Rins : "Si ça n’est pas pour cette année, ce sera pour la prochaine"

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Rins : "Si ça n’est pas pour cette année, ce sera pour la prochaine"
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24 juin 2019 à 14:00

Serein, le pilote espagnol ne s’inquiète pas de son retard au classement général et juge la situation encore très ouverte, regardant plutôt la seconde partie de la saison arriver, où il se sait performant. Pour autant, il se place en outsider, convaincu que Suzuki aura d'autres opportunités à l'avenir.

Si le championnat semble désormais bien mené par Marc Márquez, qui va pouvoir gérer son avance de 37 et 39 points sur Andrea Dovizioso et Álex Rins, ce dernier continue de penser que la saison est ouverte grâce à des courses serrées et des machines dont les points forts et points faibles s’équilibrent d’une piste à l’autre. Toujours très confiant et détendu, l’Espagnol attend les prochains Grands Prix avec impatience et ne pense pas plus que cela au classement final.

"Il reste beaucoup de courses et nous sommes à moins de 40 points. Je peux faire des erreurs, les autres aussi. Nous avons le potentiel", déclare-t-il. "Il faut améliorer des choses qui se voient de l’extérieur, comme par exemple la vitesse en ligne droite, mais si on regarde en arrière, par rapport à 2015 au moment où ils sont revenus, Suzuki a effectué un changement radical au niveau du développement, des gens, du travail, donc si ça n’est finalement pas pour cette année, ce sera pour l’année prochaine."

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Les choses sont claires pour le pilote de 23 ans, qui sent que le constructeur japonais n’a pas encore exprimé la totalité du potentiel de sa GSX-RR. Pour autant, les progrès sont bien là, et la différence de performance avec les top machines du plateau que sont la Honda et la Ducati a été en grande partie gommée sur les pistes qui posaient problème jusque-là. "Il y a beaucoup d’égalité entre les motos sur les pistes. Nous l’avons vu au Mugello, où nous manquions de vitesse mais où nous avons pu compter sur d’autres choses. Tout est très ouvert", rappelle-t-il. "Je crois que nous sommes arrivés à un point où le niveau est très élevé. Beaucoup de pilotes sont devant, dont beaucoup de rookies."

Le top 6 de son coéquipier, Joan Mir, et le récent podium de Fabio Quartararo illustrent parfaitement cela, mais à la fin c’est bien Márquez qui a le dernier mot, avec une régularité de métronome. Seule son erreur à Austin vient assombrir quelque peu un tableau parfait, entièrement rempli de victoires et de secondes places, et qui lui permet d’avoir une avance agréable pour gérer le championnat. Rins reste pourtant serein, conforté par sa seconde partie de saison 2018, où il était remonté extrêmement vite au classement général avec, à son tour, une grande régularité. "Il y a des circuits qui arrivent − Assen, le Sachsenring − sur lesquels nous allons bien nous amuser", prévient-il.

Rendez-vous est donc pris dès le week-end prochain sur le circuit néerlandais, où l’Espagnol avait décroché un podium l’an dernier. Il s’attend d’ailleurs à ce que la course soit aussi disputée : "Je pense qu’il y a beaucoup de tracés où la Suzuki peut bien fonctionner et Assen en fait partie. C’est un circuit très rapide, avec beaucoup de virages entrelacés et rapides, et nous nous en sortons bien [sur ce genre de piste]. Il y aura un énorme groupe, comme l’an dernier. Tout sera très serré."

 

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Séries MotoGP
Pilotes Álex Rins
Équipes Team Suzuki MotoGP
Auteur Charlotte Guerdoux
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