Rins touché par la "confiance" de Yamaha malgré sa blessure

Álex Rins s'est engagé avec Yamaha pour la saison 2024 alors qu'il était à l'hôpital à Madrid "avec la jambe en l'air". La jambe de l'Espagnol va de mieux en mieux mais il n'est pas encore apte à piloter sa moto.

Alex Rins, Team LCR Honda

Cela fait maintenant plus de deux mois qu'Álex Rins est sur la touche, après une chute en course sprint au Mugello qui l'a laissé avec une fracture du tibia et de la fibula de la jambe droite. Après une première opération pratiquée en Italie, il a dû attendre une dizaine de jours pour une seconde intervention en Espagne en raison d'une importante inflammation.

Une longue rééducation a débuté et même si la date de son retour à la compétition n'a pas encore été fixée, l'Espagnol va de mieux en mieux. "Ma jambe va bien", a rassuré Rins, interrogé par l'édition espagnole de Motorsport.com. "J'ai encore un peu mal au pied, le système nerveux reste un peu faible au niveau de la plante. Mais j'avance, je vais à la piscine et j'ai déjà fait quelques pas sans béquille. Je progresse."

Rins a ainsi prévu une visite au Red Bull Ring ce week-end, même s'il ne sera pas encore apte à remonter sur sa moto : "J'ai l'intention de me rendre en Autriche jeudi pour être avec l'équipe et voir les gens dans le paddock. Ensuite, je continuerai ma convalescence."

Durant cette convalescence, Álex Rins a choisi de quitter la Honda de l'équipe LCR pour la Yamaha officielle la saison prochaine, mais il assure que ce n'est pas cette décision qui retarde sa reprise de la compétition, la priorité allant à sa convalescence : "C'est la chose la plus importante, qu'on change d'équipe ou qu'on reste dans la même."

"Ce n'était pas qu'une blessure, c'est peut-être la plus difficile que j'ai connue dans le championnat et je dois bien guérir et récupérer, parce que je pourrais avoir des problèmes de mobilité à vie. Le changement d'équipe n'a rien à voir là-dedans, il est important pour moi de bien récupérer. Une chute alors que [les os] sont encore en train de se consolider et avec une vis ou une plaque qui bouge, [...] cela pourrait faire des ravages."

Avec une si grosse blessure, c'est spectaculaire qu'ils m'aient exprimé ce soutien et ait décidé de signer.

Álex Rins

C'est au cœur de cette période difficile que Rins s'est engagé avec Yamaha, après seulement six week-ends de compétition avec LCR marqués par un succès à Austin. Déçu de ne pas recevoir toutes les évolutions de la part de Honda, il a sauté sur l'occasion de retrouver une équipe officielle après six ans chez Suzuki... au sens figuré puisqu'il était très limité physiquement quand il a signé son contrat.

"J'ai pris la décision à l'hôpital à Madrid, avec la jambe en l'air. En fait c'était très difficile, il y avait beaucoup de doutes. Vous savez, je ne suis pas du genre à faire un changement drastique sans y réfléchir longuement, mais c'était une opportunité que je ne pouvais pas laisser filer : c'est une équipe d'usine, un traitement officiel et c'est une très bonne opportunité."

Rins a été touché que Yamaha décide de le recruter au cœur de cette période difficile pour lui : "C'est sûr que cela montre une grande confiance, ça ajoute beaucoup. Avec une si grosse blessure, c'est spectaculaire qu'ils m'aient exprimé ce soutien et ait décidé de signer. Peut-être qu'une autre équipe se serait tournée vers un second choix pendant une blessure."

Une bonne relation avec Quartararo

Alex Rins, Team LCR Honda, Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Álex Rins et Fabio Quartararo

Chez Yamaha, Álex Rins se prépare à travailler avec Fabio Quartararo, seul pilote capable de briller avec la M1 ces dernières saisons, même si le Français a sombré à son tour dans la hiérarchie cette année. Quartararo semble peu s'appuyer sur le travail effectué par Franco Morbidelli mais compte sur l'expérience apportée par Rins, qui s'attend à une coopération fructueuse.

"Je n'ai pas encore discuté avec Fabio mais nous avons été en contact, il vit à une rue de chez moi [en Andorre] et nous nous entendons bien. La relation avec moi pourrait être différente de celle avec Morbidelli, le simple fait que nous parlions tous les deux Espagnol change tout."

Rins pourrait lui aussi bénéficier d'une relation plus étroite qu'avec Joan Mir chez Suzuki : "Avec Joan, nous sommes des pilotes différents, avec des façons de penser différentes, je suis certain que c'est aussi le cas avec Fabio [...]. Mais avec Mir, nous étions d'accord sur de nombreuses choses."

"Je suis impatient de travailler avec Fabio, c'est un pilote très rapide. Je ne sais pas encore comment il travaille ou comment il essaie des choses, mais il fait fonctionner la Yamaha, et alors que les choses ne se passent pas bien en ce moment, il arrive à sortir la tête de l'eau de temps en temps. Je suis impatient de travailler avec lui."

Rins ignore également quelle sera la composition de son équipe technique : "En principe, je vais hériter de l'équipe qui travaille actuellement avec Franco. Je ne connais personne et je ne sais pas comment ils travaillent. Je n'ai parlé qu'avec Lin [Jarvis, directeur général de Yamaha Motor Racing] et Maio [Meregalli, patron de l'équipe officielle]. Je voulais leur demander mais je ne l'ai pas fait parce que j'ai encore de nombreuses courses avec Honda, et le projet avec Honda."

Propos recueillis par Germán Garcia Casanova

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