et ne pas avoir pu bien faire à la seconde."

Certain d'avoir la capacité de gagner, Álex Rins affirmait vouloir se battre pour y arriver dès les premiers essais libres de ce week-end espagnol. S'il figurait dans le top 10 vendredi, il a pourtant été devancé par son coéquipier, à nouveau solidement accroché au premier groupe dès cette première journée. Tous deux ont rétrogradé samedi matin au point que Rins a dû en passer par la Q1, où il n'a manqué que de peu l'accession à la phase finale des qualifications.

"Le rythme est là, nous avons fait de bons EL4", affirmait Rins samedi soir. "J'ai peiné à faire un tour rapide en qualifications. C'est dommage que Nakagami m'ait passé au dernier moment pour passer en Q2. Bref, je partirai 13e, c'est déjà bien mieux qu'à Misano 2 ! [...] Je pense que nous sommes en bien meilleure forme qu'à Misano 2. Là-bas, je n'ai pas pu faire mieux que 18e, je me suis battu pour la Q2 mais pour rien."

S'il ne se plaint pas et serre les dents depuis deux mois, le pilote espagnol souffre encore des conséquences de sa lourde blessure à l'épaule. "J'ai essayé de faire de mon mieux", soulignait-il. "Je ne suis pas dans une situation parfaite en termes de condition physique, c'est comme ça. Il faut que je me batte malgré ça, que je coure avec ça et je dois finir le plus haut possible. C'est comme ça. Pour la course, je ferai mon maximum, comme je l'ai fait à Misano."

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Lui-même déçu de sa performance sur le tour lancé, qui reste à ses yeux le point faible de la Suzuki, Joan Mir veut penser que la méforme de son coéquipier ne trouve son origine que dans un manque passage de sensations.

"Franchement, en qualifications, la moto n'est pas la meilleure que nous ayons jamais eue. Nous avons un peu plus de difficultés", rappelait Mir après s'être qualifié huitième. "C'est vrai qu'Álex n'a pas de difficultés qu'en qualifs, mais aussi en course. Je ne suis pas surpris de le voir se battre pour entrer en Q2, car d'habitude, c'est là qu'il est, mais habituellement il parvient à y passer. Cette fois, ça n'a pas été le cas, mais il était proche. Je ne pense pas qu'il ait de problème, il est rapide, il a juste besoin d'un peu plus de sensations."

Avec Germán Garcia Casanova et Benjamin Vinel

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